Richard Prasquier

Ancien Président du CRIF

Le billet de Richard Prasquier - Manuel Valls et Jean-Luc Mélenchon : Deux visages du socialisme

10 June 2022 | 220 vue(s)
Catégorie(s) :
France

Il y a 80 ans, le 7 juin 1942, la législation instaurant l'étoile jaune était mise en place. À cette occasion, découvrez 4 articles sur la façon dont Serge Gainsbourg, Jean Ferrat, Sacha Distel et Marcel Gotlib ont vécu le port de l'étoile jaune.

Ces articles sont proposés par Bruno Halioua, et issus de son livre «Leur Seconde Guerre Mondiale», (édition Buchet Chastel - 2020). Dans ce livre, il s'intéresse à la façon dont certaines personnes célèbres ont vécu les événements marquants de la Seconde Guerre Mondiale.

Il y a 80 ans, le 7 juin 1942, la législation instaurant l'étoile jaune était mise en place. À cette occasion, découvrez 4 articles sur la façon dont Serge Gainsbourg, Jean Ferrat, Sacha Distel et Marcel Gotlib ont vécu le port de l'étoile jaune.

Ces articles sont proposés par Bruno Halioua, et issus de son livre «Leur Seconde Guerre Mondiale», (édition Buchet Chastel - 2020). Dans ce livre, il s'intéresse à la façon dont certaines personnes célèbres ont vécu les événements marquants de la Seconde Guerre Mondiale.

Il y a 80 ans, le 7 juin 1942, la législation instaurant l'étoile jaune était mise en place. À cette occasion, découvrez 4 articles sur la façon dont Serge Gainsbourg, Jean Ferrat, Sacha Distel et Marcel Gotlib ont vécu le port de l'étoile jaune.

Ces articles sont proposés par Bruno Halioua, et issus de son livre «Leur Seconde Guerre Mondiale», (édition Buchet Chastel - 2020). Dans ce livre, il s'intéresse à la façon dont certaines personnes célèbres ont vécu les événements marquants de la Seconde Guerre Mondiale. 

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Actualité

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Antisémitisme

Article de Dr Bruno HALIOUA Secrétaire Général de l’AMIF (Association des Médecins Israélites de France)

"Une France antijuive ? "est le dernier livre de Pierre-André Taguieff. Marc Knobel rend hommage au talent et au courage de l'auteur à travers cette tribune.

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3 Questions à Marc Knobel
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17 April 2015
Catégorie : Antisémitisme

Les auteurs du Blog du Crif se prêtent à un exercice de questions réponses " 3 Questions à ..."

Marc Knobel historien- chercheur nous parle donc de son engagement dans la lutte contre l'antisémitisme.

Des centaines de tombes ont été profanées au cimetière juif de Sarre-Union (Bas-Rhin), dimanche 15 février 2015, a annoncé le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, dans un communiqué de presse

Neuf ans après l’assassinat d’Ilan Halimi, voici la « chronique d’une barbarie et de ses conséquences médiatiques, politiques et judiciaires »,  par Marc Knobel, historien, chercheur, directeur des Études du CRIF

 

Retour sur les événements qui sont intervenus en juillet 2014 et les manifestations propalestiniennes qui ont dégénéré.

L'antisémitisme est comme une bête particulièrement enragée et puante. Il rôde, nous ne le savons que trop bien...

L'antisémitisme : les causes d'un Mal qui s'aggrave.

Ce dernier détaille ici les multiples racines de l’antisémitisme, qui a explosé en France à partir de l’année 2000 et la première « intifada ». Et qui s’est fortement aggravé tout au long de l’année dernière. Marc Knobel évoque notamment l’origine idéologique – soulignée et étudiée par le philosophe et chercheur Pierre-André Tagguief – d’un antisémitisme qui découle d’un antisionisme extrême, lui-même alimenté depuis longtemps par les tenants de l’islamisme radical. Extrême gauche et extrême droite française en passant par « Dieudonné and Co » sont aussi, historiquement et actuellement, parmi les premiers diffuseurs de la haine antisémite en France. Description et analyse en huit points.

"Dites-moi que ce furent des cauchemars, que le monde s'améliore de jour en jour, que des flammes de lumière jaillissent en chaque point du globe."

Article paru dans le HuffinghtonPost.fr

Partout en France, des crayons, des stylos et des feutres ont été brandis, les seules armes du courage et de la liberté contre d'autres armes qui tuent, qui souillent, qui meurtrissent à tout jamais.

