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Un dîner au « caractère incontournable »
24/01/07
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Un dîner où défilent les prétendants à l’Elysée. C’est ainsi que la presse parle du dîner du CRIF qui a eu lieu mardi 23 janvier avec comme invité d’honneur, le Premier ministre Dominique de Villepin. Il s’agit, en effet, d’un rendez-vous politique majeur où se mêlent toutes les représentations politiques de gauche comme de droite. Cette année, le dîner a été marqué par l’arrivée inattendue de Ségolène Royal – en compagnie de François Hollande – qui a réitéré ses propos sur l’Iran nucléaire : « Quand on maîtrise l’enrichissement de l’uranium civil, le pas peut être vite franchi sur la maîtrise de l’uranium à des fins militaires. » La candidate PS à la présidentielle a confirmé sa présence au meeting organisé par le CRIF sur l’Iran le 13 février prochain. Pour David Assouline, sénateur socialiste de Paris, interrogé par Le Monde, Ségolène Royal « est venue car le dîner du CRIF se déroule dans un cadre républicain et non communautaire ».
De son côté, Nicolas Sarkozy, le président de l’UMP, a affirmé que sa présence au dîner n’avait « rien à voir avec la période électorale » et a estimé qu’il n’y avait pas de « vote juif, catholique ou noir ». « Nicolas Sarkozy vient par attachement à la lutte contre l’antisémitisme », a ajouté le député UMP de Paris, Pierre Lellouche au Monde.
Quant à François Bayrou, le président de l’UDF, il a célébré une France « faite de diversité, d’identités, de mémoires et de conviction différentes ». « Les Juifs de France sont des citoyens comme les autres et votent en fonction des candidats et de programmes développés sur le long terme », a précisé Rudy Salles, député UDF, président du groupe d’amitié France-Israël de l’Assemblée nationale.
De nombreuses autres personnalités étaient également présentes à ce dîner au « caractère incontournable », comme le précise le Figaro parmi lesquelles, Dominique Strauss-Kahn, Michèle Alliot Marie, Philippe Douste-Blazy,  Jean-Louis Debré, Christian Poncelet, Dalil Boubakeur. Le CRIF avait également invité Robert Redeker, le professeur de philosophie « victime d’une fatwa ».
Dans son discours, Roger Cukierman a insisté sur le danger que représente la politique iranienne à travers son président qu’il a qualifié de « nouvel Hitler ». D’après Roger Cukierman, « la France s’honorerait si elle convoquait solennellement l’ambassadeur d’Iran et si elle rappelait à Paris son ambassadeur. Concernant l’antisémitisme, le président du CRIF a déclaré : « Même s’il y a eu des progrès depuis 2004, il y a quand même eu mort d’homme en 2006 », saluant la présence de la mère d’Ilan Halimi, « assassiné parce que Juif, assassiné parce que les Juifs sont réputés riches ».
De son côté, Dominique de Villepin a affirmé « que nous devons continuer encore et toujours à nous battre contre le fléau de l’antisémitisme ». Enfin, face aux critiques du président du CRIF sur la politique française vis-à-vis de l’Iran, le Premier ministre a défendu l’action de l’ONU, en espérant que Téhéran fasse « le choix du dialogue ». « Si tel n’est pas le cas, si l’Iran ne se conforme pas à ses obligations, des mesures supplémentaires seront examinées », a ajouté Dominique de Villepin en condamnant bien sûr la conférence négationniste qui constituait une « insulte à l’honneur de la communauté internationale ».

 
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