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Publié le 14 Février 2019

Crif - Le Crif présent aux Etats Généraux des nouvelles régulations numériques

Ce jeudi matin, le Crif a participé à une session de travail sur la lutte contre les contenus haineux et illicites en ligne, dans le cadre des Etats Généraux des nouvelles régulations numériques.

Robert Ejnes, Directeur exécutif du Crif, accompagné de Charlotte Lelouch, responsable des réseaux sociaux et des signalements au Crif, étaient présents pour écouter le plan d’action du gouvernement au Ministère de l’économie et des finances, en présence notamment de Salwa Toko, Présidente du Conseil national du numérique, de Laetitia Avia, Député de Paris et Porte-parole du parti En Marche, ainsi que de Mounir Mahjoubi, Secrétaire d’Etat en charge du Numérique et de Marlène Schiappa, Secrétaire d’Etat en charge de l'Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations.

Tout au long de ces discussions, les intervenants ont rappelé le fléau qu’est la haine en ligne au quotidien. En plus du rapport gouvernemental sur l’état de la haine sur internet, rédigé par Laetitia Avia, Gil Taieb, et Karim Amellal, la haine sur internet nécessite et requiert une action spécifique.

En effet, les participants ont annoncé que le gouvernement serait plus exigeant envers les réseaux sociaux et qu’il est nécessaire d’adopter une approche avec des sanctions plus sévères. Néanmoins, ces derniers ont rappelé que la procédure de retrait ne doit pas occulter la liberté d’expression. En effet, malgré les nombreuses erreurs commises par les plateformes en matière de retrait, il y aura la possibilité de faire appel.

Par ailleurs, l’accompagnement des victimes est également un enjeu primordial où il leur sera proposé une mise en relation avec des partenaires associatifs ou de services d’écoute.

A cela s'ajoute une volonté d’identifier plus précisément les auteurs de contenus illicites accompagnée d’une réponse judiciaire claire.

Le plan d’action contre les contenus haineux en ligne se résume à une sensibilisation et à la formation des citoyens sur le civisme en ligne, à une meilleure transparence et un fort encadrement où les grandes plateformes devront expliquer régulièrement les règles d’adoption de leurs standards de modération et les conditions de leur évolution, afin que la société civile puisse bénéficier d’une transparence accrue.

De plus, les contenus suspects seront évidemment signalés par des équipes dédiées mais également dans un futur proche, par des moyens mis en place par l’intelligence artificielle. 

Cette approche relève ainsi d’un effort dit de “régulation intelligente”, agile, évolutive, coopérative et dynamique.

Pour finir, le plan d’action souhaite mettre en place et enclencher une mobilisation collective européenne avec une association étroite des acteurs associatifs et des plateformes, afin qu’internet et les réseaux sociaux re-deviennent des espaces sereins d’échanges, de dialogue où la haine et le harcèlement n’ont plus leur place.

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