Les justes des Nations
28/03/03


 

C’est aux Editions Fayard que l'institut Israélien de Yad Vashem a confié l'édition de la partie française du dictionnaire qui recense les faits et gestes des « justes des Nations » (Sous la direction de Israel Gutman, Le Dictionnaire des Justes de France (titres décernés de 1962 à 1999), édition établie par Lucien Lazare, avec une préface de Jacques Chirac, Yad Vashem et Fayard 2003, 40 euros).

Le dictionnaire compte plus de 1200 notices, certaines accompagnées de portraits. L'ouvrage constitue un précieux outil de travail pour les chercheurs. Il montre surtout que des Français ordinaires ont su ne pas se laisser aveugler par la haine et qu'il était possible à qui le voulait d'aider des hommes, des femmes et des enfants persécutés.

A l’occasion de la parution de ce Dictionnaire, nous proposons de rendre hommage à quelques justes. Nous renvoyons bien évidemment pour l’intégralité des notices et une histoire approfondie des Justes, à l’édition originale du Dictionnaire des Justes de France.

Marc Knobel
Observatoire des médias



A comme ANDROT, Odette :
Odette Androt était secrétaire de mairie à Prissac (Indre). Pendant l’Occupation, une vingtaine de familles juives vinrent se réfugier là, notamment les trois Gozland, nés à Constantine et Marseillais d’adoption, ainsi que quatre membres de la famille Siac, originaires de Roumanie, qui s’étaient sauvés de la capitale occupée. Odette Androt leur donna à tous des cartes d’identité et des cartes d’alimentation ne portant pas le tampon « Juif », pourtant obligatoire. Durant l’année 1943, le maire de la ville, vichyste notoire, ordonna à la secrétaire d’établir une liste de juifs de Prissac. Lorsqu’il eut paraphé cette liste, Odette la détruisit en secret au lieu de la transmettre au ministère de l’Intérieur. En été 1944, le bruit se répandit que les forces allemandes qui se retiraient du Sud de la France pour renforcer le front de Normandie allaient se livrer à la chasse aux Juifs. M. et Mme Siac, leur fillette de douze ans, Thérèse, et leur fils Lucien, six ans, tentèrent de trouver refuge chez un villageois. N’ayant pas réussi, ils firent appel à la secrétaire de mairie qui leur donna asile chez elle où ils restèrent pendant plusieurs jours, jusqu’à ce que tous les Allemands aient quitté la région. Le 31 décembre 1998, Yad Vashem a décerné à Odette Androt le titre de Juste des Nations.
Dictionnaire des Justes de France, op.cit, p. 48

B comme BELBEOCH, Roger :
Roger Belbeoch, un jeune policier de vingt et un ans affecté au XIIe arrondissement de Paris, devint membre d’une cellule de la Résistance, en 1941. Courageusement, il distribuait les tracts de la Résistance au nez et à la Barbe de la police de Vichy et recueillait des informations la nuit. Il fabriquait aussi de faux papiers d’identité qu’il remettait notamment à des juifs persécutés. Madame Hermoza, l’épouse juive d’un Français Chrétien, Joseph Mezan, avait été arrêtée pour non port de l’étole jaune. Conduite au poste de police de Belbeoch, ce dernier la remit en liberté immédiatement, lui évitant ainsi d’être livrée à la Gestapo. Joseph Mezan fut arrêté au motif qu’il cachait une juive et conduit à la préfecture où le jeune policier réussit à le faire relâcher. Sa femme décida alors de fuir Paris avec ses deux jeunes enfants. Munie de faux papiers fournis par Belbeoch, elle passa la ligne de démarcation et se réfugia dans le Sud. Dénoncé par un collègue, le jeune policier fut arrêté par les services de police du Commissariat aux Affaires Juives (CGQJ). Torturé pour lui faire avouer qui lui avait fourni les faux papiers, il garda le silence. Une intervention de la Résistance au plus haut niveau le fit relâcher avant que les forces d’occupation aient pu le récupérer. Portant dans sons corps et dans son âme la marque de sévices subis, Roger Belbeoch fut rétabli dans ses fonctions et affecté à Nogent-sur-Marne. Il continua courageusement à œuvrer dans la Résistance et à venir en aide aux réfugiés juifs ou chrétiens. Après la guerre, il reçut plusieurs décorations pour son action dans la Résistance. Le 19 décembre 1985, Yad Vashem a décerné à Roger Belbeoch le titre de Juste des Nations.
Dictionnaire des Justes de France, op.cit., p. 79.

