BDS et tous les autres boycotteurs d'Israël: les nouveaux amis de l'écrivain A.B. Yehoshua ? Consternant !

18 June 2015 | 883 vue(s)
Catégorie(s) :
Actualité

L'Europe doit se mobilier pour le sort des réfugiés

Olivier Rafowicz's picture
Tel Aviv sur Seine
|
12 August 2015
Catégorie : Actualité

La ville blanche sera à l'honneur demain sur les berges de Paris Plage

Un bébé palestinien a été brûlé vif et ses parents ont été grièvement blessés vendredi lorsque des extremistes israéliens ont mis le feu à leur maison en Cisjordanie.
Un acte abominable , Israel doit prendre toutes les mesures nécessaires afin d'éliminer le terrorisme juif.
 

Iran's Ayatollahs were behind the bloody attack that hit the Jewish community center in Buenos Aires in 1994 that killed 84 and injured 230.

Invité's picture
Droit de réponse
|
19 June 2015
Catégorie : Actualité

Hier Joel Amar nous a fait part de son analyse de la tribune d'A.B Yehoshua publiée dans Libération le 17 Juin dernier " Du bon usage du Boycott d'Israel".

Aujourd'hui, nous publions le " Droit de réponse " d' Alain Rozenkier, Président de " La Paix Maintenant"

Joel Amar analyse la tribune de l'écrivain A.B Yehoshua publiée hier dans Libération : " Du bon usage du Boycott d'Israel" 
Paru sur mediapicking.com

Viralité des messages, impunité des auteurs, Marc Knobel a choisi de faire le constat de la haine sur internet et de la responsabilité des réseaux sociaux.

Invité's picture
Retour sur les lieux du Crime
|
29 April 2015
Catégorie : Actualité

« Ne pas témoigner serait trahir», Pierre Laurent, journaliste, a participé à la commémoration du soulèvement du ghetto de Varsovie le 19 avril dernier. Article publié dans l'Est Républicain.

 

"Ce qui m'effraie, ce n'est pas l'oppression des méchants, c'est l'indifférence des bons" (Martin Luther King)

Tribune de marc Knobel publié dans le Huffinghton Post 

Des centaines de tombes ont été profanées au cimetière juif de Sarre-Union (Bas-Rhin), dimanche 15 février 2015, a annoncé le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, dans un communiqué de presse

Le Hors-série de L'Express numéro 28, "Regards sur l'Histoire" consacré aux Juifs de France a mis en émoi une partie de la communauté juive, François Heilbronn, professeur des universités associé à Sciences-Po Paris et Président des Amis français de l'université de Tel-Aviv lui a adressé deux lettres ouvertes publiées dans l'Arche.
 

 

 

Retour sur les événements qui sont intervenus en juillet 2014 et les manifestations propalestiniennes qui ont dégénéré.

Est-il pertinent de mettre en parallèle “antisémitisme” et “islamophobie”?
Non, cinq fois non:  Ni sémantiquement , ni historiquement,  ni sociologiquement, ni politiquement et encore moins juridiquement, ces deux termes et les deux concepts qu’ils sous-tendent, ne sont de même nature. Il serait non seulement faux, mais aussi dangereux pour tous, de les mettre en regard sur un même plan.

L'antisémitisme : les causes d'un Mal qui s'aggrave.

Ce dernier détaille ici les multiples racines de l’antisémitisme, qui a explosé en France à partir de l’année 2000 et la première « intifada ». Et qui s’est fortement aggravé tout au long de l’année dernière. Marc Knobel évoque notamment l’origine idéologique – soulignée et étudiée par le philosophe et chercheur Pierre-André Tagguief – d’un antisémitisme qui découle d’un antisionisme extrême, lui-même alimenté depuis longtemps par les tenants de l’islamisme radical. Extrême gauche et extrême droite française en passant par « Dieudonné and Co » sont aussi, historiquement et actuellement, parmi les premiers diffuseurs de la haine antisémite en France. Description et analyse en huit points.

Pages

Joel Amar analyse la tribune de l'écrivain A.B Yehoshua publiée hier dans Libération : " Du bon usage du Boycott d'Israel" 
Paru sur mediapicking.com

Avraham B. Yehoshua, l’un des monuments de la littérature israélienne, a publié, le 17 juin dans Libération, une tribune intitulée « Du bon usage du boycott d’Israël ». Le texte décrit différentes facettes de la campagne de boycott et de délégitimation qui s’intensifie à l’encontre d’Israël. Il se termine par un double appel à « la communauté internationale », puis aux « gouvernements européens éclairés » à « exercer une pression sur Israël pour qu’il mette fin aux colonies dans les territoires palestiniens ».

J’ai trouvé ce texte consternant, indépendamment de la haute estime dans laquelle je tiens l’œuvre littéraire d’A.B. Yehoshua et indépendamment de mes convictions personnelles en faveur d’une solution à deux Etats et de l’arrêt de l’expansion des implantations israéliennes en territoire palestinien.

