Le monde d’Hannah, par Ariane Bois (*)
C’est là, au 4 de la rue Popincourt, en face de la synagogue Al Syete, au numéro 7, que vit l’héroïne du roman, Hannah, fille de Haïm Behar, et de Cécile, née Levinescu, une Juive Roumaine qui avait rejoint en son temps la Turquie avant d’opter pour la France.
C’est là aussi que vit Suzanne Dupuis, Suzon pour les amis, une Française de souche qui va devenir l’amie intime et la confidente d’Hannah. À la vie à la mort, elles procèderont un jour au mélange symbolique de leurs sangs.
Alors que la menace hitlérienne se fait pressante, Haïm, pour rendre à la France ce qu’elle lui a offert en l’accueillant, décide de s’engager dans l’armée et de combattre les Allemands. Avec l’occupation, le destin des Behar va basculer. Port de l’étoile jaune, séparation, arrestation…
L’auteur introduit fort opportunément dans son récit une pointe de mystère, nous réservant, malgré tous les malheurs de la Guerre, une happy end.
Très agréable. Un film en puissance.
Jean-Pierre Allali
(*) Éditions Robert Laffont. Septembre 2011. 288 pages. 19 euros