B comme BROUSSE, Jeannette :
« Cette héroïne-là, il aura fallu attendre plus de cinquante ans pour que la France lui rende hommage, par la voix de Jacques Chirac. Mais Jeannette Brousse, 76 ans, regard vif et chevelure poivre et sel, ne se considère pas comme une héroïne : « Je n'ai rien fait d'extraordinaire. J'ai simplement aidé des juifs en danger ». Jeannette a reçu la médaille des Justes parmi les Nations. Une distinction attribuée au nom de l'Etat d'Israël par l'institut Yad Vashem, pour honorer les non juifs qui ont sauvé des juifs au péril de leur vie. Cette médaille, 1700 français l'ont reçue depuis sa création en 1963. (...) Jacques Chirac a fait savoir par un message qu'il considérait ces Justes comme « l'honneur de la fierté de notre pays ». (...) Jeanne a gardé des contacts avec des familles juives qu'elle a aidées. « C'est l'une d'elles qui a dû demander la médaille des Justes pour moi », dit-elle, répétant : « Je n'ai fait que mon devoir. C'est un devoir de conscience et de solidarité que de porter assistance à personne en danger ». Aujourd'hui elle continue de militer et d'apporter son témoignage dans les lycées, les collèges et les maisons de jeunes pour « faire reconnaître les valeurs judéo-chrétiennes dont nous sommes tous héritiers ».
Alain Chouffan, Le Nouvel Observateur, 06/11/1997

C comme CHAUSSAY, Paulette :
Paulette Chaussay habitait avec sa mère à Saint-Blaise-du Buis, petit village de l’Isère, non loin de Grenoble, dans la zone occupée par les Italiens depuis novembre 1942. Elle était institutrice à l’école du village, et également secrétaire du conseil municipal. Connaissant bien els dures réalités de l’époque, elle avait pris la décision de venir en aide au réseau clandestin juif de Grenoble. Chaque mois, pendant plus d’une année, elle procura à ce réseau des centaines de cartes d’identité, extraits d’actes de naissance, cartes d’alimentation, etc. Grâce à elle, des centaines de familles juives purent être sauvées. De plus elle hébergea dans sa maison le petit Gabriel Abramovitz, âgé de sept ans. Son père Mordechaï, professeur de chimie et membres de diverses organisations juives, avait quitté Lyon lorsque les Allemands avaient occupé le sud de la France en novembre 1942, pour s’installer avec sa famille à Lamurette, commune située elle aussi en zone italienne. Lorsque les Allemands occupèrent cette zone en septembre 1943, le professeur demanda à Paulette Chaussay de cacher son petit garçon. La chose était particulièrement dangereuse pour Paulette et pour sa mère, car la région pullulait d’agents de la Gestapo et de miliciens. Il vécut chez elle près d’un an, jusqu’à la fin de l’Occupation. Cachés dans un village voisin, ses parents restaient en contact avec lui. Pendant toute cette période, les miliciens français, qui connaissaient bien les gens du village, étaient à l’affût, prêts à arrêter quiconque aidait les réseaux de résistance opérant dans la région. Mais l’institutrice resta fidèle à la devise qu’elle avait inscrite sur le mur de sa classe : « Mieux vaut mourir debout que vivre à genoux. » Le 16 mars 1992, Yad Vashem a décerné à Paulette Chaussay le titre de Juste des Nations.
Dictionnaire des Justes de France, op.cit, pp. 162 – 163

D comme DEVAUX, Augustin ; DEVAUX, Jeanne :
Augustin et Jean habitaient près de Condé-sur-Huisne, à Villeray dans l’Orne, en zone occupée. Pendant l’Occupation, ils cachèrent le petit Herman Przedborski, né en 1932. Son père était prisonnier de guerre. En 1942, sa mère plaça l’enfant dans la famille devaux. Il y vécut de 1942 à 1944. Les Devaux donnèrent également asile à son cousin, Lazare Lewin, s’occupant des deux enfants comme s’ils étaient les leurs… Le 26 octobre 1989, Yad Vashem a décerné à Augustin et Jeanne Devaux le titre de Juste des Nations.
Dictionnaire des Justes de France, op.cit., p. 215.

