Francis Kalifat

Président

Mon discours lors de la commémoration du Soulèvement du ghetto de Varsovie 2020

20 April 2020 | 34 vue(s)
Catégorie(s) :
France

Jeudi 6 septembre s'est tenue la cérémonie d'échange des vœux entre les responsables de la Communauté juive, la Maire de Paris Anne Hidalgo et la présidente du Conseil régional d'Ile de France Valérie Pécresse.

Jeudi 26 juillet, j'ai écrit au Ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian afin de lui faire part de mon étonnement face à l'absence de mention d’Israël dans les déclarations du Quai d'Orsay suite à l'évacuation de casques blancs syriens.

Mercredi 25 juillet, j'ai adressé des courriers aux Présidents respectifs de la Fédération Française des Échecs et de la Fédération Française de Judo. L'objectif : mener à bien le combat pour l'égalité et contre la discrimination de toute nature.

Fausses rumeurs, photos ou vidéos truquées… les fausses informations, ou fake news, inondent le net. La désinformation va parfois plus loin, prenant la forme de théories à l’apparence scientifique.

L'exposition CHAGALL, LISSITZKY, MALÉVITCH...L'AVANT-GARDE RUSSE À VITEBSK (1918-1922) est à découvrir juqu'au 16 juillet 2018 au Centre Pompidou.

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Actualité
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Nous sommes debout
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03 April 2017
Catégorie : France, Actualité, Opinion

Samedi 1er avril place du Châtelet se sont réunies une centaine de membres du Collectif Boycott Israël

Francis Kalifat, the Crif President gave a speech at the annual Crif's dinner 2017. 

Le judaïsme indien est assez méconnu en France. Pourtant, il est d'une implantation millénaire. Il y avait environ 35 000 Juifs aux Indes lors de la création de l'État d'Israël

Johnny est malade. Oui, le grand Johnny. Lundi, la fille de Johnny Hallyday avait annoncé que son père souffrait d'un cancer avant de crier au piratage de son compte. Ce mercredi soir, c'est finalement le chanteur lui-même qui prend soin d'envoyer un mot sur Twitter pour rassurer ces fans. Si on lui a dépisté « des cellules cancéreuses » pour lesquelles il est « traité », il assure être confiant sur son suivi. "Mes jours ne sont pas aujourd'hui en danger, rappelle L’Express du 9 mars.

Cela paraîtra peut-être étrange à certains de mes lecteurs, mais j’aime Johnny, j’aime son timbre de voix, j’aime aussi certaines de ces chansons, je suis presque, presque un fan.

Pourquoi dans cette affaire, est-ce Bensoussan qui seul est poursuivi en justice et non pas simultanément Smaïn Laacher ?

 
"La culture est ce qui a fait de l'homme autre chose qu'un accident de l'univers", déclarait André Malraux. C'est pour toutes ses vertus que la culture est grande et qu'elle reste et doit rester un rempart contre l'obscurantisme, le racisme, l'antisémitisme et l'homophobie. De chaque création artistique doit jaillir une lumière. C'est à cela que doit aspirer chacun de ceux qui ont le bonheur de pouvoir créer ou d'interpréter une oeuvre. 

 

"Le terrorisme et l'antisémitisme ont marqué cette année passée"

L’Amitié judéo-chrétienne de France - dont plusieurs militants du Crif sont membres du Comité Directeur - a tenu dimanche 29 janvier son Conseil national, l’occasion pour nous de donner quelques nouvelles du front du dialogue.

Je me suis exprimé sur les enjeux de l'élection présidentielle pour la communauté juive française.

Un livre de Victoria Klem

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Dimanche 19 avril, le Crif et le Mémorial de la Shoah ont organisé une cérémonie virtuelle pour commémorer le 77ème anniversaire du Soulèvement du ghetto de Varsovie. Un moment très émouvant au cours duquel, ensemble, nous avons rendu hommage aux Hommes qui se sont soulevés pour leur liberté.

Discours de Francis Kalifat lors de la commémoration du Soulèvement du ghetto de Varsovie - 19 avril 2020

 

"Chers amis,

Si vous me le permettez, avant de commencer mon intervention, je voudrais ajouter deux choses. La première, c'est que, traditionnellement, l'Ambassadeur de Pologne en France participe à cette cérémonie. Les circonstances que nous connaissons font qu'il n'a pas pu être avec nous.

