Gil Taïeb

Vice Président du Crif

Blog du Crif - À toutes les femmes

08 March 2019 | 160 vue(s)
Catégorie(s) :
France

La première djihadiste française capturée à Mossoul par les forces irakiennes en juillet 2017, Mélina Boughedir, a été condamnée, lundi 19 février, à sept mois de prison pour l’entrée illégale en Irak. La cour pénale de Bagdad a ordonné la remise en liberté et l’expulsion en France de la jeune femme de 27 ans, sa peine étant couverte par sa détention préventive, rapporte Le Monde du 19 février. Qui sont ces femmes désintégrées, déstructurées et aveuglées par la propagande développée par les djihadistes et qui ont été des proies faciles. C'est ainsi qu'elles se sont déshumanisées et ont participé à cette orgie barbare et moyenâgeuse qu’est le djihadisme.

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Le 4 février 2018, le Crif et les Amis du Crif ont organisé un voyage de mémoire dans les camps d’Auschwitz-Birkenau. Près de 200 personnes ont participé à cette journée exceptionnelle, qui a marqué les mémoires de chacun. Une délégation d’élus et de personnalités publiques m'a également accompagné. Nous avons aussi eu l'honneur d'être accompagnés par Ginette Kolinka, réscapée d'Auschwitz.

En fin de journée, nous avons tenu une courte cérémonie d'hommages ponctuée de plusieurs discours et de prières animées par le Rabbin Moché Lewin. En conclusion de cette intense journée, le Shofar a resonné au milieu du silence etourdissant de l'immense complexe de Birkenau.

Depuis quelques semaines, le texte épistolaire de Sholem Aleichem a investi la petite – mais non moins prestigieuse – scène du Théâtre de la Huchette, à Paris.

Hier, je me suis exprimé sur la récente vague d'antisémitisme qui secoue la France. J'ai demandé à l'ensemble de la communauté nationale de faire front contre la haine antisémite. J'ai également rappelé l'importance pour la justice française d'appliquer des peines suffisamment lourdes pour être dissuasives.

De ce 9 janvier 2015, nous voulons retenir une autre image, cette belle image. Celle de Lassana Bathily.

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Opinion

Par Chloé Blum

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L’ONU, qui parfois fait autre chose que de condamner Israël, a en 1977 institué, la journée internationale des droits des femmes.

En France, c’est le 8 mars qu’elle est célébrée. 

Donc en ce 8 mars 2019, j’aimerais rendre hommage à toutes les femmes.

À celles qui sont libres et illuminent nos foyers et notre société mais aussi à celles qui aujourd’hui encore, au XXIe siècle, sont esclaves et subissent la violence et l’humiliation dans certains pays et au sein de certains peuples qui vivent encore à l’âge des cavernes.

Comment ignorer ces centaines de milliers de jeunes filles et de femmes qui aujourd’hui encore sont enlevées, vendues et violées dans certains pays d’Afrique et du Moyen-Orient ?

Comment ignorer toutes celles qui au nom d’un islam rétrograde et fanatique, sont privées de tout.

De temps en temps, l’actualité nous amène à parler d’elles.

De temps en temps, certaines échappent à leurs tortionnaires et témoignent.

Oui ! rappelons-le, en 2019 des milliers voir des millions de femmes sont esclaves.

À ces femmes s’ajoutent celles qui au nom de l’idéologie djihadiste ont rejoint volontairement les zones de guerre et Daesh. Acceptant de ce fait la soumission à cette idéologie mortifère.

Chez elles, la notion de mère protectrice s’est transformée en celle de mère porteuse de haine. 

Leurs aspirations n’étant pas de protéger leurs enfants mais d’en faire des Martyrs . 

Comment une mère peut-elle accepter de faire grandir son enfant dans le seul but de le voir combattre et mourir ? 

Notre éducation et nos valeurs ne peuvent nous donner de réponses si ce n’est l’endoctrinement, le fanatisme et la haine. 

Nous ne pouvons oublier ces mères djihadistes ou palestiniennes qui déclarent être fières de voir leurs enfants mourir pour Allah !

En ce 8 mars 2019, le chemin est encore bien long !

Aussi je préfère penser et rendre hommage à toutes les autres femmes.

Celles qui illuminent nos foyers.

Celles qui par leur beauté et  leur sagesse apporte la sérénité.

Celles qui par leur tact, leur calme, leur écoute  et leur intelligence font de ce monde un monde meilleur.

Celles qui font avancer la liberté et en sont souvent les garantes.

Celles qui réussissent à concilier travail et famille et forcent notre admiration.

Celles qui donnant la Vie mettent au monde celles et ceux qui demain auront la responsabilité de faire évoluer, protéger et  transformer notre Monde.

A toutes ces femmes, je veux dire qu’on les aime.

À toutes ces femmes, je veux dire merci !

À toutes, ce n’est pas une journée que l’on doit vous dédier mais chaque jour de l’année !

Gil Taïeb