Gil Taïeb

Vice Président du Crif

Blog du Crif - La violence qui frappe notre société

27 November 2020 | 80 vue(s)
Catégorie(s) :
France

Retour sur les événements qui sont intervenus en juillet 2014 et les manifestations propalestiniennes qui ont dégénéré.

Est-il pertinent de mettre en parallèle “antisémitisme” et “islamophobie”?
Non, cinq fois non:  Ni sémantiquement , ni historiquement,  ni sociologiquement, ni politiquement et encore moins juridiquement, ces deux termes et les deux concepts qu’ils sous-tendent, ne sont de même nature. Il serait non seulement faux, mais aussi dangereux pour tous, de les mettre en regard sur un même plan.

L'antisémitisme est comme une bête particulièrement enragée et puante. Il rôde, nous ne le savons que trop bien...

L'antisémitisme : les causes d'un Mal qui s'aggrave.

Ce dernier détaille ici les multiples racines de l’antisémitisme, qui a explosé en France à partir de l’année 2000 et la première « intifada ». Et qui s’est fortement aggravé tout au long de l’année dernière. Marc Knobel évoque notamment l’origine idéologique – soulignée et étudiée par le philosophe et chercheur Pierre-André Tagguief – d’un antisémitisme qui découle d’un antisionisme extrême, lui-même alimenté depuis longtemps par les tenants de l’islamisme radical. Extrême gauche et extrême droite française en passant par « Dieudonné and Co » sont aussi, historiquement et actuellement, parmi les premiers diffuseurs de la haine antisémite en France. Description et analyse en huit points.

"Dites-moi que ce furent des cauchemars, que le monde s'améliore de jour en jour, que des flammes de lumière jaillissent en chaque point du globe."

Article paru dans le HuffinghtonPost.fr

Pages

Actualité

"Ce qui m'effraie, ce n'est pas l'oppression des méchants, c'est l'indifférence des bons" (Martin Luther King)

Tribune de marc Knobel publié dans le Huffinghton Post 

Des centaines de tombes ont été profanées au cimetière juif de Sarre-Union (Bas-Rhin), dimanche 15 février 2015, a annoncé le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, dans un communiqué de presse

Le Hors-série de L'Express numéro 28, "Regards sur l'Histoire" consacré aux Juifs de France a mis en émoi une partie de la communauté juive, François Heilbronn, professeur des universités associé à Sciences-Po Paris et Président des Amis français de l'université de Tel-Aviv lui a adressé deux lettres ouvertes publiées dans l'Arche.
 

 

 

Retour sur les événements qui sont intervenus en juillet 2014 et les manifestations propalestiniennes qui ont dégénéré.

Est-il pertinent de mettre en parallèle “antisémitisme” et “islamophobie”?
Non, cinq fois non:  Ni sémantiquement , ni historiquement,  ni sociologiquement, ni politiquement et encore moins juridiquement, ces deux termes et les deux concepts qu’ils sous-tendent, ne sont de même nature. Il serait non seulement faux, mais aussi dangereux pour tous, de les mettre en regard sur un même plan.

L'antisémitisme : les causes d'un Mal qui s'aggrave.

Ce dernier détaille ici les multiples racines de l’antisémitisme, qui a explosé en France à partir de l’année 2000 et la première « intifada ». Et qui s’est fortement aggravé tout au long de l’année dernière. Marc Knobel évoque notamment l’origine idéologique – soulignée et étudiée par le philosophe et chercheur Pierre-André Tagguief – d’un antisémitisme qui découle d’un antisionisme extrême, lui-même alimenté depuis longtemps par les tenants de l’islamisme radical. Extrême gauche et extrême droite française en passant par « Dieudonné and Co » sont aussi, historiquement et actuellement, parmi les premiers diffuseurs de la haine antisémite en France. Description et analyse en huit points.

Pages

Comment ne pas aborder une fois de plus le sujet de la violence qui frappe notre société ?

Depuis quelques années, nous sommes confrontés à un mal qui nous ronge et qui a entraîné non seulement des pertes humaines très souvent dans des conditions dramatiques mais également des traumatismes dont on ne cicatrise pas encore.

Face a cette violence, terroriste islamique ou sociétale, nous essayons de faire bloc et cherchons non seulement une réponse forte mais faisons appel à nos valeurs républicaines qui devraient être notre bouclier face à ces maux qui nous font saigner.

Nous rappelons sans cesse que nous devons faire « un » face à ceux et celles qui n’ont que la haine comme langage.

À chaque drame que nous vivons, nous sommes Charlie, Bataclan, Juifs, Nice, Samuel Paty et aussi Policiers. Je ne peux oublier les applaudissements à l’unisson saluant les forces de l’ordre après les attentats.

Je ne peux oublier combien nous nous sommes accrochés à ceux qui portaient l’uniforme en les prenant pour symboles d’une nation qui résiste. 

Au nom de ces souvenirs et de cette force dont ils sont les symboles, je ne peux me taire face à certaines « brebis galeuses » portant ce même uniforme, qui par leurs agissements salissent non seulement l’uniforme qu’ils portent, mais plus largement crachent aux visages de tous les citoyens qui ont besoin plus que jamais de croire en la force du droit et en sa capacité à les protéger. 

Je refuse de pratiquer l’amalgame et rejette le terme global de « violences policières » mais je crie haut et fort « qu’il y a trop de policiers violents » qui sont des tâches sur le drapeau tricolore.

Certains par le racisme bafouent nos valeurs.

Ce qui s’est passé le 21 novembre dans le 17e arrondissement sur la personne du producteur Michel Zecler est non seulement un scandale qui appelle à des sanctions exemplaires mais le signe qu’il faut chirurgicalement retirer cette tumeur violente et raciste qui gangrène çà et là certains corps de notre police. Les propos et les coups reçus par Michel sont des coups que chacun d’entre nous avons reçus. 

Les fausses déclarations contredites heureusement par les vidéos appellent à une réaction forte, exemplaire et à une condamnation par tous. 

Michel en a le droit, les milliers de policiers qui font leur travail avec abnégation le méritent et nous tous en avons besoin.

 

Gil Taïeb 

- Les opinions exprimées dans les billets de blog n'engagent que leurs auteurs -