Blog du Crif - La musique comme vecteur d’espoir face à la barbarie

19 Avril 2019 | 84 vue(s)
Catégorie(s) :
France
Neuf ans après l’assassinat d’Ilan Halimi, voici la « chronique d’une barbarie et de ses conséquences médiatiques, politiques et judiciaires »,  par Marc Knobel, historien, chercheur, directeur des Études du CRIF

 

Le Hors-série de L'Express numéro 28, "Regards sur l'Histoire" consacré aux Juifs de France a mis en émoi une partie de la communauté juive, François Heilbronn, professeur des universités associé à Sciences-Po Paris et Président des Amis français de l'université de Tel-Aviv lui a adressé deux lettres ouvertes publiées dans l'Arche.
 

 

 

Retour sur les événements qui sont intervenus en juillet 2014 et les manifestations propalestiniennes qui ont dégénéré.

Est-il pertinent de mettre en parallèle “antisémitisme” et “islamophobie”?
Non, cinq fois non:  Ni sémantiquement , ni historiquement,  ni sociologiquement, ni politiquement et encore moins juridiquement, ces deux termes et les deux concepts qu’ils sous-tendent, ne sont de même nature. Il serait non seulement faux, mais aussi dangereux pour tous, de les mettre en regard sur un même plan.

L'antisémitisme est comme une bête particulièrement enragée et puante. Il rôde, nous ne le savons que trop bien...

L'antisémitisme : les causes d'un Mal qui s'aggrave.

Ce dernier détaille ici les multiples racines de l’antisémitisme, qui a explosé en France à partir de l’année 2000 et la première « intifada ». Et qui s’est fortement aggravé tout au long de l’année dernière. Marc Knobel évoque notamment l’origine idéologique – soulignée et étudiée par le philosophe et chercheur Pierre-André Tagguief – d’un antisémitisme qui découle d’un antisionisme extrême, lui-même alimenté depuis longtemps par les tenants de l’islamisme radical. Extrême gauche et extrême droite française en passant par « Dieudonné and Co » sont aussi, historiquement et actuellement, parmi les premiers diffuseurs de la haine antisémite en France. Description et analyse en huit points.

"Dites-moi que ce furent des cauchemars, que le monde s'améliore de jour en jour, que des flammes de lumière jaillissent en chaque point du globe."

Article paru dans le HuffinghtonPost.fr

Pages

La musique fait écho en nous et nous interpelle comme une lueur qui se transmet à chaque instant, comme les battements d’un cœur universel. Comme un langage à part entière elle parle d’un passé, d’un présent, d’un futur imaginé.

Elle a cette force de nous interpeller, nous faire vibrer, nous remettre en question parfois et de nous apprendre par moment notre histoire personnelle ou collective.

C’est pour toutes ces raisons que je salue l’initiative de la Philharmonie de Paris dont l’orchestre, ainsi que le chœur d’enfants de l’orchestre de Paris, interprèteront à deux reprises l’Opéra  « Brundibar » sous la direction de Lionel Sow et dans une mise en scène d’Olivier Letellier. Le concert est proposé aux publics scolaires le 9 mai et également ouvert au grand public le 8 mai.

L’Opéra Brundibar, composé par Hans Krasa le 23 Septembre 1943, prisonnier à Terezin, est un exemple de parenthèse de vie dans le cauchemar du camp nazi de Tchécoslovaquie.

Dans ce camp de transit furent déportés des dizaines de milliers de juifs avant d’être conduit vers Auschwitz ou ailleurs.

Cet Opéra raconte l’histoire de deux enfants en quête d’argent pour acheter le lait nécessaire aux soins de leur mère malade et qui sont confrontés au diabolique joueur d’orgue d’harmonie Brundibar, personnage représentant Adolf Hitler. Ils parviendront malgré tout à triompher. Les chansons de cet Opéra incarnent l’espoir face à la barbarie nazie.

Delphine Kessous

Informations et réservations : 

Concerts ouverts au public : https://philharmoniedeparis.fr/fr/activite/opera/19031-brundibar-hans-krasa

Concerts ouverts aux publics scolaires : https://philharmoniedeparis.fr/fr/scolaires-enseignants/19034-brundibar

Découvrez le site Internet de la Philharmonie de Paris

 

Votre demande a bien été prise en compte.
Nous vous remercions de votre intérêt.