Le juge Richard Goldstone a présenté, mardi 29 septembre, devant le Conseil des droits de l’homme, les conclusions de sa commission d’enquête qui a pu constater que des crimes de guerre et de «possibles» crimes contre l’humanité avaient été commis lors du conflit à Gaza, par les deux parties aux combats, selon le journal suisse le Temps, mercredi 30 septembre 2009. Le Groupe arabe, l’Organisation de la conférence islamique, le Groupe africain et le Mouvement des non-alignés ont salué la qualité du travail de la mission en appuyant sans nuances ses conclusions et recommandations. L’ambassadeur israélien a par contre disqualifié un «rapport politique» qui représenterait un «danger pour les démocraties en lutte contre le terrorisme». Les Européens, divisés, se sont montrés particulièrement discrets. Au nom de l’UE, la Suède a souligné le sérieux du rapport tout en prenant ses distances avec ses recommandations. La réaction américaine, que l’on savait a priori négative, n’en était pas moins très attendue. La réponse n’a pas tardé. Le secrétaire d’Etat adjoint pour les droits de l’homme, Michael Posner, a reconnu que Richard Goldstone était une «personnalité distinguée», mais en précisant aussitôt que son rapport était «profondément erroné». Il a expliqué que les Etats-Unis refusaient de «mettre sur le même plan moral un Etat démocratique comme Israël qui a le droit de se défendre et le Hamas, qui a répondu au retrait d’Israël de Gaza en terrorisant les civils dans le sud d’Israël». Seule concession, Michael Posner demande un consensus au sein du conseil pour voter une résolution incitant Israéliens et Palestiniens à mener des «enquêtes crédibles». Photo (Richard Goldstone): D.R.
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