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Publié le 14 Mai 2019

Ça s'est passé aujourd'hui - 14 mai 1948 : Indépendance d'Israël

Il y a peut-être 1, 5, 10 ans ou encore un siècle tout juste, se produisait un événement marquant. Dans cette nouvelle rubrique intitulée « Ça s’est passé aujourd’hui », à l'image d'un éphéméride, le Crif revient sur quelques événements majeurs de l’Histoire date par date.

14 mai 1948 : Indépendance d'Israël

L’État israélien existe depuis 71 ans. Le 14 mai 1948, David Ben Gourion proclame la naissance du pays.

Le 2 novembre 1917, la déclaration de Balfour ouvre la porte à la création d’Israël et marque une étape importante dans l’histoire du sionisme. Arthur Balfour, le ministre des Affaires étrangères britannique, écrit et annonce dans une lettre "l’établissement en Palestine d’un Foyer national pour le peuple juif ".

La naissance d'Israël

Après la Seconde Guerre mondiale, l'immigration juive s'intensifie.

En juillet 1947, les britanniques renvoient par la force l’Exodus, un bateau avec à son bord 4 500 rescapés de la Shoah qui veulent rejoindre illégalement la Terre promise. La communauté internationale intervient.

Le 29 novembre 1947, l’ONU met fin au mandat britannique en Palestine et se prononce en faveur de la création d’un État juif et d’un État palestinien, avec Jérusalem restant sous contrôle international. La résolution 181 est adoptée par 33 votes pour, 13 contre, et 10 abstentions.

Quelques mois plus tard, le vendredi 14 mai 1948, le mandat britannique prend fin et les troupes quittent la Terre sainte.

À 16 heures, soit 8 heures avant la fin officielle du mandat, la naissance de l’État hébreu est proclamée à Tel Aviv, par David Ben Gourion, alors président du Conseil national juif.

Discours de Ben Gourion le 14 mai 1948

"Nous sommes solennellement réunis, nous, les membres de l'assemblée du peuple, représentants des juifs de Palestine et du mouvement sioniste, en ce jour de la cessation du mandat britannique. En vertu de nos droits naturels et historiques et de la résolution des Nations unies, nous proclamons la création d'un État juif sur la terre d'Israël". 

Quelques jours plus tard, Ben Gourion affirme que "la résurrection d'Israël est le fruit de l'héritage du prophète d'Israël et de l'espoir de notre peuple pendant des milliers d'années, ainsi que du réveil de la conscience humaine, à la suite de la destruction du judaïsme d'Europe par les nazis."

"Nous sommes convaincus qu'Israël ressuscité apportera sa contribution au renforcement de la paix."

Ce 14 mai 1948, David Ben Gourion termine son allocution par "L'État d'Israël est né". Il devient le premier Premier ministre d'Israël. Dans les rues de Jérusalem, son discours est diffusé par des haut-parleurs et accueilli par des scènes de liesse populaire.

Shimon Peres, qui deviendra plus tard l'un des hommes-clés de la vie politique israélienne, a alors 24 ans. Il descend lui aussi dans la rue. "Tout le monde chantait et dansait dans les rues, racontera-t-il des années plus tard. Ben Gourion se tient là debout et il me dit : 'tu vois, aujourd'hui ils dansent, mais demain ils verseront leur sang, il y aura une guerre'. Il ne manifestait aucune joie. Et la guerre a éclaté".

Le lendemain en effet, la première guerre israélo-arabe éclate, et dure jusqu'en octobre 1949. Le 14 mai 1948 restera pour les Palestiniens la Nakba, catastrophe en arabe.

Quelques jours après le 14 mai 1948, les Etats-Unis et l'URSS reconnaissent l'existence d'Israël. La France et l'Italie attendent le début de l'année 1949 pour reconnaître le nouvel État.

Source : France Culture

 

14 mai 1941 : "La rafle du billet vert"

En mai 1941, à Paris, des milliers de Juifs étrangers reçoivent une convocation, le «billet vert» : ils sont «invités à se présenter» le 14 mai dans divers lieux de rassemblement «pour examen de situation». Ils doivent être accompagnés d'un membre de leur famille ou d'un ami.

Persuadés qu'il s'agit d'une simple formalité, beaucoup s'y rendent. Ils sont alors retenus, tandis que la personne qui les accompagne est priée d'aller chercher pour eux quelques vêtements et vivres.

3 700 Juifs sont ainsi arrêtés dans la région parisienne : c'est la «rafle du billet vert». Celle-ci précède celle du Vel d'Hiv.

Conduits à la gare d'Austerlitz en autobus, les Juifs sont transférés le jour même en train vers le Loiret, à une centaine de kilomètres au sud de la capitale.

1 700 d'entre eux sont internés à Pithiviers, 2 000 à Beaune-la-Rolande. Ils vont y rester pendant plus d'un an, dans l'ignorance totale du sort qui leur est réservé.

Le 5 juin 1942, environ 280 d'entre eux sont déportés vers Auschwitz par le convoi 2. Les autres ne tardent pas à connaître le même sort. Trois convois partent directement vers Auschwitz : le 25 juin et le 17 juillet 1942 de Pithiviers, le 28 juin de Beaune-La-Rolande.

Source : Herodote

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