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Publié le 25 Septembre 2013

« Avec le dernier convoi pour Buchenwald. Résistance – déportation »

Par Marc Knobel

 

C’est notre ami Edmond Levy, membre de l’assemblée générale du CRIF, qui m’a parlé de ce livret d’une soixantaine de pages, poignant, intitulé : « Avec le dernier convoi pour Buchenwald. Résistance – déportation » de Raphaël Mallard. 

« Le 28 juillet 1944, le résistant Raphaël Mallard est arrêté par la Gestapo »

De quoi s’agit-il ? Le 28 juillet 1944, le résistant Raphaël Mallard est arrêté par la Gestapo, dès 8 heures du matin. Il est transféré à Compiègne. Venant de tous les horizons, les prisonniers se retrouvent ainsi : 1250 hommes rassemblés au camp de Royallieu, puis direction Buchenwald. Le camp est méconnu de tous. Que voient-ils en premier ? Une inscription sur un énorme portail en fer forgé portant la devise : « A chacun son dû ». Raphaël Mallard raconte ensuite ce qu’il en est de l’esclavage et de la mort dans ce camp, son récit est sobre, mais prenant, il parle notamment de Stassfurt, la mine de sel et de potasse : l’appel, le travail, la fatigue, l’épuisement, les humiliations et les violences quotidiennes. Puis, il retrace ce qu’a été la Marche de la Mort, du 11 avril 1945, au 7 mai au soir. Les marches de la mort eurent lieu à la fin de la Seconde Guerre mondiale lorsque les Alliés se rapprochaient des camps de concentration et d'extermination allemands. Les SS firent évacuer les occupants, en majorité juifs, de ces camps, afin de poursuivre le processus de concentration en Allemagne et le dissimuler aux yeux des Alliés. Les prisonniers, déjà affaiblis par le travail, les privations ou les maladies risquaient la mort au cours de ces marches de transfert d'un camp vers un autre.

 

Une Marche de la Mort de 366 kilomètres. Ils partent à 380 de Stassfurt. Ils ne sont plus  que 60 prisonniers à l’arrivée. Justement, le 7 mai, la paix était tout près, mais les prisonniers ne le savent pas. Le 8 au matin, Raphaël Mallard, méconnaissable, ne pèse plus que 35 kg. Mallard écrit : « Cette histoire est mon histoire tellement affreuse que l’on ne me croira pas. Je ne veux pas passer pour un martyr. Que l’on tourne la page, que je ne fasse pas participer les autres à ma douleur, que je garde mes insomnies, mes tourments, mes visions apocalyptiques, je retrouverai mes compagnons de détention avec qui nous avons connu les mêmes épreuves, mais mon entourage ne pourra supporter mon calvaire. »

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