Blog du Crif/Hommage - Amos Oz : la plume et les colombes

02 January 2019 | 367 vue(s)
Catégorie(s) :
Israël

Par Chloé Blum

Dans la Vieille Ville de Jérusalem, dissimulé au milieu des pierres millénaires, se cache un trésor tout israélien : une exposition en réalité augmentée pour retourner dans le passé et découvrir le second Temple comme on ne l'a jamais vu. Ajustez vos masques, embarquement immédiat !

Il y a 70 ans, le 29 novembre 1947, était voté par l’ONU à New York, le plan de partage de la Palestine mandataire. Cette résolution numéro 181 prévoyait la création de trois entités : un État juif, un État arabe et Jérusalem placé sous contrôle international.

Alors que le Fatah et le Hamas tentent une énième poignée de main historique, la diplomatie israélienne y répond par un silence qui mérite une attention particulière.

 

 

"Le terrorisme et l'antisémitisme ont marqué cette année passée"

Pour #Jerusalem partagez & faites entendre l’Histoire !

Itinéraire de Paris à Jérusalem est un récit de voyage de François-René de Chateaubriand publié en 1811. Il relate un voyage effectué de juillet 1806 à juin 1807.
Il est divisé en sept parties : la 5eme est  consacrée à Jérusalem

Comme chaque année, l'association ASI/Keren Or que je préside, distribue des lunettes de vue en Israël aux plus démunis. Cette année l'opération s'est déroulée dans la ville de LOD.

Réflexion d’un professeur d’histoire-géographie sur l’abstention de la France au vote de la résolution adoptée par le comité du patrimoine mondial de l’Unesco niant tous liens entre les Juifs et les lieux saints de Jérusalem.

Vendredi 21 octobre j'étais l'invité témoin du journal de Radio J peu après le vote abérrant à l'Unesco d'une résolution sur Jérusalem

FOR JERUSALEM NO VOICE MUST MISS
FOR JERUSALEM NONE OF US CAN REMAIN SILENT

POUR JERUSALEM PAS UNE VOIX NE DOIT MANQUER
POUR JERUSALEM AUCUN D’ENTRE NOUS NE PEUT SE TAIRE
 

 

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Opinion

L'historien Laurent Joly publie un nouvel éclairage sur la collaboration de la France occupée à la déportation des juifs. Une œuvre magistrale.

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Ce billet de blog a été rédigé et publié le 2 janvier 2019, quelques jours après la disparition d'Amos Oz.

Avant de commencer la rédaction de ce billet de blog, j'ai ouvert le dernier livre d'Amos Oz paru il y a quelques mois, Chers fanatiques. Une feuille pliée en deux glisse des premières pages du livre. J'y découvre les paroles de Shir laShalom. Quelqu'un m'avait remis cette feuille en novembre dernier, place Rabin à Tel Aviv, à l'occasion des commémorations de l'assassinat de l'ancien Premier ministre israélien. En quittant la place, je l'avais glissée dans ma lecture du moment.

Ce petit signe empreint de cynisme me fait sourire. Même en ayant Amos Oz entre les mains, la paix nous file entre les doigts. 

J'ai découvert Amos Oz en lisant Entre amis. Une fresque d'une poésie sans pareille de la vie au Kibboutz. Le lecteur se perd au milieu des histoires des kibboutzniks et de leurs états d'âme. L'écriture efficace d'Amos Oz ne laisse cependant rien au hasard et chaque mot a le poids qu'il entend peser. Entre amis est le témoin de la moiteur des jours de printemps et de la fraîcheur du crépuscule, du bruit du vent qui s'engouffre dans les maisons et des pluie storrentielles qui innondent les cultures, de la larme d'une femme qui s'eternise sur sa joue et du bruit des jouets des enfants. Evidemment, je ne pouvais que tomber sous le charme de la plume de ce conteur de l'Israël que j'aime.

Après avoir passé en revue la plupart des oeuvres romanesques de notre écrivain, je me suis intéressée à ses essais et publications de discours. J'ai dévoré Aidez-nous à divorcer : Israël Palestine, deux Etats maintenant en quelques heures, animée d'un sentiment de joie, celle de lire tout ce que je n'avais jamais réussi à formuler.

C'est un tort de distinguer l'Amos Oz écrivain de l'Amos Oz politique. D'abord parce que les écrivains ont toujours eu l'immense responsabilité politique du lanceur d'alertes, de celui qui écrit sur ce qui est à peine visible, de celui qui interroge sur ce dont on a pas conscience. Ensuite, parce qu'Amos Oz n'aurait certainement jamais écrit ce qu'il a écrit s'il navait pas eu les positions politiques que l'on lui connait et une ambition dévorante pour la paix.

Amos Oz était bien plus qu'un écrivain israélien. C'était un amoureux d'Israël, capable d'en dépeindre les contours les plus ambigus. Un amoureux tenace, qui n'a jamais cessé de croire en la beauté et la grandeur de son pays. Amos Oz était un sioniste comme on en fait plus, n'en déplaise à une certaine gauche qui se perd parfois dans des considérations politiques sans intérêt.

Amos Oz conclut la dernière phrase de son dernier livre par le mot "rêvé". Amos Oz était un rêveur. Et si le rêve n'est plus tellement encouragé pour ceux qui ont Israël quelque part dans le coeur, Amos Oz nous redonne, à chaque lecture de ses oeuvres, la force de rêver encore, comme des millions l'ont fait avant nous, et comme des millions continueront de le faire.

Pour découvrir ou redécouvrir Amos Oz :

La boîte noire, 1986

Une histoire d'amour et de ténèbres, 2002

Entre amis, 2012

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