Bruno Halioua

Président de la Commission Souvenir du Crif

Blog du Crif - Le jour où Jean Ferrat a vu son père porter l'étoile jaune

09 Juin 2020 | 636 vue(s)
Catégorie(s) :
France

Il y a 78 ans, le 7 juin 1942, la législation instaurant l'étoile jaune était mise en place. Cette semaine, à cette occasion, nous vous proposons 4 articles sur la façon dont Serge Gainsbourg, Jean Ferrat, Sacha Distel et Marcel Gotlib ont vécu le port de l'étoile jaune.

Ces articles sont proposés par Bruno Halioua, dans le cadre de la publication  de son livre «Leur Seconde Guerre Mondiale», (à paraître édition Buchet Chastel en octobre 2020). Dans ce livre, il s'intéresse à la façon dont certaines personnes célèbres ont vécu les événements marquants de la Seconde Guerre Mondiale. 

Il y a 78 ans, le 7 juin 1942, la législation instaurant l'étoile jaune était mise en place. A cette occasion, découvrez 4 articles sur la façon dont Serge Gainsbourg, Jean Ferrat, Sacha Distel et Marcel Gotlib ont vécu le port de l'étoile jaune.

Ces articles sont proposés par Bruno Halioua, dans le cadre de la publication  de son livre «Leur Seconde Guerre Mondiale», (à paraître édition Buchet Chastel en octobre 2020). Dans ce livre, il s'intéresse à la façon dont certaines personnes célèbres ont vécu les événements marquants de la Seconde Guerre Mondiale. 

Billet d’Ariel Amar*, pharmacien

 

Dimanche 19 avril, le Crif et le Mémorial de la Shoah ont organisé une cérémonie virtuelle pour commémorer le 77ème anniversaire du Soulèvement du ghetto de Varsovie. Un moment très émouvant au cours duquel, ensemble, nous avons rendu hommage aux Hommes qui se sont soulevés pour leur liberté.

Bienvenue sur le blog La Chronique (pas tès casher) de Raphaela ! Sur ce blog, Raphaela vous propose ses billets d'humeur sur tout ce qui l'entoure, l'émeut, la touche, la fait rire et la révolte. Et elle a des choses à vous dire...

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Antisémitisme

Sarah Halimi, une retraitée a été battue à mort à Paris, le 4 avril 2017 et son calvaire a duré plus d'une heure. Et, il s'agit bien d'un meurtre antisémite.

Thierry Noël-Guitelman est un journaliste, membre de l'association Hébraïca à Toulouse. Il a engagé, en 2004, des recherches familiales sur l'étoile jaune, sa tante Ida Seurat-Guitelman, ayant obtenu une exemption.

« Séparation du Crif et de l’Etat » : voici la dernière nouveauté de la « cause palestinienne ». Amalgamant à tout va Israël, sa politique, les juifs, et les institutions françaises, ces pantins ont appelé à un rassemblement samedi dernier, avec des slogans antisémites et anti républicains.

Malgré la mobilisation de personnalités politiques (Nathalie Kosciuzko-Morizet, Claude Goasguen et Anne Hidalgo), associatives (le Président du Crif Francis Kalifat a notamment écrit au Préfet et au Premier Ministre), et de nombreux internautes, la Préfecture de Paris a décidé d’autoriser ce rassemblement, sous haute protection policière.

Nous nous sommes rendus sur place.

 

 
"La culture est ce qui a fait de l'homme autre chose qu'un accident de l'univers", déclarait André Malraux. C'est pour toutes ses vertus que la culture est grande et qu'elle reste et doit rester un rempart contre l'obscurantisme, le racisme, l'antisémitisme et l'homophobie. De chaque création artistique doit jaillir une lumière. C'est à cela que doit aspirer chacun de ceux qui ont le bonheur de pouvoir créer ou d'interpréter une oeuvre. 

 

"Le terrorisme et l'antisémitisme ont marqué cette année passée"

Il y a 11 ans, un jeune juif du nom dIIlan Halimi, était enlevé, torturé et assassiné.

Billet d'humeur par Marc Knobel

Pour la énième fois l'ONU s'apprête à voter le financement d'une liste noire d'entreprises internationales opérant dans les territoires contestés.

Seront ainsi montrées du doigt les sociétés se trouvant à Jerusalem, sur les hauteurs du Golan et en Judée -Samarie.

" Le guide du parfait boycotteur antisémite" sera ainsi financé par l'ONU.

Un pas de plus sera franchi !

 

En 2005, le fait religieux envahissait peu à peu et dans la confrontation, les cours de récréation. L’agitation religieuse commençait à provoquer des dégâts dont nous payons le prix lourd aujourd’hui.