E comme EXBRAYAT, pasteur Idebert ; EXBRAYAT, Yvonne :
Le pasteur Idebert Exbrayat, âgé d’une trentaine d’années, vivait avec sa femme Yvonne à Rodez dans l’Aveyron, donc dans la zone restée libre jusqu’en novembre 1942. Vers la fin du mois d’août 1942, il fut réveillé en pleine nuit par des coups frappés à la porte. C’était son voisin le rabbin avec sa femme et leurs cinq enfants, fuyant la police venue les arrêter. Le pasteur ouvrit grand la porte pour faire entrer les fugitifs. Un nouveau chapitre commençait alors dans la vie de la famille Exbrayat, qui allait désormais de consacrer au sauvetage des Juifs… Le 13 septembre 1979, Yad Vashem a décerné au pasteur Idebert Exbrayat et à sa femme Yvonne le titre de Juste des Nations.
Dictionnaire des Justes de France, op.cit., pp. 245 - 246.

FOLLIET, chanoine Marie Amédée :
Le père Marie Amédée Folliet était le curé de la paroisse de Saint-Joseph-des-Fins à Annecy en Haute-Savoie. Il faisait également de la résistance et, sans se soucier des graves dangers qu’il courait, venait en aide aux Juifs, aux réfugiés et à tous les ennemis du régime nazi. Dans leur témoignage après la guerre, deux réfugiés juifs allemands, Elisabeth et Albert Bach, racontent comment, en automne 1942, ils s’étaient enfuis pour échapper à la déportation et étaient arrivés à Annecy. Ils s’étaient adressés au père Marie Amédée, qui les cacha et les nourrit pendant de nombreux jours (…) Elisabeth et Albert soulignent encore que le prêtre professait l’amour de la Bible et des Juifs. Il se montrait chaleureux vis-à-vis de ceux qu’il aidait si courageusement et efficacement. Il poursuivait ses activités sans fléchir jusqu’au jour où, comme elles avaient été découvertes, il fut arrêté. Déporté dans un camp de concentration en Allemagne, il tomba gravement malade mais survécut. A son retour en France, il passa de longues années à l’hôpital. Le 21 février 1967, Yad Vashem a décerné au chanoine Marie Amédée Folliet le titre de Juste des Nations.
Dictionnaire des Justes de France, op.cit., p. 256 - 257.

G comme GANDREY-RETY, Bernard:
Léon Nerville, né à Paris, y vivait avec ses parents et ses frères. Pendant l’Occupation, certains de ses amis s’engagèrent dans la Résistance. A l’hiver 1943, ils lui firent faire la reconnaissance de Bernard Gandrey-Réty. Le jeune homme, qui avait dix-neuf ans, vivait seul dans l’appartement parisien de ses parents. Son père, soupçonné de faire de la résistance ; avait été arrêté ; sa mère s’était enfuie à Marseille. Lorsque la persécution des Juifs contraignit les Nerville à se cacher, le jeune homme leur offrit l’hospitalité dans son appartement, en les présentant à la concierge comme des parents. Ils vécurent chez lui pendant trois semaines, à l’abri des rafles et des arrestations. Pendant ce temps, Bernard leur faisait faire de faux papiers et organisait leur fuite de Paris. Il était aidé par des fonctionnaires du ministère de l’agriculture. Ces derniers, qui avaient l’habitude de se déplacer, en fonction des besoins, la main-d’œuvre agricole, laissaient parfois les résistants introduire des fugitifs dans les convois. C’est ainsi qu’en février 1943, Bernard Gandrey-Réty réussit à faire quitter Paris aux Nerville, pour les envoyer dans la spacieuse propriété de ses parents, à Aix-les-bains, en Savoie. La villa était une plaque tournante dans els activités clandestines et Aix abritait de nombreux réfugiés. Bernard essaya ensuite, mais en vain, de faire passer la frontière suisse à la famille Nerville. Il craignait pour leur vie. Finalement, il leur suggéra de rester à la villa, où se trouvaient déjà tant de juifs qu’ils auraient pu y tenir des services religieux, le minyan, quorum de dix hommes, était largement atteint. Toutefois, au bout d’un mois, les Nerville rentrèrent à Paris où ils se trouvèrent une nouvelle cachette, tandis que Bernard rejoignait le maquis en Haute-Savoie. Le contact entre les deux hommes reprit après la libération. Léon Nerville et Bernard Gandrey-Réty demeurèrent amis. Le 6 juillet 1992, Yad Vashem a décerné à Bernard Gandrey-Réty le titre de Juste des Nations.
Dictionnaire des Justes de France, op.cit., p. 275.

