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Publié le 20 Février 2019

Actu/Antisémitisme - Emmanuel Macron au Mémorial de la Shoah : "La République est un bloc"

Le président de la République s'est recueilli devant le Mémorial ce mardi, en compagnie des présidents du Sénat et de l'Assemblée nationale, Gérard Larcher (LR) et Richard Ferrand (LREM).

Publié le 19 février dans Le Figaro

«M. le président! Je suis française, juive, j'ai besoin de vous parler! Je vous en prie!» Dès son arrivée au Mémorial de la Shoah à Paris, mardi soir, Emmanuel Macron a été immédiatement confronté à la détresse et au désespoir. Interpellé à la seconde où il est descendu de voiture, le chef de l'État a demandé que la femme qui s'était adressée à lui depuis la foule puisse suivre

sa visite et s'entretenir avec lui. Selon l'Élysée, un bureau a ensuite été mis à leur disposition pour qu'une discussion puisse avoir lieu. Rien n'a toutefois filtré de ces échanges de quelques minutes.

Avant cela, le président de la République avait été reçu sur place par les présidents du Sénat et de l'Assemblée nationale, Gérard Larcher (LR) et Richard Ferrand (LREM). C'est ce dernier qui a d'ailleurs organisé, dès lundi, la venue des deux figures du Parlement. Avant de recevoir un coup de fil surprise du chef de l'État, qui lui a indiqué mardi matin qu'il participerait à cette visite.

«Il y a tout un symbole. Le président de la République nous a rejoints, et ce triptyque de la République (l'exécutif, les deux Assemblées, NDLR), c'est d'abord un signe de la République en direction de nos compatriotes juifs», s'est félicité Gérard Larcher lors d'une courte déclaration à sa sortie du Mémorial. Son homologue Richard Ferrand, présent à ses côtés, a abondé dans la foulée. «Nous sommes ensemble parce que nous voulons faire la démonstration de l'union nationale dans toutes ses composantes: institutionnelle et politique», a-t-il assuré.

Le président de la République, lui, n'a pas souhaité s'exprimer devant les caméras, mais il a salué, lors de sa visite, le «geste fort» que représente le grand rassemblement organisé mardi soir par les partis politiques. Et il a glissé que «la République est un bloc». Après s'être recueilli dans la crypte du Mémorial, où il a déposé une gerbe, Emmanuel Macron a silencieusement longé le mur des Noms, où sont gravés «les noms des 76.000 Juifs […] déportés de France». Il avait observé ce même parcours, il y a près de deux ans, le 30 avril 2017, dans l'entre-deux-tours de la présidentielle. Mardi, c'est avec le costume de président qu'il s'y est rendu.

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