Blog du Crif - Disparition d'Henri Weber : quelques mots pour lui rendre hommage...

28 April 2020 | 417 vue(s)
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France

La semaine dernière, le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) proposait dans sa newsletter et sur ses réseaux sociaux un contenu qui a fait polémique.

Mon discours prononcé au dîner du Crif Grenoble-Dauphiné, le 22 octobre 2017.

Mon discours à la cérémonie d'hommage aux Juifs engagés volontaires qui s'est tenue le 15 octobre 2017 au cimétière de Bagneux.

Dans ce courrier, j'ai félicité Audrey Azoulay pour son élection. J'ai également attiré son attention sur les positions récentes de l'Unesco sur Jérusalem et commente les relations passées de l'organisation avec le Crif.

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Actualité

Retour sur les événements qui sont intervenus en juillet 2014 et les manifestations propalestiniennes qui ont dégénéré.

Est-il pertinent de mettre en parallèle “antisémitisme” et “islamophobie”?
Non, cinq fois non:  Ni sémantiquement , ni historiquement,  ni sociologiquement, ni politiquement et encore moins juridiquement, ces deux termes et les deux concepts qu’ils sous-tendent, ne sont de même nature. Il serait non seulement faux, mais aussi dangereux pour tous, de les mettre en regard sur un même plan.

L'antisémitisme : les causes d'un Mal qui s'aggrave.

Ce dernier détaille ici les multiples racines de l’antisémitisme, qui a explosé en France à partir de l’année 2000 et la première « intifada ». Et qui s’est fortement aggravé tout au long de l’année dernière. Marc Knobel évoque notamment l’origine idéologique – soulignée et étudiée par le philosophe et chercheur Pierre-André Tagguief – d’un antisémitisme qui découle d’un antisionisme extrême, lui-même alimenté depuis longtemps par les tenants de l’islamisme radical. Extrême gauche et extrême droite française en passant par « Dieudonné and Co » sont aussi, historiquement et actuellement, parmi les premiers diffuseurs de la haine antisémite en France. Description et analyse en huit points.

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Henri Weber, ancien sénateur et député européen de 2004 à 2014, est décédé à 75 ans, victime du Covid-19. 

Né à Leninabad (aujourd’hui Khodjent au Tadjikistan), il est le fils d’une famille d’horlogers juifs qui ont réussi à quitter la Pologne et à rejoindre l’URSS. Ses parents ayant, à la fin de la guerre, refusé de prendre la nationalité soviétique, ils rejoignent, après un passage par un camp de travail, leur Pologne natale. 

Après le pogrom de Kielce (juillet 1946), ils décident de partir pour la France. Le jeune Henri mène ses études secondaires au Lycée Jacques -Decour, où il adhère aux jeunesses communistes, au grand dam de ses parents. Il est également membre à cette date de l’Hachomer Hatzair, tout comme son frère qui fera son Alyah et vit en kibboutz. 

Henri, grâce à son charisme, devient un des leaders de mai 1968. Adhérent de la Ligue Communiste Révolutionnaire d’Alain Krivine, il devient enseignant en philosophie politique. Comprenant que le trotskisme ne peut pas déboucher politiquement, il se rapproche du Parti Socialiste auquel il adhère durant les années 1980. Il travaille auprès de Laurent Fabius, qu’il conseille et aide par des notes d’analyse politique d’une grande pertinence. D’abord élu a Saint -Denis, il devient ensuite sénateur en Seine-Maritime avant d’être député européen. 

Auteur de nombreux ouvrages, Henri Weber était un homme à la fois drôle, cultivé, capable d’analyses pertinentes et de synthèses fortes. Il a toujours été fier de sa judéité, et a toujours été fidèle à la défense de l’existence de l’Etat d’Israel, même s’il en critiquait souvent la politique. Lui qui comprenait le yiddish et le parlait quelque peu, mérite amplement le qualificatif de Mensch. 

Le Crif présente à son épouse, Fabienne Servan -Schreiber, et à ses enfants, ses plus sincères condoléances.

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Gérard Unger

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