H comme HERITIER, Henri ; HERITIER, Emma:
Henri et Emma vivaient avec leur quatre enfants au Chambon-sur-Lignon en Haute Loire. En 1943, Oscar Rosowsky vint leur demander asile. Ce résistant Juif de vingt ans fabriquait de faux papiers qu’il fournissait à des réfugiés juifs, leur permettant ainsi d’échapper aux autorités d’occupation et de circuler librement. Les Héritier qui savaient qui était le jeune homme et ce qu’il faisait, n’hésitèrent pourtant pas à lui accorder l’hospitalité. Passant outre aux objections de leur propriétaire, ils l’hébergèrent dans une baraque voisine de la ferme qu’ils louaient. Il y vécut de 1943 à la Libération (…) Le 28 décembre 1987, Yad Vashem a décerné à Henri Héritier et son épouse Emma le titre de Juste des Nations.
Dictionnaire des Justes de France, op.cit., p. 318.

I comme ISCHY, Ernest; ISCHY, Yannick:
Pendant l’Occupation, Ernest Ischy entrepreneur en bâtiment, vivait à Paris. Yannick, sa femme, était infirmière à la Croix Rouge à Beauvais. Elle y fit la connaissance du docteur Pierre Pyse, chirurgien juif. Sachant qu’il courait de graves dangers, Ernest et Yannick l’invitèrent à se réfugier chez eux avec sa mère, Aline Moyse. Les Ischy avaient la nationalité suisse et, pour assurer leur protection, l’ambassade de Suisse, pays neutre, avait fait apposer une plaque sur leur porte. Ils étaient ainsi à l’abri des perquisitions des Allemands. Lorsque le médecin et sa mère s’installèrent chez eux vers la fin de 1942, ils expliquèrent qu’il s’agissait de parents éloignés venus effectuer un court séjour (…) Le 31 octobre 1991, Yad Vashem a décerné à Ernest et Yannick le titre de Juste des Nations.
Dictionnaire des Justes de France, op.cit., p. 324.

J comme JEAN, Ferdinand : Ferdinand Jean, artisan à Lyon, était un résistant. En 1943, il sauva les Lévy, une famille juive amie, composée de quatre personnes, ainsi que trois de leurs cousins, les Kruk, qui habitaient chez eux à Lyon (…) Le 29 janvier 1990, Yad Vashem a décerné à Ferdinand Jean le titre de Juste des Nations.
Dictionnaire des Justes de France, op.cit., p. 328.

R comme ROGER, Marie-Elise :
Allocution prononcée par David FUCHS le 14 novembre 1999, lors de la remise de la médaille des Justes parmi les Nations à Marie-Elise Roger :

« Monsieur le Conseiller de l'Ambassade d'Israël, Monsieur le Préfet de Vendée, Monsieur le Président du Conseil Général de Vendée,Monsieur le Maire de Chavagnes en Paillers,Messieurs et Mesdames les Représentants des ordres constitués, Chers Amis et « Ah'aron, Ah'aron, H'aviv' », ce qui peut se traduire par Dernière et Bien-aimée Marie-Elise, Tu tiens maintenant en main la médaille qui t'honore du titre de « Juste parmi les Nations » et je sais qu'en cet instant encore, tu considères que tu n'as agi que très naturellement. Oui, moi aussi je considère que nous avons vécu ces moments de la guerre, tout à fait naturellement, comme j'ai mis ce matin mon col blanc sur ma veste ainsi que tu le faisais il y a 55 ans !
Il m'en a donc fallu du temps, tout ce temps pour faire que ces moments intimes de bonheur, soient étalés sur la place publique. En fait le même temps pour qu'un Papon se retrouve enfin dans une cellule d'une prison française. Et ce rappel, donne pour moi, son sens aux actes de tous ceux qui, comme toi, au lieu de se réfugier derrière les ordres d'un Etat et d'un gouvernement renégats, ont agi comme des êtres humains devant le malheur d'autres êtres humains. Oui, comme d'autres, tu as mérité cette distinction du Peuple Juif pour rappeler aux générations futures, à commencer par tes enfants et petits-enfants, mes enfants et petits-enfants, que tu m'as sauvé la vie, qu'en plus tu m'as aimé comme on peut aimer un enfant, et m'as donné ainsi la force de mener une vie riche de ces souvenirs, qui me permettent de m'acquitter de cette dette de vie, en essayant d'agir moi aussi au sein de la vie juive.
Alors je suis heureux de te dire publiquement, merci, simplement; un merci que je partage avec tous ceux qui, même encore inconnus à ce jour, en nous aidant, ont mérité d'être Justes parmi les Nations ! Et à l'hébreu du début j'ajouterai en latin:
« Ave Maria », je te salue Marie, Marie-Elise ! »

