Blog du Crif - Les vingt pages de papier glacé qui m’ont fait rencontrer Simone Veil

31 Janvier 2020 | 423 vue(s)
Catégorie(s) :
France

Lundi 20 novembre, j'ai rencontré le Président français Emmanuel Macron à Paris, accompagné d'une délégation du Congrès Juif Européen (EJC).

La semaine dernière, le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) proposait dans sa newsletter et sur ses réseaux sociaux un contenu qui a fait polémique.

Mon discours prononcé au dîner du Crif Grenoble-Dauphiné, le 22 octobre 2017.

Mon discours à la cérémonie d'hommage aux Juifs engagés volontaires qui s'est tenue le 15 octobre 2017 au cimétière de Bagneux.

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Actualité

En tant que lecteur de la newsletter du Crif, bénéficiez d'un tarif préférentiel ! La place à 15 euros au lieu de 20 euros. Réservations par téléphone : 01 43 27 88 61 avec le code CRIF           

"On s'est dit au-revoir. C'était un au-revoir mais qu'y avait-il derrière cet au-revoir ?"

Dans leur numéro de janvier, le magazine Youpi, destiné aux enfants de 5 à 8 ans, a clairement laissé entendre à ses jeunes lecteurs qu' "Israel n'était pas un vrai pays".

"Je m’en vais vous mander la chose la plus étonnante, la plus surprenante, la plus merveilleuse, la plus miraculeuse, la plus triomphante, la plus étourdissante, la plus inouïe…"
 

 

En juin 2017, quelques mois après l'assassinat de Sarah Halimi, Francis Kalifat, Président du Crif, publiait cette tribune en hommage à Sarah Halimi, devenue le triste symbole de l'antisémitisme qui tue. 

Sarah Halimi, une retraitée a été battue à mort à Paris, le 4 avril 2017 et son calvaire a duré plus d'une heure. Et, il s'agit bien d'un meurtre antisémite.

Thierry Noël-Guitelman est un journaliste, membre de l'association Hébraïca à Toulouse. Il a engagé, en 2004, des recherches familiales sur l'étoile jaune, sa tante Ida Seurat-Guitelman, ayant obtenu une exemption.

Portrait de Gil Taïeb
Nous sommes debout
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03 Avril 2017
Catégorie : France, Actualité, Opinion

Samedi 1er avril place du Châtelet se sont réunies une centaine de membres du Collectif Boycott Israël

Francis Kalifat, the Crif President gave a speech at the annual Crif's dinner 2017. 

Le judaïsme indien est assez méconnu en France. Pourtant, il est d'une implantation millénaire. Il y avait environ 35 000 Juifs aux Indes lors de la création de l'État d'Israël

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Opinion

Le boycott des produits israéliens (nous) glace le sang.

Le racisme qui frappe la communauté asiatique est insupportable.
 

Vouloir profiter de l'actuelle polémique pour assimiler les arrêtés anti-burkini à la Saint-Barthélemy et à la Shoah, c'est tomber dans l'indigne et le nauséabond 

A l'occasion de l'assemblée générale du Crif réunie le 29 mai 2016, j'ai prononcé mon discours de candidature.

Depuis des années, l’historien Marc Knobel a de salutaires obsessions et une puissante détermination. L’une de ses salutaires obsessions, sur laquelle il a beaucoup travaillé et mené de profondes recherches, est cette diffusion sans frontières, sans retenues et sans toujours grandes oppositions, des haines multi-formes qui s’entretiennent.

Pour comprendre cet accord entre l’Iran et les grandes puissances sous la direction stratégique des USA, il faut essayer de comprendre la nouvelle politique internationale de l’administration américaine

Eté 2014. Pendant 1 mois et 18 jours, Israël a vécu au rythme des alertes et d’une guerre qui ne dit pas son nom. Un an plus tard. Juillet 2015 : Que reste-t-il de ces jours d’angoisse ?

Le 23 juin dernier, l’Union des étudiants juifs de France a célébré son 70e anniversaire à l’Hôtel de Ville de Paris. Magie des réseaux sociaux, j’ai vécu à distance cette soirée avec enthousiasme et frustration. L’occasion pour moi de replonger dans mes années Uejf.

