Richard Prasquier

Ancien Président du CRIF

Blog du Crif - L’accord entre Israël et les Emirats, par Richard Prasquier

24 Septembre 2020 | 206 vue(s)
Catégorie(s) :
Actualité

Le 33ème Dîner du Crif a eu lieu mercredi 7 mars 2018.

Au théâtre de l'Atelier, Le livre de ma mère réveille les souvenirs et sublime la relation la plus sincère qui est donnée à l'homme de connaître.

Vendredi 23 février, j'ai rencontré Tomasz Młynarski, Ambassadeur de Pologne en France.

La première djihadiste française capturée à Mossoul par les forces irakiennes en juillet 2017, Mélina Boughedir, a été condamnée, lundi 19 février, à sept mois de prison pour l’entrée illégale en Irak. La cour pénale de Bagdad a ordonné la remise en liberté et l’expulsion en France de la jeune femme de 27 ans, sa peine étant couverte par sa détention préventive, rapporte Le Monde du 19 février. Qui sont ces femmes désintégrées, déstructurées et aveuglées par la propagande développée par les djihadistes et qui ont été des proies faciles. C'est ainsi qu'elles se sont déshumanisées et ont participé à cette orgie barbare et moyenâgeuse qu’est le djihadisme.

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"On s'est dit au-revoir. C'était un au-revoir mais qu'y avait-il derrière cet au-revoir ?"

Dans leur numéro de janvier, le magazine Youpi, destiné aux enfants de 5 à 8 ans, a clairement laissé entendre à ses jeunes lecteurs qu' "Israel n'était pas un vrai pays".

"Je m’en vais vous mander la chose la plus étonnante, la plus surprenante, la plus merveilleuse, la plus miraculeuse, la plus triomphante, la plus étourdissante, la plus inouïe…"
 

 

En juin 2017, quelques mois après l'assassinat de Sarah Halimi, Francis Kalifat, Président du Crif, publiait cette tribune en hommage à Sarah Halimi, devenue le triste symbole de l'antisémitisme qui tue. 

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Opinion

Je me suis exprimé sur les enjeux de l'élection présidentielle pour la communauté juive française.

Portrait de Stéphanie Dassa
Documentaire Sauver Auschwitz
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23 Janvier 2017
Catégorie : Opinion

"Sauver Auschwitz ?" un documentaire diffusé le 24 janvier à 22h40 sur Arte 

Le boycott des produits israéliens (nous) glace le sang.

Le racisme qui frappe la communauté asiatique est insupportable.
 

Vouloir profiter de l'actuelle polémique pour assimiler les arrêtés anti-burkini à la Saint-Barthélemy et à la Shoah, c'est tomber dans l'indigne et le nauséabond 

A l'occasion de l'assemblée générale du Crif réunie le 29 mai 2016, j'ai prononcé mon discours de candidature.

Depuis des années, l’historien Marc Knobel a de salutaires obsessions et une puissante détermination. L’une de ses salutaires obsessions, sur laquelle il a beaucoup travaillé et mené de profondes recherches, est cette diffusion sans frontières, sans retenues et sans toujours grandes oppositions, des haines multi-formes qui s’entretiennent.

Pour comprendre cet accord entre l’Iran et les grandes puissances sous la direction stratégique des USA, il faut essayer de comprendre la nouvelle politique internationale de l’administration américaine

Eté 2014. Pendant 1 mois et 18 jours, Israël a vécu au rythme des alertes et d’une guerre qui ne dit pas son nom. Un an plus tard. Juillet 2015 : Que reste-t-il de ces jours d’angoisse ?

Le 23 juin dernier, l’Union des étudiants juifs de France a célébré son 70e anniversaire à l’Hôtel de Ville de Paris. Magie des réseaux sociaux, j’ai vécu à distance cette soirée avec enthousiasme et frustration. L’occasion pour moi de replonger dans mes années Uejf.

Comme chaque été, de nombreux juifs ont décidé de quitter la France pour s’installer en Israël. On parle de 8000 à 10 000 pour l’ensemble de l’année 2015. J’ai moi-même fait ce choix en 2013  et pourtant j’ai, plus que jamais, envie de parler de ceux qui restent. 