Le 30 mars 1999, Yad Vashem a décerné à Marie-Elise Roger le titre de Juste des Nations.

S comme STORCK, Joseph :
De nombreuses personnes ont assisté hier à la cérémonie qui s'est déroulée dans l'une des salles de la synagogue de la Paix à Strasbourg et durant laquelle, Joseph Storck, l'ancien maire de Guebwiller, a été décoré à titre posthume de la médaille des Justes. Cette décoration est la marque de reconnaissance décernée depuis 1963 par l'Institut Yad Vashem et l'Etat d'Israël, au nom du peuple juif, à celles et ceux qui ont sauvé des juifs sous l'occupation, au péril de leur vie. Pendant la guerre Joseph Storck était proviseur de lycée à Limoges. A ce poste il a sauvé de nombreux enfants en les cachant lors des perquisitions de la Gestapo et de la milice. C'est un «héros de la Résistance civile» qui a été salué hier comme l'ont souligné les différents intervenants, parmi lesquels le grand rabbin de Strasbourg René Gutman, le vice-président du comité français pour Yad Vashem, Louis Grobart ou encore Jean Kahn, président du Consistoire central et du Consistoire du Bas-Rhin. Louis Grobart a rappelé que si plus de 1800 Justes ont été reconnus en France, ce qui est «trop peu» à son sens, d'autres Justes resteront malheureusement anonymes, faute de témoignages. Connus ou inconnus, ceux qui ont été comme «des phares au moment de la nuit noire de la conscience du monde» ont cependant tous contribué à sauver l'humanité tout entière en sauvant ne serait-ce qu'une vie humaine, selon la parole de la Torah qui a été citée à plusieurs reprises hier. Joseph Storck étant décédé il y a dix ans, c'est à ses enfants, et plus particulièrement à l'aînée de la famille, Madame Raymonde Cahuzac, que Monsieur Yigal Palmor, le représentant de l'ambassadeur d'Israël en France a remis médaille et diplôme, sous le regard des deux autres enfants de Joseph Storck, Françoise Scheffel et le professeur Daniel Storck. Le 14 juin 1998, Yad Vashem a décerné à Joseph Storck le titre de Jute des Nations.

Source : http://www.lyceestorck.org/0presentation/bibli%20storck/vie%20storck/pp10.htm


Différents sites sur l’Internet pour évoquer le sujet :

http://www.col.fr/yadvashem/juste.html
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=JUSX0003990L
http://www.mfa.gov.il/mfa/go.asp?MFAH0gx40
http://www.sdv.fr/judaisme/perso/philosem/altorf/juste.htm
http://www.sdv.fr/judaisme/perso/philosem/altorf/juste.htm
http://www.educreuse23.ac-limoges.fr/fursac/félix chevrier.htm
http://www.sdv.fr/judaisme/histoire/rabbins/hazanim/rweill.htm
http://users.win.be/ws109220/historique/20001014.htm
http://www.lycee-storck.org/0presentation/bibli%20storck/vie%20storck/pp10.htm
http://www.france3.fr/semiStatic/402-NIL-NIL-207450.html
http://www.ose-france.org/creuse.html
http://www.maisondiocesainearras.asso.fr/dioc/vr/ursulinmx.htm
http://perso.wanadoo.fr/chanaleilles/jacques.bailly/juste.htm
http://www.zenit.org/french/archives/0106/ZF010622.htm#7254