"Sarah Halimi : une tragédie contemporaine", par Pr. Raoul Ghozlan

19 July 2017 | 236 vue(s)
Catégorie(s) :
France

Mon discours à la cérémonie d'hommage aux Juifs engagés volontaires qui s'est tenue le 15 octobre 2017 au cimétière de Bagneux.

Dans ce courrier, j'ai félicité Audrey Azoulay pour son élection. J'ai également attiré son attention sur les positions récentes de l'Unesco sur Jérusalem et commente les relations passées de l'organisation avec le Crif.

Mardi 10 octobre 2017, j'ai été reçu par le Ministre de l'Europe et des Affaires étrangères pour un long tour d'horizon.

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20 September 2017
Catégorie : France

Il y a 76 ans, le 15 décembre 1941, 69 hommes ont été fusillés au Fort du Mont Valérien à Suresnes, dans les Hauts de Seine par les autorités d’occupations allemandes. Ces hommes, français et étrangers, furent arrêtés par les forces de polices françaises de la Préfecture de police du département de la Seine (à l’époque).

Je vais vous raconter l’histoire de Moritz Singer, mon oncle, le frère de ma mère, un de ces fusillés.

En 2017, Roger Pinto, sa femme et son fils ont été séquestrés, violentés et détroussés à leur domicile de Livry-Gargan (Seine-Saint-Denis), "une agression antisémite" condamnée par le Crif et le ministre de l'Intérieur. Une première ?

"Je m’en vais vous mander la chose la plus étonnante, la plus surprenante, la plus merveilleuse, la plus miraculeuse, la plus triomphante, la plus étourdissante, la plus inouïe…"
 

 

"The strength of a Nation always lies in the the way it looks at its History and and its ability to teach it to future generations".

 

"La force d’une Nation réside toujours dans le regard qu’elle sait porter sur son histoire et sa capacité à l’enseigner aux générations suivantes."

 

En juin 2017, quelques mois après l'assassinat de Sarah Halimi, Francis Kalifat, Président du Crif, publiait cette tribune en hommage à Sarah Halimi, devenue le triste symbole de l'antisémitisme qui tue. 

Pages

Lors de l'hommage aux victimes de la rafle du Vel' d'Hiv, le président E.Macron a brisé le mur du silence qui entourait le meurtre de Sarah Halimi.

"Malgré les dénégations du meurtrier, la justice doit faire toute la clarté sur la mort de Sarah Halimi."

A l'heure où le caractère antisémite du meurtre n'a pas ete retenu par la justice, le geste d'Emmanuel Macron est fort. Il fait apparaître sa dimension politique.

On peut regretter cependant que le President soit resté au milieu du gué. Pourquoi avoir laissé au seul President du Crif le soin de denoncer la realite du nouvel antisemitisme. Pourquoi ne pas nommer le danger spécifique que représente l'islamisme radical. E Macron a voulu faire un rapprochement entre les années 1930 et les périls contemporains. Mais pour Alain Finkielkraut, cette analogie qui pretend nous éclairer nous aveugle. Au lieu de lire le présent à la lumière du passé, elle en occulte la nouveauté inquiétante.

Cet antisémitisme d'importation pousse sur le terreau d'un antijudaisme culturel, décrit par Boualem Sansal.

Raoul Ghozlan
Basé sur l'article d'Alexandre Devecchio dans Le Figaro

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