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Opinion

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Jean-Luc Melenchon, dont on annonçait le déclin, a été la vraie surprise de la campagne présidentielle. Sa maitrise oratoire et les talents organisationnels de son équipe en ont fait un leader charismatique qui rêve de transformer une campagne législative excessivement atone en trois!ème tour de la présidentielle.

Les derniers sondages suggèrent que la République en Marche, pardon, l’Ensemble pour la Majorité présidentielle, pourrait ne pas obtenir la majorité, ce qui serait une première depuis l’instauration du quinquennat.

Dans 10 des 11 circonscriptions des Français à l’Etranger le candidat macronien s’est qualifié pour le second tour : la seule exception est la péninsule ibérique où Manuel Valls a été éliminé. Je tiens à lui rendre hommage. Ministre de l’Intérieur, puis Premier ministre, il s’est montré un républicain intransigeant, un Européen convaincu, un social-démocrate de conviction et de gouvernement, ainsi qu’un adversaire de l’islamisme clairvoyant et résolu. Sa phrase sur les Juifs sans lesquels la France ne serait plus la France m’avait bouleversé. On me proposait de présider la Commission de l’Alyah de l’Agence juive. J’ai refusé, car après des paroles aussi fortes, je ne pouvais plus, me semblait-il, considérer l’Alyah comme « la » réponse naturelle aux agressions antisémites.

J’aurais réagi différemment si, à Dieu ne plaise, Jean-Luc Mélenchon avait alors été au pouvoir…

Le programme de ce dernier, injecter de la monnaie en quantité dans une économie en stagflation, dans une France au déficit commercial massif et aux dépenses publiques déjà en proportion les plus élevées du monde, sous le motif qu’on escompte les effets bénéfiques d’un hypothétique coefficient multiplicateur keynésien, relève de l’économie vaudou. L’expérience, qu’on a déjà connue en 1981, ne peut que mal se terminer, par un crash financier, par un brutal changement de direction, par une guerre civile ou par l’instauration d’un régime répressif. La France aura alors quitté l’Europe avec laquelle Mélenchon se vante d’établir un rapport de force pour lui montrer qu’il n’est pas soumis à ses directives, puisqu’il est insoumis par définition. Elle aura aussi abandonné le nucléaire et quitté l’Otan, puisque elle est capable de se défendre toute seule et que de toute façon elle n ‘en aura pas besoin car tous vont adhérer à ses idées de paix et de fraternité, et rejeter l’impérialisme américain, le seul responsable de la misère et des guerres dans le monde…

Ce conte pour enfants devenu le programme commun de la Nupes n’a même pas été modifié par la guerre en Ukraine. Car la vision du monde de Jean-Luc Mélenchon est similaire à celle de Poutine, comme à celle de Chavez et Maduro au Vénézuela, ces leaders populistes qui ont réussi l’exploit de transformer en importateur d’essence un pays qui possède les plus grandes réserves de pétrole de la planète.

La haine contre les États-Unis en est le fil directeur commun. Que, pour grappiller quelques sièges et les subventions publiques qui viennent avec, le Parti socialiste et les écologistes aient accepté ces affinités n’améliore pas l’image qu’on se fait du débat politique.

Mélenchon qui a franchi les bornes du consensus républicain par son commentaire sur « la police qui tue », a fort peu de chances de réussir son pari de devenir Premier Ministre, même si la Nupes remporte les élections.

Mais son socle électoral ratisse large. Ce sont des désemparés d’une situation où les carences nationales paraissent de plus en plus criantes et qui cherchent refuge dans l’utopie dénonciatrice, ce sont des jeunes inquiets de l’avenir et ce sont des musulmans.

Envers ces derniers, Mélenchon mène une politique de séduction qui englobe l’Islamisme le plus intolérant. Qu’il ne soit pas lui-même antisémite importe peu. Il est devenu, sous la bannière si confortable d’un soutien aux opprimés, un israélophobe virulent.

Quand Jeremy Corbyn a dû quitter la direction du Parti travailliste anglais, sous le coup d’innombrables accusations d’antisémitisme, Melenchon s’est fendu d’un texte attribuant son départ aux manoeuvres du Likoud et du grand rabbin  britannique. Il ne faut donc pas s’étonner que le même Corbyn, l’homme qui a rendu hommage aux assassins des athlètes israéliens aux jeux de Munich, vienne à Paris soutenir Danielle Simonnet et Danièle Obono, puisque ce sont deux figures de cet islamo-gauchisme dont certains prétendent qu’il n’existe pas mais dont Mélenchon, qui, lui, existe bel et bien, est le représentant archétypal dans notre pays.

Non, décidément, chacun est libre de son vote, mais moi, je ne voterai pas pour le parti de Jean-Luc Melenchon.

Richard Prasquier

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