A.B. Yehoshua et boycott : rappel de quelques faits.

Commençons par rappeler quelques faits. A.B. Yehoshua est connu, depuis longtemps, à la fois pour son sionisme ardent et pour son opposition au « régime d’occupation en Cisjordanie ».

En février 2014, il déclarait à i24news : « le boycott ne donne rien, mais il faut une pression politique [sur Israël] ». En novembre 2012, dans une interview à La Repubblica, il appelait Israël à traiter Gaza comme un pays ennemi et à « agir en conséquence : cesser de fournir de l’électricité et de faire passer de la nourriture ». En août 2010, avec d’autres monuments de la littérature israélienne, il apportait son soutien aux acteurs et artistes qui boycottaient le nouvel auditorium d’Ariel, ville située en territoire palestinien.

En avril 2009, il a lui-même été boycotté à Turin où une réception en son honneur a été interrompue par des militants de Forum Palestina. Il avait alors été traité d’écrivain raciste, « ayant du sang sur les mains » et « au service de la propagande criminelle israélienne ».

Juin 2015 : A.B. Yehoshua approuve le boycott de son pays.

De toute évidence, après avoir écrit dans Libération en mars 2015 qu’il ne pouvait pas se consoler du résultat des élections en Israël, A.B. Yehoshua a fait évoluer sa position sur le boycott d’Israël et considère, si l’on se réfère au titre de sa tribune du 17 juin, qu’il peut être fait un « bon usage de [ce] boycott ».

En version courte : un Israélien, vivant en Israël, résolument sioniste, victime lui-même du boycott d’Israël et convaincu que tous les Juifs devraient vivre en Israël, comprend et approuve le boycott de son pays. On marche sur la tête !

Approuver tous les boycotteurs sans distinction.

Encore plus consternant : A.B. Yehoshua s’accommode de la présence parmi les boycotteurs « de vieilles obsessions antisémites et de revendications islamistes fondamentalistes niant le principe même de l’existence d’un Etat d’Israël ».

Il est lucide, mais il semble avoir renoncé à faire le tri entre les affreux, « ceux qui reconnaissent le droit moral d’Israël à exister », ceux qui ont « un souci sincère pour les droits des Palestiniens » ou, encore, ceux qui sont « horrifiés par l’extrémisme islamiste et par le chaos régnant dans tout le monde arabe ». Il semble donc prêt à faire un bout de chemin avec des individus qui le haïssent et qui veulent sa mort en tant qu’Israélien et en tant que Juif.

Faire passer sa cause avant les violences qu’elle suscite.

Toujours plus consternant : A.B. Yehoshua prend acte « des boycotteurs violents qui font irruption dans des supermarchés en Europe et jettent à bas des produits israéliens des rayonnages » ainsi que « des artistes étrangers [qui] commencent à exprimer des opinions hostiles à l’existence même d’Israël ».

Même s’il les juge déplaisants ou désagréables, il considère que leurs actions et positions contre Israël sont plus urgentes, plus prioritaires et plus importantes que leur critique ou condamnation. D’une certaine façon, il justifie et légitime leurs actions et positions en donnant la priorité sur tout le reste à son objectif de « mettre fin aux colonies dans les territoires palestiniens ».

Le boycott est un outil de pression.

A la fin de son texte, A.B. Yehoshua appelle à des pressions sur Israël. Il semble renouer avec sa distinction de février 2014 entre boycott et pression et prendre un peu de distance avec les mouvements de boycott qu’il qualifie de « mouvements populaires et consternants ».

Toutefois, A.B. Yehoshua n’indique pas ce qu’il entend concrètement par pression. Et de toute façon, il suffit de lire la charte de BDS France pour faire tomber la distinction conceptuelle et artificielle entre boycott et pression : « cette campagne de boycott de l’Etat d’Israël […] constitue un outil de pression sur nos gouvernements pour qu’ils appliquent des sanctions et un levier sur le gouvernement israélien ».

Aveuglement, arrogance et déni de démocratie

J’en viens au point le plus délicat : comment un écrivain d’un immense talent peut-il commettre un texte aussi consternant et vouloir le diffuser urbi et orbi ?

Impossible d’invoquer la détestation d’Israël et de soi à propos d’A.B. Yehoshua. Il faut chercher ailleurs et je fais donc l’hypothèse suivante : il serait insupportable à la morale d’A.B. Yehoshua qu’Israël occupe les territoires palestiniens et ce point de vue moral aurait aujourd’hui supplanté tous les autres et toutes autres considérations, y compris celles relatives à la haine d’Israël et des Juifs, qui anime de nombreux boycotteurs.

Au final, placer ainsi sa morale personnelle au-dessus de tout et se focaliser ainsi sur un seul point de vue moral en ignorant tous les autres, n’est-ce pas un symptôme d’aveuglement, d’égoïsme et d’arrogance ? N’est-ce pas aussi le signe d’un déni de démocratie et du verdict des urnes ?

Joel Amar

Your application has been taken into account.
Thank you for your interest.