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Le Monde revient sur l’Amitié judéo-noire, une initiative née de la rencontre entre deux hommes : le réalisateur Cheikh Doukouré et Yves Kamami, membre du bureau exécutif du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF). L’important pour les deux est de prolonger leur dialogue par la création d'une association. Toutefois, Les débuts sont laborieux : le premier colloque des amitiés judéo-noires, en février 2005, est perturbé par les imprécations d'extrémistes antisémites, affirmant qu'"Hitler n'avait pas fini le travail", et par l'intervention des supporteurs de Dieudonné, raconte le Monde. "C'est difficile de se faire entendre mais il ne faut pas reculer", assure Cheikh Doukouré, persuadé que "le dialogue peut triompher de tout".
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