Gil Taïeb

Vice Président du Crif

Blog du Crif - L’agression du jeune israélien montre à quel point notre société est rongée par la haine d'Israël

13 Décembre 2019 | 422 vue(s)
Catégorie(s) :
France

Vendredi 23 février, j'ai rencontré Tomasz Młynarski, Ambassadeur de Pologne en France.

Jean-Pierre Allali partage avec vous ses appréciations littéraires au fil de ses lectures. Aujourd'hui, il nous parle du livre de Dina Porat, Le Juif qui savait Wilno-Jérusalem : la figure légendaire d’Abba Kovner, 1918-1987.

La première djihadiste française capturée à Mossoul par les forces irakiennes en juillet 2017, Mélina Boughedir, a été condamnée, lundi 19 février, à sept mois de prison pour l’entrée illégale en Irak. La cour pénale de Bagdad a ordonné la remise en liberté et l’expulsion en France de la jeune femme de 27 ans, sa peine étant couverte par sa détention préventive, rapporte Le Monde du 19 février. Qui sont ces femmes désintégrées, déstructurées et aveuglées par la propagande développée par les djihadistes et qui ont été des proies faciles. C'est ainsi qu'elles se sont déshumanisées et ont participé à cette orgie barbare et moyenâgeuse qu’est le djihadisme.

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Le 4 février 2018, le Crif et les Amis du Crif ont organisé un voyage de mémoire dans les camps d’Auschwitz-Birkenau. Près de 200 personnes ont participé à cette journée exceptionnelle, qui a marqué les mémoires de chacun. Une délégation d’élus et de personnalités publiques m'a également accompagné. Nous avons aussi eu l'honneur d'être accompagnés par Ginette Kolinka, réscapée d'Auschwitz.

En fin de journée, nous avons tenu une courte cérémonie d'hommages ponctuée de plusieurs discours et de prières animées par le Rabbin Moché Lewin. En conclusion de cette intense journée, le Shofar a resonné au milieu du silence etourdissant de l'immense complexe de Birkenau.

Depuis quelques semaines, le texte épistolaire de Sholem Aleichem a investi la petite – mais non moins prestigieuse – scène du Théâtre de la Huchette, à Paris.

Hier, je me suis exprimé sur la récente vague d'antisémitisme qui secoue la France. J'ai demandé à l'ensemble de la communauté nationale de faire front contre la haine antisémite. J'ai également rappelé l'importance pour la justice française d'appliquer des peines suffisamment lourdes pour être dissuasives.

De ce 9 janvier 2015, nous voulons retenir une autre image, cette belle image. Celle de Lassana Bathily.

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Cette semaine, dans le métro parisien, un jeune israélien a été agressé violemment alors qu’il laissait un message en hébreu à son père. Cette nouvelle agression n’est pas un simple fait divers mais le témoin de la violence qui règne dans notre société. Elle est le résultat d’un climat de haine entretenu depuis de nombreuses années par tous ceux qui diabolisent Israël, montrent du doigt son peuple et font de tous les Juifs des cibles. 

Depuis trop longtemps déjà la propagande antisioniste gangrène notre société.

Derrière le bras de l’agresseur, il y a le résultat du discours antisioniste diffusé dans nos villes et nos banlieues et qui poussent à la haine d’Israël.

Et derrière les blessures du jeune Yogev, il y a la haine du juif. 

En France, à Paris, ville dans laquelle passent chaque année près de 60 millions de touristes, la seule langue qui mettrait en danger serait l’Hébreu ? 

Le jeune Yogev n’a pas été agressé pour être volé mais parce que son agresseur l’aurait identifié comme Israélien. À cela s’ajoute le manque de réaction de toutes les personnes spectatrices parce-qu'inactives, restées là sans réagir. Elles ne sont peut-être pas antisemites, mais elles sont dramatiquement peureuses et passives. Elles regardent sans agir, ou pire elles détournent le regard.

Par leur manque de courage et de réaction ces personnes là laissent libres les agresseurs de femmes seules, de personnes fragiles, de touristes ou de toute autre victime des prédateurs qui circulent en toute impunité et sans crainte.

Une fois encore, l’agression du jeune israélien montre à quel point notre société est rongée par la haine et par l’individualisme. 

« Lorsqu’on agresse un juif on agresse la France » déclarent nos responsables politiques. Il faut aujourd’hui le courage d’agir et affirmer que lorsqu’on agresse un Israélien pour ce qu’il est et représente, c'est à dire un citoyen du seul État juif au monde, il s’agit d’antisémitisme, et que l’on met en danger la liberté.

J’aimerais terminer par le résultat du vote britannique, qui, en dehors d’affirmer une volonté politique et un choix, a rejeté, je l’espère définitivement, le leader du Labour Party  qui avait fait de l’antisémitisme et de l’antisionisme son cheval de bataille.

Par leur vote, les Britanniques ont non seulement réaffirmé leur volonté politique mais ont désarçonné un cavalier haineux antisémite.

Gil Taïeb 

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