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Texte de Richard Prasquier, ancien président du Crif, également publié dans l'hébdomadaire Actualité Juive.

En 2015, Dore Gold, Directeur Général du Ministère Israélien des affaires étrangères inaugurait un bureau israélien à Abou Dabi à l’Irena, l’Agence de l’ONU pour les Energies renouvelables. Depuis lors, d’une année sur l’autre, outre une présence (et des succès) de judokas israéliens toujours plus spectaculairement affichés,  Abu Dhabi était devenue une nouvelle destination pour des hommes d’affaires et diplomates israéliens, parmi eux le chef du Mossad Yossi Cohen.

Mohammed ben Zayed Al Nahyane (MBZ) héritier du trône et dirigeant de fait des Emirats a été pilote militaire et réagit en homme de guerre à deux menaces: l’Iran qui pousse ses pions dans un Golfe Persique fabuleusement riche en pétrole, mais dont la population est en grande partie chiite (y compris sur le versant « arabique ») ; le mouvement des Frères Musulmans qui a tenté de l’endoctriner dans sa jeunesse. MBZ a été au premier rang pour tenter d’isoler le Qatar, qui a servi depuis des années de base de repli et de propagande pour les Frères et qui entretient des relations cordiales avec l’Iran (ce qui n’a rien de contradictoire si on se rappelle que le chiite Khomeiny était un grand admirateur de Hassan El Banna, le fondateur des Frères Musulmans). 

Pour MBZ le tropisme pro-iranien de l’administration Obama était insupportable. Un homme au moins en Israël a exprimé fortement sa détermination à contrer  la menace iranienne: c’est Benjamin Netanyahu et un homme au moins aux Etats Unis partage sa détestation de l’Iran, c’est Donald Trump. Il en résulte logiquement la signature du récent accord de normalisation. Normalisation, et non paix, car les Emirats créés en 1968 n’ont pas participé aux guerres et aux déroutes arabes et ont peut-être de ce fait moins cultivé un sentiment d’humiliation revancharde.

Bien sûr, confinement aidant, les images de l’accord font pâle figure à côté de celles de l’accueil de Anouar Al-Sadate il y a 43 ans. Bien sûr aussi, les protagonistes ont un « agenda » intérieur transparent : pour Trump montrer avant les élections qu’il est un deal-broker exceptionnel, ce dont il est le seul à ne pas douter, pour Bibi, confirmer (avant de nouvelles élections ?) que sa vista en politique étrangère est inégalable (ce que même ses ennemis lui reconnaissent) et pour MBZ, qui n’a pas d’opinion publique à convaincre, plaider auprès du Sénat américain l’autorisation d’achat des F35 dont il rêve (ce qui inquiète d’ailleurs bien des Israéliens).

Les commentateurs constatent et le plus souvent fustigent le fait que l’accord laisse les Palestiniens de côté, bien qu’il s’accompagne de la mise sous le boisseau, critiquée à droite, saluée à gauche, une première pour Benjamin Netanyahu, de la décision d’annexion d’une partie des implantations israéliennes. Mais c’est probablement parce qu’il n’a pas l’ambition de résoudre le problème palestinien que ce texte peut aider à sa solution. 

La question palestinienne et la haine d’Israel ont servi au panarabisme, à l’islamisme chiite et sunnite, et à diverses ambitions personnelles, comme d’un foyer central où rallumer les passions des foules. Un tel embrasement qui s’est étendu en partie dans nos pays, ne se satisferait pas d’une solution de compromis. Il implique la recherche de la fin de l’Etat d’Israel, sous forme violente ou « soft » (la proposition de la Ligue arabe en 2003). Mais Israël n’a pas vocation au suicide.

Les peuples musulmans continuellement focalisés sur cette haine en ont été les premières victimes, et une longue phase de désensibilisation est nécessaire. L’invocation de la « centralité » du conflit israélo-palestinien est aujourd’hui un moyen sûr de ne pas le résoudre et de laisser le champ libre aux extrémistes. C’est pourquoi l’accord entre Israël et les Emirats, parce qu’il repose sur des intérêts objectifs communs et qu’il tient les mythes à distance, peut faciliter le travail de la raison dans une région où, on le sait, la raison n’est pas la vertu première.

Richard Prasquier