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Published on 10 September 2019

Discrimination - Chants homophobes : le Président de la Fédération française de foot demande aux arbitres de ne plus arrêter les matchs

Le Président du Crif Francis Kalifat a réagi sur Twitter aux propos de Noël le Graet. Il a rappelé que l'homophobie devait être combattu au même titre que l'antisémitisme et le racisme. Il a souligné qu'il n'y avait aucune hiérarchie entre les haines et que celles-ci devaient être traitées selon leurs spécificités propres.

Publié le 10 septembre dans Le Parisien

Noël Le Graët, le président de la Fédération française de football (FFF), a réitèré ce mardi son opposition aux interruptions de match contre les chants et banderoles homophobes dans les stades.


« Je n'arrêterais pas les matchs, je suis contre totalement », a déclaré le président de la Fédération française de football ce mardi lors d'une interview sur France Info. Interrogé pour savoir si, concrètement, il allait demander aux arbitres (qui dépendent de la FFF) de ne plus interrompre les rencontres, Noël Le Graët, excédé par l'arrêt de nombreux matchs ces dernières semaines, a répondu : « Vous m'avez bien compris ». Il a précisé que, selon lui, « les méthodes de punir sans arrêt accentuent (le phénomène) ».

Il poursuit : « Mais je ferais arrêter un match pour des cris racistes ».

Vendredi dernier, Noël Le Graët, dans une interview à Ouest-France, estimait « qu'on arrête trop de matchs. » « Cela fait plaisir à certains ministres, mais moi, ça me gêne, poursuit Le Graët. Le football ne peut pas être pris en otage pour des propos vulgaires. Ce n'est pas le foot, mais la société en général qui doit y réfléchir, à l'école ou dans les entreprises, partout. »



La réponse de la ministre des Sports


Dans une publication Facebook, la ministre des Sports Roxana Maracineanu avait fermement répliqué samedi au président de la Fédération française de football. Elle mettait la FFF devant ses responsabilités et souhaitait un mouvement commun.

« Décrédibiliser ma parole ou celle d'autres membres du gouvernement ne sert en rien le monde du football. Mettons-nous au travail ensemble pour trouver des solutions », avait ainsi rétorqué Roxana Maracineanu.

Depuis le début de la saison, plusieurs rencontres ont été brièvement interrompues en L1 et L2 pour faire cesser des chants homophobes lancés des tribunes ou le déploiement de banderoles injurieuses. Une fermeté réclamée et vivement saluée par la ministre des Sports, sa collègue chargée de la lutte contre les discriminations, Marlène Schiappa, et par les associations de lutte contre l'homophobie.

« Je considère que tous les acteurs du sport, dans le football et ailleurs, doivent s'engager sans équivoque dans cette démarche qui nécessite peut-être de la pédagogie, sans doute des sanctions, mais sûrement un dialogue constructif entre tous. Par respect. Parce que la valeur cardinale du sport, c'est la tolérance », avait estimé la ministre des Sports.

Elle avait invité la FFF à « apporter des contributions constructives et concrètes sur cette question » lors des prochaines réunions de l'Instance nationale du supportérisme, auxquelles sont également conviés Marlène Schiappa, et Laurent Nuñez, secrétaire d'État auprès du ministre de l'Intérieur.

 




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