Stéphanie Dassa

Directrice de projets

Blog du Crif - A tous ces rescapés de la Shoah qui nous ont quittés...

12 May 2020 | 154 vue(s)
Catégorie(s) :
France

Et vous, comment définiriez-vous l’humour juif ?

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Actualité

Suite au vote le 16 décembre 2016 du conseil municipal de Clermont-Ferrand au vœu présenté par les groupes communistes, Front de gauche et Europe écologie, vœu relatif au boycott des produits israéliens fabriqués dans « les territoires palestiniens occupés », le Maire de Clermont-Ferrand a fait paraître dans le journal local la Montagne un communiqué. La présidente du CRIF Auvergne-Rhône- Alpes lui répond…

Au lendemain des déclarations du ministre israélien de la défense, lundi 26 décembre, qualifiant la conférence de paix sur le Proche-Orient qui doit se tenir prochainement à Paris de nouveau « procès Dreyfus », le Crif a condamné des propos « maladroits ».

 
 
 

J'ai répondu aux questions d'Olivier Lerner dimanche 4 décembre lors de notre Convention Nationale

Halte à la discrimination d'Israel, le CRIF proteste suite à la décision d'étiqueter les produits israeliens. 

Suite à l'annonce de l'adoption de la directive de l'E.U sur l'étiquetage des produits israéliens le Crif a réagit à travers un communiqué, j'ai voulu dénoncer la décision française et l'obessession israelienne.

J'ai répondu aux questions de Sputnik news.

« Si on parlait de la France ? Français, juifs et citoyens » : c’est le thème de la 7e Convention nationale du Crif le dimanche 4 décembre au Palais des Congrès de Paris.

C’est une étonnante indifférence qui entoure la mise en lambeaux de la ville d’Alep en Syrie.

Donald Trump est un excentrique narcissique qui au cours de sa campagne électorale a fait du mensonge une arme redoutable.

Réflexion d’un professeur d’histoire-géographie sur l’abstention de la France au vote de la résolution adoptée par le comité du patrimoine mondial de l’Unesco niant tous liens entre les Juifs et les lieux saints de Jérusalem.

Vendredi 21 octobre j'étais l'invité témoin du journal de Radio J peu après le vote abérrant à l'Unesco d'une résolution sur Jérusalem

FOR JERUSALEM NO VOICE MUST MISS
FOR JERUSALEM NONE OF US CAN REMAIN SILENT

POUR JERUSALEM PAS UNE VOIX NE DOIT MANQUER
POUR JERUSALEM AUCUN D’ENTRE NOUS NE PEUT SE TAIRE
 

 

Cette période de fêtes juives en France, rime aujourd'hui avec contrôles de sécurtié et détecteurs de métaux

Jean Pierre Allali's picture
ADIEU SHIMON
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29 September 2016
Catégorie : Actualité

L'ancien président de l'État d'Israël, mon ami Shimon Peres, prix Nobel de la Paix 1994 est mort dans la nuit du 28 septembre 2016. Il avait 93 ans.

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Opinion

Dov Maimon rejoint les auteurs du Blog du Crif !

Ce dernier détaille ici les multiples racines de l’antisémitisme, qui a explosé en France à partir de l’année 2000 et la première « intifada ». Et qui s’est fortement aggravé tout au long de l’année dernière. Marc Knobel évoque notamment l’origine idéologique – soulignée et étudiée par le philosophe et chercheur Pierre-André Tagguief – d’un antisémitisme qui découle d’un antisionisme extrême, lui-même alimenté depuis longtemps par les tenants de l’islamisme radical. Extrême gauche et extrême droite française en passant par « Dieudonné and Co » sont aussi, historiquement et actuellement, parmi les premiers diffuseurs de la haine antisémite en France. Description et analyse en huit points.

Partout en France, des crayons, des stylos et des feutres ont été brandis, les seules armes du courage et de la liberté contre d'autres armes qui tuent, qui souillent, qui meurtrissent à tout jamais.

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Au commencement il y eut Milo. Milo Adoner. L’enfant du Pletzel revenu d’Auschwitz  orphelin et très remonté.

Ensuite il y eut Frida. Frida Wattenberg, résistante un jour, résistante toujours. 

Après Frida et Milo il y eut Simon. Simon Grobman, l’adorable. Enfant caché et fils d’engagé volontaire dont la gentillesse était aussi profonde que les fonds marins.

Quand nous eûmes quitté Simon, il a fallu quitter Fanny. Fanny Hochbaum la pétillante, l’israélienne, celle qui avait fait sa vie sous le soleil, là où la misère est moins pénible comme le chantait le grand Charles (Aznavour, qui d’autre ?).

Puis il y eut Liliane. Liliane Esrail, la grande blessée du cœur, dont les bras de son époux Raphaël ont été comme l’atmosphère au-desssus de la terre : une possibilité de vivre.

 

Ils sont tous morts. Morts pendant ce temps suspendu où nous restions chez nous à ne rien faire ou si peu. 

Ils sont morts pendant le Covid, certains à cause du virus et ce fut le cas pour Simon et Frida, d’autres d’épuisement, comme Milo qui de toute façon avait tout donné, tout ce qu’il avait comme énergie et comme larmes, car Milo pouvait pleurer comme il savait gueuler. Le cœur de Fanny s’est arrêté de battre, et Liliane n’en pouvait plus de cet Alzheimer.

J’ai eu de la chance, beaucoup de chance, de les avoir connus et d’avoir appris à les aimer. J’en ai eu plus encore d’avoir reçu d’eux en retour une affection sincère et je le crois aussi une certaine confiance.  Il en aura fallu du temps. De ces hommes et de ces femmes à l’âme abimée on n’obtient pas l’approbation avec un joli sourire. Condition nécessaire mais pas suffisante.

J’étais là, comme beaucoup de gens, aux obsèques de l’inoubliable Milo, c’était début Mars, 10 jours plus tard, cela n’aurait pas été possible. Je n’étais pas là pour accompagner les autres dans leur dernière demeure et c’est une pointe dans le cœur plantée que de penser à eux sans avoir pu faire le deuil concret de leur grand départ pour « là-haut ».

Si j’avais l’assurance d’Elizabeth II et la foi du charbonnier, je pourrai leur dire avec beaucoup de sang froid « We will meet again » mais je n’y crois pas trop, enfin pas comme ça.

Ce que je veux surtout leur dire c’est qu’ils ont tous à leur manière enrichi mon existence, ouvert mon esprit à des récits inimaginables, repoussé les limites de ce que je pouvais supporter, ils ont fait de moi une femme un peu plus forte et beaucoup plus patiente.

Leur départ pour le grand voyage sans retour, il fallait certes s’y attendre mais il est dans la vie des choses qu’on sait au fond de nous et qu’on occulte.  Ce texte est écrit simplement pour leur dire au revoir, pour leur dire qu’ils vont tous me manquer et que je pense à eux pour l’éternité.

Et à l’instant précis où j’écris ces lignes je revois Milo qui avait beaucoup d’humour et  m’aurait répondu à la Woody Allen : «L’éternité c’est long, surtout vers la fin.»

Stéphanie Dassa

 

Nos pensées émues vont également également à ces disparus : Henri Kichka, l'une des dernières mémoires belges des camps de concentration et seul survivant de  sa famille, Asia Turgel, également la seule survivante de sa famille, Paulette Sarcey, résistante juive engagée et à Roger Helwaser l'orphelin de la Shoah. Ils ont tous survécus à l'horreur de la Shoah. Nous ne les oublierons jamais. 

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