Gil Taïeb

Vice Président du Crif

Blog du Crif - L’agression du jeune israélien montre à quel point notre société est rongée par la haine d'Israël

13 Décembre 2019 | 424 vue(s)
Catégorie(s) :
France

Mardi 10 octobre 2017, j'ai été reçu par le Ministre de l'Europe et des Affaires étrangères pour un long tour d'horizon.

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#BlogDuCrif - Devoir de mémoire
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20 Septembre 2017
Catégorie : France

Il y a 76 ans, le 15 décembre 1941, 69 hommes ont été fusillés au Fort du Mont Valérien à Suresnes, dans les Hauts de Seine par les autorités d’occupations allemandes. Ces hommes, français et étrangers, furent arrêtés par les forces de polices françaises de la Préfecture de police du département de la Seine (à l’époque).

Je vais vous raconter l’histoire de Moritz Singer, mon oncle, le frère de ma mère, un de ces fusillés.

En 2017, Roger Pinto, sa femme et son fils ont été séquestrés, violentés et détroussés à leur domicile de Livry-Gargan (Seine-Saint-Denis), "une agression antisémite" condamnée par le Crif et le ministre de l'Intérieur. Une première ?

"Je m’en vais vous mander la chose la plus étonnante, la plus surprenante, la plus merveilleuse, la plus miraculeuse, la plus triomphante, la plus étourdissante, la plus inouïe…"
 

 

"The strength of a Nation always lies in the the way it looks at its History and and its ability to teach it to future generations".

 

"La force d’une Nation réside toujours dans le regard qu’elle sait porter sur son histoire et sa capacité à l’enseigner aux générations suivantes."

 

En juin 2017, quelques mois après l'assassinat de Sarah Halimi, Francis Kalifat, Président du Crif, publiait cette tribune en hommage à Sarah Halimi, devenue le triste symbole de l'antisémitisme qui tue. 

Sarah Halimi, une retraitée a été battue à mort à Paris, le 4 avril 2017 et son calvaire a duré plus d'une heure. Et, il s'agit bien d'un meurtre antisémite.

Thierry Noël-Guitelman est un journaliste, membre de l'association Hébraïca à Toulouse. Il a engagé, en 2004, des recherches familiales sur l'étoile jaune, sa tante Ida Seurat-Guitelman, ayant obtenu une exemption.

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Cette semaine, dans le métro parisien, un jeune israélien a été agressé violemment alors qu’il laissait un message en hébreu à son père. Cette nouvelle agression n’est pas un simple fait divers mais le témoin de la violence qui règne dans notre société. Elle est le résultat d’un climat de haine entretenu depuis de nombreuses années par tous ceux qui diabolisent Israël, montrent du doigt son peuple et font de tous les Juifs des cibles. 

Depuis trop longtemps déjà la propagande antisioniste gangrène notre société.

Derrière le bras de l’agresseur, il y a le résultat du discours antisioniste diffusé dans nos villes et nos banlieues et qui poussent à la haine d’Israël.

Et derrière les blessures du jeune Yogev, il y a la haine du juif. 

En France, à Paris, ville dans laquelle passent chaque année près de 60 millions de touristes, la seule langue qui mettrait en danger serait l’Hébreu ? 

Le jeune Yogev n’a pas été agressé pour être volé mais parce que son agresseur l’aurait identifié comme Israélien. À cela s’ajoute le manque de réaction de toutes les personnes spectatrices parce-qu'inactives, restées là sans réagir. Elles ne sont peut-être pas antisemites, mais elles sont dramatiquement peureuses et passives. Elles regardent sans agir, ou pire elles détournent le regard.

Par leur manque de courage et de réaction ces personnes là laissent libres les agresseurs de femmes seules, de personnes fragiles, de touristes ou de toute autre victime des prédateurs qui circulent en toute impunité et sans crainte.

Une fois encore, l’agression du jeune israélien montre à quel point notre société est rongée par la haine et par l’individualisme. 

« Lorsqu’on agresse un juif on agresse la France » déclarent nos responsables politiques. Il faut aujourd’hui le courage d’agir et affirmer que lorsqu’on agresse un Israélien pour ce qu’il est et représente, c'est à dire un citoyen du seul État juif au monde, il s’agit d’antisémitisme, et que l’on met en danger la liberté.

J’aimerais terminer par le résultat du vote britannique, qui, en dehors d’affirmer une volonté politique et un choix, a rejeté, je l’espère définitivement, le leader du Labour Party  qui avait fait de l’antisémitisme et de l’antisionisme son cheval de bataille.

Par leur vote, les Britanniques ont non seulement réaffirmé leur volonté politique mais ont désarçonné un cavalier haineux antisémite.

Gil Taïeb 

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