La capture d’Aribert Heim, celui que l'on surnommait "Doctor Tod" (Docteur la Mort), responsable de l'assassinat de milliers de juifs et de résistants espagnols au camp de concentration de Mauthausen et au camp de Sachsenhausen, restait un enjeu majeur. Dernièrement, la chaîne de télévision allemande ZDF a enquêté conjointement avec le New York Times. Elle explique le 4 février 2009 sur son site Internet qu’elle a découvert que Heim avait passé près de 30 ans au Caire et que, converti à l’Islam dans les années 1980, il portait le nom de Tarek Farid Hussein. Heim serait mort en 1992. Interviewé par RCF, Radio Chrétienne de France le 5 février 2009, Marc Knobel, chercheur au CRIF déclare : « Nous ne sommes pas encore en mesure de confirmer cette information. S’il s’avérait qu’Aribert Heim soit réellement mort en 1992, nous pourrons déplorer qu’il n’ait malheureusement pas été retrouvé de son vivant, extradé ou jugé. Il ne s’agit pas de vengeance, mais de justice. Lorsqu’un nazi ou un collaborateur est extradé puis jugé, ce sont des pans entiers des crimes contre l’humanité qui ont été commis sous le nazisme que nous retraçons. En ces temps de résurgence de l’antisémitisme, d’oubli, de relativisation des crimes perpétrés par les nazis ou, pis encore de négation de la Shoah, il est primordial de d’écrire et de parler de la Shoah. » Aribert Heim avait disparu depuis 1962. La police allemande s'apprêtait alors à arrêter ce paisible père de famille, gynécologue à Baden-Baden. Il avait pu quitter à la hâte son domicile après avoir reçu un coup de fil d'un ami haut placé. Heim aurait été depuis aperçu en Egypte, travaillant pour la police de Nasser. En Uruguay, dans un sanctuaire d'anciens SS exfiltrés. En 1985, la police de Stuttgart croit savoir qu'il se serait réfugié en Amazonie. La chasse s'est poursuivie en Espagne, à Ibiza. En 2005, Heim était donné résident au Chili. La police criminelle du Land de Bade-Wurtemberg avait lancé la même année un nouvel avis de recherche assorti d'une récompense de 130 000 euros. En juillet 2005, l'Autriche, d'où est originaire Aribert Heim, avait promis une prime de 50 000 euros pour sa capture. Photo : D.R.
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