Gil Taïeb

Vice Président du CRIF

Blog du Crif - "24 jours" : un film sur ce cri qui nous hante toujours

09 Octobre 2018 | 117 vue(s)
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France

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Actualité

Le judaïsme indien est assez méconnu en France. Pourtant, il est d'une implantation millénaire. Il y avait environ 35 000 Juifs aux Indes lors de la création de l'État d'Israël

Johnny est malade. Oui, le grand Johnny. Lundi, la fille de Johnny Hallyday avait annoncé que son père souffrait d'un cancer avant de crier au piratage de son compte. Ce mercredi soir, c'est finalement le chanteur lui-même qui prend soin d'envoyer un mot sur Twitter pour rassurer ces fans. Si on lui a dépisté « des cellules cancéreuses » pour lesquelles il est « traité », il assure être confiant sur son suivi. "Mes jours ne sont pas aujourd'hui en danger, rappelle L’Express du 9 mars.

Cela paraîtra peut-être étrange à certains de mes lecteurs, mais j’aime Johnny, j’aime son timbre de voix, j’aime aussi certaines de ces chansons, je suis presque, presque un fan.

Pourquoi dans cette affaire, est-ce Bensoussan qui seul est poursuivi en justice et non pas simultanément Smaïn Laacher ?

 
"La culture est ce qui a fait de l'homme autre chose qu'un accident de l'univers", déclarait André Malraux. C'est pour toutes ses vertus que la culture est grande et qu'elle reste et doit rester un rempart contre l'obscurantisme, le racisme, l'antisémitisme et l'homophobie. De chaque création artistique doit jaillir une lumière. C'est à cela que doit aspirer chacun de ceux qui ont le bonheur de pouvoir créer ou d'interpréter une oeuvre. 

 

"Le terrorisme et l'antisémitisme ont marqué cette année passée"

L’Amitié judéo-chrétienne de France - dont plusieurs militants du Crif sont membres du Comité Directeur - a tenu dimanche 29 janvier son Conseil national, l’occasion pour nous de donner quelques nouvelles du front du dialogue.

Je me suis exprimé sur les enjeux de l'élection présidentielle pour la communauté juive française.

Un livre de Victoria Klem

Suite au vote le 16 décembre 2016 du conseil municipal de Clermont-Ferrand au vœu présenté par les groupes communistes, Front de gauche et Europe écologie, vœu relatif au boycott des produits israéliens fabriqués dans « les territoires palestiniens occupés », le Maire de Clermont-Ferrand a fait paraître dans le journal local la Montagne un communiqué. La présidente du CRIF Auvergne-Rhône- Alpes lui répond…

Au lendemain des déclarations du ministre israélien de la défense, lundi 26 décembre, qualifiant la conférence de paix sur le Proche-Orient qui doit se tenir prochainement à Paris de nouveau « procès Dreyfus », le Crif a condamné des propos « maladroits ».

 
 
 

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Opinion

Par Chloé Blum

Jean-Pierre Allali partage avec vous ses appréciations littéraires au fil de ses lectures. Aujourd'hui, il nous parle du livre de Techouva, de Frédéric Lauze.

Jean-Pierre Allali partage avec vous ses appréciations littéraires au fil de ses lectures. Aujourd'hui, il nous parle du livre de Dina Porat, Le Juif qui savait Wilno-Jérusalem : la figure légendaire d’Abba Kovner, 1918-1987.

"On s'est dit au-revoir. C'était un au-revoir mais qu'y avait-il derrière cet au-revoir ?"

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Nous sommes très nombreux à avoir vu, jeudi 4 octobre, sur France 3 le film "24 jours" d’Alexandre Arcady.  

24 jours de calvaire, 24 jours d’horreur de janvier 2006 durant lesquels Ilan Halimi (zal) a été enlevé, séquestré, torturé, brûlé et abandonné agonisant sur le bas côté d’une route. Ilan a subi cela parce qu’il était Juif !

Ce film retrace le cauchemar vécu par Ilan et sa famille. Il montre l’horreur, les complicités et le silence des plus de 500 personnes vivant dans la cité où Ilan a été emmené et torturé. Il montre la Haine antijuive. 

Il nous fait revivre le déni de certains responsables de l’enquête qui refusaient de reconnaître l’évidence et la réalité antisémite de cet enlèvement.

Il montre les failles d’un système qui, dans ce cas, a été incapable d’admettre que sa grille de lecture était fausse. 

Il montre la souffrance d’une famille forcée au silence. 

Il montre l’amour d’une mère qui sentait dans sa chair que l’on faisait souffrir son fils. 

Ce film est non seulement un témoignage indispensable mais il est un Cri que nous avons tous  poussé à l’annonce de ce drame.

Il est le cri encore strident d’une communauté juive qui s’est retrouvée bien seule dans les rues de Paris. 

Ce cri qui aurait dû résonner à tout jamais dans la tête de chaque Français. 

Ce cri qui aurait dû hanter à tout jamais ceux qui ont vu, qui savaient et se sont tus. 

Un cri qui aurait éviter d’autres crimes antisémites !

Ce film aurait du être projeté partout dans nos écoles, dans nos villes et nos  banlieues. Mais le courage politique a manqué !

Ce n’est que quatre ans après sa sortie en salles qu’enfin le service public l’a programmé. 

Ilan Halimi a été tué parce qu’il était juif ! 

Nous ne cesserons de crier même si ce cri dérange !

Au 21ème siècle, 60 ans après la Shoah, en France, des Juifs meurent parce qu’ils sont juifs !

Ce film est bien plus que l’histoire de ce pauvre Ilan (zal), il est le J’Accuse du 21e siècle !

Ilan Halimi est aujourd’hui enterré à Jérusalem et sa maman Ruth, impressionnante de dignité, déclarait lors du transfert du corps que « là-bas il ne risquait pas d’être souillé par l’un de ceux qui l’ont torturé et assassiné ». La majorité des membres du gang des barbares est libre aujourd’hui. Ils ont, selon la formule consacrée, payer leurs dettes à la société. 

Ce qu’a dit Ruth Halimi résonne encore comme un appel venu du ciel. Elle aurait dû réveiller les consciences mais la réalité est toute autre. Des antisémites sont là, ils s’expriment, ils salissent la mémoire de nos morts et peuvent tuer encore. 

Ilan restera à tout jamais le symbole de cette Haine anti juive.

Les juifs ont tout au long de l’Histoire été le témoin de leur temps et le baromètre de l’humanité ou plutôt de l’inhumanité. 

12 ans après ce crime odieux, l’humanité est toujours malade et le mal s’est même amplifié. Derrière le nom d’Ilan, il y a le cortège funèbre de toutes les autres victimes de la haine antisémite qui ont perdu la vie parce qu’ils étaient Juifs.

Aujourd’hui encore, le caractère antisémite si évident est même contesté. Des psychiatres jouent aux apprentis sorciers et cherchent à « analyser » des criminels qui ne cachent jamais leur haine du juif. 

Merci à Alexandre Arcady pour son film.

Nous faisons le serment de ne jamais oublier Ilan ni aucune autre des victimes de cet antisémitisme qui a tué et qui tue encore. 

Crions, crions et restons vigilants face au silence des autres.

Gil Taieb, vice-Président du Crif

 

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