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Published on 25 June 2019

Haine sur Internet - "Ce n’est pas aux réseaux sociaux de décider ce qui est légal" déclare Cédric O

Le secrétaire d'État en charge du Numérique annonce la création d'un groupe de travail qui sera chargé de donner des indications sur les contenus interprétés comme haineux ou insultants.

Publié le 25 juin sur RTL

Les commentaires haineux et injurieux sont de plus en plus nombreux sur les réseaux sociaux. "La haine en ligne continue de prospérer et se développe même. Il y a des études qui disent qu'elle a augmenté de 30% en un an, c'est considérable", explique Cédric O. Sur RTL ce mardi 25 juin, le secrétaire d'État en charge du Numérique défend la loi visant à éradiquer ces torrents d'insultes, portée par la députée de la majorité Laetitia Avia

"Il y a besoin d'une de fixer des obligations de responsabilités aux grands réseaux sociaux (...) Il faut faire en sorte que quand il y a des contenus dangereux ou illicites, ils soient retirés. Et nous, on va faire en sorte qu'ils soient retirés en moins de 24 heures. Pour ça, il n'existait pas de base juridique et c'est ce qu'on crée", indique-t-il. 

Comment décider qu'un contenu doit être retiré et qu'il est illégal ?

"Aujourd’hui, c’est qu’il y a des contenus noirs ou blancs, des insultes caractérisées. Sur certains qui sont gris, c'est-à-dire qui nécessitent interprétation, on fera en sorte de mettre en place un groupe de travail entre les plateformes, la justice et l'administration qui donnera des indications", répond Cédric O.

"Il faut trouver la ligne de crête entre liberté d’expression et protection"

À qui de décider d'un retrait ? Les réseaux sociaux ? Un algorithme ? 

Selon le secrétaire d'État, "il y a un principe de base : ce n’est pas aux réseaux sociaux de décider ce qui est légal ou pas légal. Le seul qui peut décider, c'est la justice. Mais la justice met un peu de temps à passer (...) On va mettre en place une instance qui permettra, dans le dialogue entre la société civile, les plateformes et l'administration, de donner des indications chaque mois".

Et qu'en est-il de la liberté d'expression ?

"Il faut trouver la ligne de crête entre liberté d’expression et protection, mais on a une responsabilité de protection envers les citoyens", avance Cédric O. 

 

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