FOR JERUSALEM NO VOICE MUST MISS
FOR JERUSALEM NONE OF US CAN REMAIN SILENT

POUR JERUSALEM PAS UNE VOIX NE DOIT MANQUER
POUR JERUSALEM AUCUN D’ENTRE NOUS NE PEUT SE TAIRE
 

 

Cette période de fêtes juives en France, rime aujourd'hui avec contrôles de sécurtié et détecteurs de métaux

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Il y a 78 ans, le 7 juin 1942, la législation instaurant l'étoile jaune était mise en place. Cette semaine, à cette occasion, nous vous proposons 4 articles sur la façon dont Serge Gainsbourg, Jean Ferrat, Sacha Distel et Marcel Gotlib ont vécu le port de l'étoile jaune.

Ces articles sont proposés par Bruno Halioua, dans le cadre de la publication  de son livre «Leur Seconde Guerre Mondiale», (à paraître édition Buchet Chastel en octobre 2020). Dans ce livre, il s'intéresse à la façon dont certaines personnes célèbres ont vécu les événements marquants de la Seconde Guerre Mondiale. 

Le jour où Jean Ferrat a vu son père porter l'étoile jaune : "Marqué ! Comme une bête !"

 

Le soir du 6 juin 1942, le jeune Jean Tenenbaum  âgé de 11 ans  qui habite avec ses parents à Versailles assiste impuissant à l’arrivée de son père avec son paquet d’étoiles jaunes qu’il est obligé coudre sur ses vêtements, son pardessus et sa veste. Celui qui deviendra célèbre sous le nom de Jean Ferrat est révolté par cette mesure injuste qui stigmatise son père aux yeux des autres « Marqué ! Comme une bête ! Mais ce que l'on ne savait pas, c'est que c'était comme une bête qui part à l'abattoir »

Jean Ferrat n’est pas astreint à porter l’étoile jaune car sa mère n’est pas Juive. Il avait appris deux ans auparavant à l’occasion du recensement des Juifs la judéité de son père Mnacha Tenenbaum installé en France depuis plus de trente cinq ans et qui avait toujours voulu ardemment s’intégrer dans la société française. Jean Tenenbaum avait subitement son altérité «J’ai appris que je n'étais pas comme les autres!».

Le futur chanteur engagé rappellera par la suite son ressenti face à cette injustice. « Ce fut d'abord une blessure, ensuite une révolte ». Comme la majorité des Juifs le père de Jean Ferrat avait obéit docilement à cette législation car il avait considèré qu’il était très important d’être en conformité avec les lois en vigueur dans le pays qu'il avait choisi sans se douter des conséquences tragiques de sa démarche. Par la suite, Jean Ferrat reprochera à son père son excès d’optimisme « Contrairement à d'autres qui voient le mal partout, il ne le voyait nulle part et c'est cela d'ailleurs qui a causé sa perte ».  

Quelques semaines plus tard , le père de Jean Ferrat sera arrêté puis déporté le 30 septembre 1942 tandis que le jeune Jean Ferrat et son frère seront obligé de se cacher à Perrier, une commune du Puy-de-Dôme puis à Font-Romeu, dans les Pyrénées-Orientales. Comme la majorité des Juifs déportés, Mnacha Tenenbaum n’est jamais revenu.  Jean Ferrat restera toute sa vie marquée par la mort de son « Ce manque, cette absence reste indélébile. La mort de mon père a certainement été un des éléments clés de ma création future ».

Il évoquera en 1963 la Shoah dans sa chanson Nuit et brouillard mais il a fallu attendre 1991 pour qu’il rappelle dans une chanson le drame douloureux de la perte de son père Nul ne guérit de son enfance, dans laquelle il chante : « Celui qui vient à disparaître. Pourquoi l'a-t-on quitté des yeux ? On fait un signe à la fenêtre sans savoir que c'est un adieu ».

Jean Ferrat a également évoqué cette période douloureuse de son enfance et les conséquences qu’elle a entrainé sur son engagement de chanteur : « On porte son enfance toute sa vie. Je ne suis pas un cas unique, mais cette période a été très dramatique pour ma famille, pour moi et pour la France aussi. Il y a une partie de moi qui est devenue adulte très vite ».

 

Dr Bruno Halioua, Président de la Commission Souvenirs du Crif

Cet article est extrait de « Leur Seconde Guerre Mondiale », le prochain livre de Bruno Halioua. (A paraître édition Buchet Chastel en octobre 2020). Dans ce livre, Bruno Halioua s'intéresse à la façon dont certaines personnes célèbres ont vécu les événements marquants de la Seconde Guerre Mondiale. 

 

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