Jean Pierre Allali

Membre du Bureau Exécutif du CRIF, Jean-Pierre Allali préside la Commission des Relations avec les Syndicats, les ONG et le Monde Associatif.

Lectures de Jean-Pierre Allali - Sarah Bernhardt, l'indomptable, par Évelyne Morin-Rotureau

06 January 2021 | 114 vue(s)
Catégorie(s) :
France

Jeudi 6 septembre s'est tenue la cérémonie d'échange des vœux entre les responsables de la Communauté juive, la Maire de Paris Anne Hidalgo et la présidente du Conseil régional d'Ile de France Valérie Pécresse.

Jeudi 26 juillet, j'ai écrit au Ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian afin de lui faire part de mon étonnement face à l'absence de mention d’Israël dans les déclarations du Quai d'Orsay suite à l'évacuation de casques blancs syriens.

Mercredi 25 juillet, j'ai adressé des courriers aux Présidents respectifs de la Fédération Française des Échecs et de la Fédération Française de Judo. L'objectif : mener à bien le combat pour l'égalité et contre la discrimination de toute nature.

Fausses rumeurs, photos ou vidéos truquées… les fausses informations, ou fake news, inondent le net. La désinformation va parfois plus loin, prenant la forme de théories à l’apparence scientifique.

Pages

Opinion

Jean-Pierre Allali partage avec vous ses appréciations littéraires au fil de ses lectures. Aujourd'hui, il nous parle du livre de Techouva, de Frédéric Lauze.

Jean-Pierre Allali partage avec vous ses appréciations littéraires au fil de ses lectures. Aujourd'hui, il nous parle du livre de Dina Porat, Le Juif qui savait Wilno-Jérusalem : la figure légendaire d’Abba Kovner, 1918-1987.

"On s'est dit au-revoir. C'était un au-revoir mais qu'y avait-il derrière cet au-revoir ?"

En 2017, Roger Pinto, sa femme et son fils ont été séquestrés, violentés et détroussés à leur domicile de Livry-Gargan (Seine-Saint-Denis), "une agression antisémite" condamnée par le Crif et le ministre de l'Intérieur. Une première ?

Thierry Noël-Guitelman est un journaliste, membre de l'association Hébraïca à Toulouse. Il a engagé, en 2004, des recherches familiales sur l'étoile jaune, sa tante Ida Seurat-Guitelman, ayant obtenu une exemption.

Gil Taïeb's picture
Nous sommes debout
|
03 April 2017
Catégorie : France, Actualité, Opinion

Samedi 1er avril place du Châtelet se sont réunies une centaine de membres du Collectif Boycott Israël

Pages

Sarah Bernhardt, l'indomptable, par Évelyne Morin-Rotureau  (*)

 

Bien qu’elle se soit, très jeune, convertie au catholicisme, Sarah Bernhardt est, à juste titre, considérée comme une figure d’Israël.

Quatre-vingt-dix ans après sa mort, le doute subsiste encore sur la date et le lieu de la naissance de celle qui fut en son temps un monstre sacré du théâtre, la "divine bohême de Belle-Île-en-mer."

Officiellement, Sarah Marie Henriette Bernhardt, fille d’Edouard Bernhardt et de Judith Van Hard, est née le 25 septembre 1844.

Sa mère, Judith Julie Youle Van Hard, fille de Moses Bernard, un oculiste juif et de Janetta Hartog, était née à Berlin.

Pour ce qui est du père de Sarah, certaines pistes remontent à un notaire du Havre, Maurice Bernard, d’autres à l’officier de de marine Morel ou encore à un riche fonctionnaire havrais non identifié.

Très tôt, la petite Sarah sera placée en nourrice. À neuf ans, elle est confiée au couvent de Grandchamp à Versailles. Elle y est baptisée et y fait sa première communion avant de rejoindre sa mère, rue Saint-Honoré, à Paris. Elle a alors quatorze ans.

C’est la carrière de ce personnage extraordinaire que nous retrace Evelyne Morin-Rotureau dans un petit livre destiné à la jeunesse mais qui peut être lu avec profit par les lecteurs de tous âges. On y découvre que Sarah n’était pas un élève modèle : « l’arithmétique la rendait folle et l’orthographe l’assommait ». Et elle détestait le piano ! Et, fait incroyable, elle n’aime pas le théâtre et ne veut pas être, plus tard, une actrice ! Par contre, elle adorait observer les animaux : lézards, grillons, araignées et même couleuvres. Plus tard, elle passera aux lionceaux, aux pumas, aux chiens et aux oiseaux.

On le sait, Sarah sera quand même reçue au Conservatoire et intégrera avec bonheur la Comédie Française dès l’âge de seize ans.

La carrière de Sarah sera fulgurante et la tragédienne, merveilleuse interprète de Racine et de Marivaux,  de Victor Hugo et de Musset, de Shakespeare parcourra le monde : Espagne, Angleterre, Belgique, Hollande, Portugal, Danemark, Suède, Norvège, Italie, Grèce, Autriche, Hongrie, et, en 1880, l’Amérique. Sans oublier l’Afrique du Nord, le Brésil ou encore l’Australie.

Tout au long de ce petit livre sympathique, on fait la connaissance des amis de la famille puis de ceux de Sarah : le duc de Morny, le prince Napoléon, le compositeur Rossini, George Sand, Oscar Wilde, Thomas Edison, Alphonse Mucha, Edmond Rostand,  Reynaldo Hahn, Octave Mirbeau, Marie Curie, Georges Clemenceau, le général Foch et bien d’autres.

On réalise aussi à quel point elle adore son fils Maurice bien qu’il soit un joueur invétéré

À l’heure où, en France, on polémique autour de la question du changement du titre du livre d’Agatha Christie, « Les dix petits nègres », on réalise qu’à l’époque, déjà, le problème s’était posé. A New York, pour ne pas choquer un public réputé prude, « La dame aux camélias » qui raconte la vie d’une prostituée a été rebaptisé « Camille ».

De 1862 à 1923, date de sa mort, Sarah Bernhardt aura créé 70 rôles et joué dans 125 pièces. « Ma vraie patrie, aimait-elle dire, c’est l’air libre et ma vocation, l’art sans contrainte ».

Très intéressant.

Jean-Pierre Allali

 

(*)Éditions Oskar. 2020. 80 pages. 9,95 €.

 

Your application has been taken into account.
Thank you for your interest.