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Publié le 2 Avril 2019

Crif/Stop BDS - Le sport au service de la lutte contre les préjugés

Lundi 1er avril, les valeurs du vivre ensemble étaient misent à l'honneur lors d'un match unique entre l'équipe israélienne d'Abou Gosh et celle du 19ème arrondissement organisé par l'UEJF : une occasion exceptionnelle de lutter contre les préjugés.

C’est bien connu, le sport rapproche et rassemble ! Il favorise le dialogue ! Rien d’étonnant alors à ce que l'Union des Étudiants Juifs de France (l’UEJF) décide de mettre le sport à l’épreuve de la diversité culturelle.

Afin de promouvoir la tolérance et déconstruire les préjugés, l’UEJF organisait lundi 1er avril une rencontre sportive et culturelle, avec le parrainage de la mairie du 19ème arrondissement de Paris et le soutien de SOS Racisme. Un match incroyable, qui a vu s'affronter les jeunes du 19ème arrondissement et les joueurs de l'équipe de football Israélienne judéo-arabe d'Abou Gosh.

Abou Gosh, petite ville israélienne au nord de Jérusalem, majoritairement composée de musulmans, et notamment célèbre pour son houmous et son festival de musique vocale, est en effet à l’origine de nombreuses initiatives culturelles ayant pour objectif de favoriser la mixité sociale et religieuse. Parmi elles, l’équipe de foot israélienne arabe et juive d’Abou Gosh, une chorale ou encore un centre de danse.

Les spectateurs ont ainsi pu assister lundi soir à un grand moment de rencontre et de coexistence. Car comme nous l'expliquait récemment le Président de l'UEJF Sacha Ghozlan, "là où les mouvements du BDS bloquent les échanges, nous voulons créer des ponts et favoriser le dialogue".

A l'occasion du match d'hier soir, le Crif a interrogé Sacha Ghozlan.

Le Crif - Comment ce projet a-t-il vu le jour ?

Sacha Ghozlan - Depuis plusieurs années maintenant, le centre de médiation interculturel d'Abou Gosh, 

ville arabe largement axée sur la médiation, prend en charge de nombreux jeunes en difficultés et les accompagne. L'UEJF est une association sioniste qui entretient des liens étroits avec Israël, liens grâce auxquels nous parvenons à jouer le rôle de médiateur entre Français et Israéliens. C'est ainsi que chaque année, une équipe de football d'Abou Gosh voyage en France à la rencontre d'autres équipes sportives françaises pour disputer plusieurs matchs.

Quel est l’objectif de ce type d’évènements ?

Nous avons constaté avec l'importation du conflit israelo-palestinien en France qu'il existe une réelle méconnaissance de ce qu'est Israël et de la cohabitation judéo-arabe en Israël. Il y a en effet 20% d'arabes israéliens. Cette équipe reflète ce que nous essayons de transmettre, à savoir la possibilité pour juifs et arabes de vivre ensemble et de se respecter.

Le sport est un prétexte pour renforcer les échanges. Les rencontres entre ces adolescents de différents pays, milieux et origines sont une occasion inespérée de travailler ensemble à la déconstruction des préjugés sur Israël. Ces derniers rencontrent d'autres adolescents, comme eux, qui aiment le foot. 

Observez-vous un impact sur ces jeunes ?

Oui effectivement. Ils sont tout d'abord décontenancés, timides les uns avec les autres, mais le sport - et plus particulièrement le football - efface toute réserve une fois sur le terrain. Tous gardent ensuite un excellent souvenir de ce moment d'échange. C'est pour nous le meilleur moyen de favoriser l'ouverture d'esprit et de combattre le boycott d'Israël.

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