Blog du Crif - Ensemble, dans l’enfer d’Auschwitz-Birkenau, pour la mémoire

21 Janvier 2019 | 222 vue(s)
Catégorie(s) :
France

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Opinion

Je me suis exprimé sur les enjeux de l'élection présidentielle pour la communauté juive française.

Portrait de Stéphanie Dassa
Documentaire Sauver Auschwitz
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23 Janvier 2017
Catégorie : Opinion

"Sauver Auschwitz ?" un documentaire diffusé le 24 janvier à 22h40 sur Arte 

Le boycott des produits israéliens (nous) glace le sang.

Le racisme qui frappe la communauté asiatique est insupportable.
 

Vouloir profiter de l'actuelle polémique pour assimiler les arrêtés anti-burkini à la Saint-Barthélemy et à la Shoah, c'est tomber dans l'indigne et le nauséabond 

A l'occasion de l'assemblée générale du Crif réunie le 29 mai 2016, j'ai prononcé mon discours de candidature.

Depuis des années, l’historien Marc Knobel a de salutaires obsessions et une puissante détermination. L’une de ses salutaires obsessions, sur laquelle il a beaucoup travaillé et mené de profondes recherches, est cette diffusion sans frontières, sans retenues et sans toujours grandes oppositions, des haines multi-formes qui s’entretiennent.

Pour comprendre cet accord entre l’Iran et les grandes puissances sous la direction stratégique des USA, il faut essayer de comprendre la nouvelle politique internationale de l’administration américaine

Eté 2014. Pendant 1 mois et 18 jours, Israël a vécu au rythme des alertes et d’une guerre qui ne dit pas son nom. Un an plus tard. Juillet 2015 : Que reste-t-il de ces jours d’angoisse ?

Le 23 juin dernier, l’Union des étudiants juifs de France a célébré son 70e anniversaire à l’Hôtel de Ville de Paris. Magie des réseaux sociaux, j’ai vécu à distance cette soirée avec enthousiasme et frustration. L’occasion pour moi de replonger dans mes années Uejf.

Comme chaque été, de nombreux juifs ont décidé de quitter la France pour s’installer en Israël. On parle de 8000 à 10 000 pour l’ensemble de l’année 2015. J’ai moi-même fait ce choix en 2013  et pourtant j’ai, plus que jamais, envie de parler de ceux qui restent. 

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Charlotte Lelouch a participé au voyage de mémoire du Crif, le dimanche 13 janvier dernier. Dans ce billet de blog, elle nous livre ses impressions et son sentiment.

 

“A vous à présent de devenir les passeurs de mémoire, de devenir les témoins des témoins”, lance spontanément Ginette Kolinka, une survivante du camp de concentration d'Auschwitz-Birkenau et passeuse de mémoire de la Shoah. Une jolie formule d’une extrême véracité qui restera à jamais gravé après la visite en Pologne des camps d'Auschwitz et de Birkenau le temps d’une journée.

Un voyage initiatique et mémoriel

C’est accompagné des guides du mémorial de la Shoah, que ce voyage mémoriel s’est déroulé, pendant lequel nous avons honoré ce devoir de mémoire. La première étape fut la visite du camp de concentration et d’extermination d'Auschwitz, devenu un musée. C’est la gorge nouée et les yeux humides remplis de larmes que nous avons découvert l’horreur, ou plutôt l'innommable.

Une plongée dans l’horreur nazie, qui a coûté la vie à près de six millions de Juifs lors de la Seconde Guerre mondiale dont un million a péri dans le camp d’Auschwitz.

Plongés au cœur d’un système de mise à mort, symbole des heures les plus sombres de l’Histoire, nous avons fait face aux insoutenables chambres à gaz et fours crématoires dans lesquels la parole est bannie et où le silence de recueillement est de mise.

L’inscription « Arbeit macht frei » (le travail rend libre) qui orne l’entrée vers les blocs fait échos à celle de la mort présente sur chaque objets retrouvés et chaque traces laissées dans ce camps.

Comment rester insensible devant ces vitrines montrant un tas gigantesque de lunettes, ustensiles, sacs, vêtements, cheveux, gamelles, en passant par un amas de cheveux humains ? Effrayant lorsque l’on sait d’autant plus que ces gigantesques tas représentent à peine 20% des objets retrouvés.

Birkenau ou les portes de l’enfer

Le plus marquant reste à venir lors de la découverte de la vaste et immense étendue du camp de Birkenau. Le froid est glacial, le vent nous transperce intensément le corps. Emmitouflés dans nos manteaux, écharpes, gants et bonnets, la première pensée naturelle qui nous vient à l’esprit s’avère être comment les déportés ont pu résister à ce climat polaire en hiver et si insupportable à la chaleur de l'été.

En parcourant les différents baraquements c’est le coeur noué que nous prenons difficilement conscience des terribles conditions de vie et du sort atroce qui était réservé aux déportés.

Comment cela a t-il pu exister ? Il faut se rendre à l’évidence, l’inqualifiable s’est bel et bien produit.

Cependant, il faut essayer de fermer les yeux pour pouvoir s’imaginer réellement les choses car aujourd’hui les camps ne sont qu’un décor, ce qu’il y avait à l’époque n’existe plus vraiment. A cela il faut rajouter l’odeur et le bruit permanent.

Lorsque la nuit est tombée, le silence, et le souffle du vent dévoile un son particulier ; un léger son aigus rappelant étrangement des cris d’hommes et de femmes.

L’atmosphère est glaciale, le ciel est noir, seul résonne à la fin de la visite dans une belle communion, le chant des déportés, le Kaddish ainsi que le son du chofar, sonné par le Rabbin de Boulogne Billancourt, Didier Kassabi, laissant alors place au recueillement et à une intense émotion.

Les bougies allumées rappellent ainsi le souvenir des millions de déportés morts dans ces camps où il n’est plus question d’une période sombre de l’Histoire, mais véritablement de l’Histoire de l’humanité.

 

Votre demande a bien été prise en compte.
Nous vous remercions de votre intérêt.