Néanmoins, il m'a écrit un courrier, et je voudrais vous donner lecture de deux ou trois passages de ce courrier. [Il lit] "Monsieur le président, c'est avec une grande tristesse que j'accueille les circonstances actuelles qui font que je ne peux m'exprimer autrement que par écrit pour commémorer le Soulèvement du ghetto de Varsovie. Si cette émotion demeure intacte, c'est également le souvenir de ces héros, la mémoire de cette période et des crimes commis qui doivent le demeurer tout autant en ces temps troublés.

Le pire de ce que l'homme a pu produire n'est jamais très loin. La démocratie n'est jamais totalement à l'abri d'idées délétères. L'actualité vous fournit hélas régulièrement des sujets pleins de pessimisme." 

[Il reprend] Avant de commencer mon intervention, je veux aussi avoir une pensée pour les personnes qui nous ont quittés.

Je voudrais également saluer la mémoire d'une femme pour laquelle j'avais beaucoup d'affection, Danièle Hoffman-Rispal. Elle nous a quittés la semaine dernière. Ancienne députée, ancienne vice présidente de l'Assemblée nationale, présidente du groupe d'amitié France-Israël à l'Assemblée nationale, conseillère de Paris, Danielle était une infatigable militante des causes humanistes. Et c'est à l'aune de sa conscience juive qu'elle a toujours fixé ses engagements politiques et associatifs. Son timbre de voix si particulier continuera de trouver un écho dans nos coeurs comme dans celui de tous les militants.

Nous vivons actuellement une période inédite où le temps semble suspendu. Nous devions, comme chaque année, commémorer le Soulèvement du ghetto de Varsovie ce matin, à 11h au Mémorial de la Shoah.

Bien que la situation sanitaire ne nous permette pas d’être sur place, je veux saluer cette belle initiative qui nous permet grâce à la technique de nous retrouver pour nous souvenir et  marquer notre inscription dans l’héritage laissé par la légendaire histoire du ghetto de Varsovie.

958 jours : C’est ce qu’il aura fallu aux nazis pour enfermer, affamer, persécuter, exécuter et déporter 380 000 juifs, entre le 12 octobre 1940-veille de kippour-et la liquidation qui débuta veille de pessah le 19 avril 1943.

Entre ces jours de détresse extrême, il y eut ces jours mémorables et héroïques au cours desquels les membres de l’Organisation Juive de combat prirent les armes pour se soulever.

Nous savons qu’ils étaient démunis face à la puissance de feu nazi, nous savons que la résistance polonaise appelée à l’aide n’a pas répondu à l’appel. Les combattants du ghetto étaient seuls face aux nazis, et cela ne peut que contribuer à les auréoler de gloire, cela oblige notre mémoire à les extraire du néant, à leur rendre leur nom et leur jeunesse.

C’est pourquoi nous avons décidé de mettre à l’honneur la résistance juive en vous proposant  en plus de l’extrait du témoignage de Larissa Cain, celui de Simha Roten, survivant de l’Organisation Juive de combat et témoin des derniers jours du ghetto et de l’anéantissement des forces juives par les nazis. Vous retrouverez ce témoignage après la cérémonie dans la programmation que nous avons prévue en lien avec le Mémorial de la Shoah.

Notre cérémonie cette année est écourtée mais complétée par une programmation documentaire. Vous pourrez dans la journée, visionner sur  nos réseaux plusieurs documentaires qui viendront étoffer notre cérémonie.

Si elle avait eu lieu en public comme nous l’avions prévu, les chaises de Milo Adoner, de Frida Wattenberg et de Simon Grobman auraient été vides. Ils nous ont quitté tous les trois, Milo d’épuisement, Frida et Simon ont eux été terrassés par le Covid 19.

Puisse l’histoire du ghetto nous apporter lucidité et réconfort.

Lucidité face à l’antisémitisme et l’antisionisme qui explosent sur les réseaux sociaux avec leurs théories complotistes et conspirationnistes qui font une nouvelle fois des Juifs et d’Israël des boucs émissaires.

Réconfort car nous savons que c’est l’exemple des combattants héroïques du Ghetto de Varsovie qui nous guident dans notre combat permanent contre l’antisémitisme.

Nous leur devons respect, fidélité et amourcar ils nous ont donné, ils nous donnent la fierté d’être JUIFS.

Je remercie l’équipe du Mémorial de la Shoah et la Commission du Souvenir du Crif, et plus particulièrement, Jacky Fredj, Bruno Halioua et Stéphanie Dassa   d’avoir tout mis en œuvre pour que malgré les conditions , cette commémoration  soit possible.

Je vous souhaite une bonne cérémonie. Vous entendrez parler Yiddish, hébreu et français : ces trois langues qui sont pour beaucoup d’entre nous des marqueurs identitaires.

Je vous dis à bientôt, prenez soin de vous, et restez chez vous."

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