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Publié le 23 Janvier 2020

75 ans - En Israël, Emmanuel Macron rend hommage aux déportés juifs de France à Roglit

Le Président Emmanuel Macron poursuit son voyage officiel en Israël. Jeudi 23 janvier, il s'est rendu au Mémorial de Roglit, près de Jérusalem, qui rend hommage aux déportés juifs de France. Nous avons interrogé Valérie Spira, qui représente Serge Klarsfeld en Israël, sur le Mémorial de Roglit et l'importance de la visite présidentielle de ce matin.

Photo : Le survivant de la Shoah Saul Oren allume une bougie avec le président français Emmanuel Macron au mémorial Roglit à Jérusalem le 23 janvier 2020. LUDOVIC MARIN / AFP

Jeudi 23 janvier, le Président français Emmanuel Macron s'est rendu à Roglit, près de Jérusalem, au Mémorial de la déportation des Juifs de France. Il a assisté à une cérémonie organisée avant la commémoration internationale de la libération du camp nazi d'Auschwitz-Birkenau à Yad Vashem.

C'est la première fois qu'un Président français vient se recueillir à Roglit où sont inscrits les noms, origines, dates et lieux de déportation de 73 853 juifs déportés depuis la France. Ce "mur des noms" a été imaginé et mis en place en 1981 à l'orée de la forêt de Roglit, à 30 km de Jérusalem, à l'initiative de Serge et Beate Klarsfeld, présidents de l'association des Fils et filles des déportés juifs de France. A l'époque, ils avaient notamment travaillé avec Robert Spira, représentant de l'association en Israël.

Aujourd'hui, c'est sa fille, Valérie Spira, qui reprend le rôle de représentante de Serge Klarsfeld et qui prend en charge l'organisation des commémorations et des visites du Mémorial de Roglit. Nous l'avons interrogée à l'occasion de la visite d'Emmanuel Macron.

Le Crif : Le Mémorial de Roglit rend hommage aux victimes de France de la Shoah. Des commémorations officielles y sont-elles organisées ?

Valérie Spira : Roglit est en effet un mémorial dédié aux déportés de France. C'est assez unique. Le grand mur sur lequel sont inscrits les noms des déportés juifs de France a été repensé il y a quelques années. Les victimes étaient jusqu'alors classées par numéro de convoi. Aujourd'hui, ce classement se fait par ordre alphabétique. Les familles sont ainsi réunies...

Au-delà du "mur des noms", les 80 000 déportés juifs français sont symbolisés par 80 000 arbres qui ont été plantés tout autour.

Tous les ans, deux cérémonies ont lieu à Roglit le jour de Yom Hashoah (ndlr : jour de commémoration des victimes de la Shoah en Israël). La première est organisée par les Fils et filles des déportés juifs de France. Elle a lieu à 10h, au moment de la première sonnerie, et réunit l'Ambassadeur de France en Israël, les Consuls français et des personnalités politiques et publiques françaises. Le témoignage d'un ancien déporté est l'un des temps forts de cette cérémonie. La seconde commémoration n'est pas une cérémonie officielle française puisqu'elle est organisée par une association israélienne. Elle rassemble notamment les enfants et petits-enfants d'enfants cachés. 

Le Crif : C'est la première fois qu'un Président français se rend à Roglit. C'est un symbole important ?

Valérie Spira : Tout à fait. La visite du Président Emmanuel Macron est un acte symbolique.

La cérémonie d'aujourd'hui a été strictement mémorielle, il n'y a pas eu de prise de parole officielle. Le Président était accompagné par Serge Klarsfeld et a pu se recueillir prés du "mur des noms". Une lecture de lettres de déportés a ensuite eu lieu ainsi qu'un dépôt de gerbes de fleurs suivi de l'allumage de la flamme du souvenir par le survivant de la Shoah Saul Oren. Une musicienne a également interprété le "Chant des déportés" avec un violon ayant appartenu à un luthier du ghetto de Varsovie. 

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