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Publié le 6 Septembre 2018

Crif - Les plumes juives qui ont marqué l'histoire des lettres (4/5)

Qui dit rentrée dit rentrée littéraire ! Petit tour d'horizon des plus grandes plumes juives qui ont marqué l'histoire des lettres. On continue notre série avec l'avant-gardiste Irène Némirovsky.

Née en février 1903,  Irène Némirovsky est issue d’une famille juive russe. Son père, Léon Némirovsky, était l’un des banquiers les plus aisées de Russie. Cependant, lorsque la révolution Bolchévique éclate en 1917, Léon Némirovsky préfère quitter la Russie et décide de s'installer en France au cours de l'été 1919.

Irène reprend ses études et obtient sa licence de lettres à la Sorbonne en 1926. Une année très importante pour Irène car elle publie son premier roman Le Malentendu et épouse un homme d'affaires juif d’origine russe, Michel Epstein. En 1929, elle donne naissance à sa première fille, Denise. Lors de la même année, elle publie le fameux David Golder, qui rencontre un franc succès. Le roman sera adapté au théâtre puis au cinéma. L’année suivante, Irène publie Le Bal qui met en scène le passage difficile d'une adolescente à l'âge adulte, qui sera lui aussi adapté au cinéma. De succès en succès, Irène Némirovsky devient une véritable icone littéraire. En 1937, elle donne naissance à sa seconde fille, Elisabeth.

La Seconde Guerre mondiale éclate et met une fin brutale a son parcours littéraire. En 1938, Irène Némirovsky et Michel Epstein tentent d’obtenir la nationalité française mais les autorités refusent leurs dossiers. Néanmoins, ils n'envisagent pas de partir, persuadés que la France défendra ses juifs. Irène et son mari prennent tout de même la précaution d’envoyer leurs deux filles dans le Morvan. Après quelques semaines, accompagnée par son mari, elle les rejoint et écrit Suite française, intimement persuadée que les autorités ne tarderaient pas à la trouver. Elle publie également Deux, en 1939 et en revient à ses premièrs amours littéraires : la passion et l'adeur de la jeunesse.

Le 13 juillet 1942, Irène est arrêtée - sans doute dénoncée - devant ses enfants, par les gendarmes français en vertu d’une “mesure générale contre les juifs apatrides de 16 à 45 ans”. Elle est envoyée le 17 juillet au camp d’extermination d’Auschwitz-Birkenau, où elle succombera du typhus quelques semaines plus tard. Son mari, Michel Epstein, qui avait tout tenté pour sauver sa femme, est lui aussi déporté en novembre. Il fait partie du Convoi Numéro 42 parti de Drancy et est immédiatement gazé à son arrivée à Auschwitz le 6 novembre 1942. Les deux filles d’Irène échappent aux autorités et parviennent à sauver quelques documents. Elles sont placées sous la tutelle d'Albin Michel et Robert Esmenard jusqu'à leur majorité et décident de confier toutes les archives à l'Institut Mémoires de l'édition contemporaine.

Irène Némirovsky est la seule écrivaine à avoir reçu le prix Renaudot à titre posthume, en 2004, pour son roman Suite française.

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