Comme chaque été, de nombreux juifs ont décidé de quitter la France pour s’installer en Israël. On parle de 8000 à 10 000 pour l’ensemble de l’année 2015. J’ai moi-même fait ce choix en 2013  et pourtant j’ai, plus que jamais, envie de parler de ceux qui restent. 

Dov Maimon rejoint les auteurs du Blog du Crif !

Ce dernier détaille ici les multiples racines de l’antisémitisme, qui a explosé en France à partir de l’année 2000 et la première « intifada ». Et qui s’est fortement aggravé tout au long de l’année dernière. Marc Knobel évoque notamment l’origine idéologique – soulignée et étudiée par le philosophe et chercheur Pierre-André Tagguief – d’un antisémitisme qui découle d’un antisionisme extrême, lui-même alimenté depuis longtemps par les tenants de l’islamisme radical. Extrême gauche et extrême droite française en passant par « Dieudonné and Co » sont aussi, historiquement et actuellement, parmi les premiers diffuseurs de la haine antisémite en France. Description et analyse en huit points.

Partout en France, des crayons, des stylos et des feutres ont été brandis, les seules armes du courage et de la liberté contre d'autres armes qui tuent, qui souillent, qui meurtrissent à tout jamais.

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A l'occasion du 4ème anniversaire de la disparition de Simone Veil, nous vous proposons la lecture de billets de blog qui lui rendent hommage.

En 2005, je trouve dans la salle d’attente du cabinet de psychanalyse de ma mère le numéro 2904 de Paris Match*. En couverture, Simone Veil.

Je lis l’article, et je découvre Simone Veil pour la première fois. Le reportage fait état du retour de Simone Veil à Auschwitz-Birkenau, entourée de ses enfants et petits-enfants. J’y apprends aussi que le 27 janvier est la date retenue pour la Journée internationale en mémoire des victimes de la Shoah, en écho au jour de libération du camp d’Auschwitz-Birkenau. Cette date aura désormais un sens tout à fait particulier.

Depuis ce jour de janvier 2005, la couverture de Paris Match est accrochée sur l’un des murs de ma chambre d’adolescente. Le mur a jauni, la couverture a tenu bon.

Cette rencontre avec Simone Veil, je veux le croire, aura influencé une large partie de mon engagement, de mes intérêts, et finalement de ma vie.

Quatorze ans plus tard, le 27 janvier 2019, je me suis rendue au cycle de conférences du Mémorial de la Shoah de Paris, dédié notamment à Simone Veil. La première table-ronde réunissait cinq auteurs d’ouvrages récents sur notre héroïne. Ces ouvrages, je les connaissais tous, à l’exception d’un, celui d’Alain Genestar.

Annette Wieviorka, dans une brillante introduction du sujet qui nous rassemblait ce jour, a présenté les auteurs. Quelle a été ma surprise en découvrant qu’Alain Genestar n’était autre que le Directeur de la publication de Paris Match à l’époque du fameux reportage sur Simone Veil, et – encore mieux – le journaliste qui l’avait accompagnée pendant ce voyage de mémoire.

J’avais devant moi l’homme qui m’avait présentée Simone Veil ! Mieux qu’à l’occasion d’un dîner pompeux ou d’un cocktail guindé, il m’avait fait rencontrer Simone Veil à travers vingt pages de papier glacé.

Alain Genestar, après avoir rappelé le travail réalisé pour le reportage de Paris Match de l’époque, a présenté son dernier livre, Pour mémoire. Retour à Auschwitz avec Simone Veil. Ce « petit livre » comme le décrit son auteur, accueille l’immense entretien réalisé avec Simone Veil pendant et après le voyage à Auschwitz. Complément ultime du reportage de 2005, il présente l’intégralité des propos de Simone Veil, dont certains passages avaient été coupés pour des raisons journalistiques d’une part, et de pudeur d’autre part.

Avec un soin infini, Alain Genestar explique l’origine et l’objectif de sa démarche de publication, quatorze ans plus tard, de ces précieuses paroles. Il insiste sur la simplicité avec laquelle il a voulu donner à lire le témoignage de Simone Veil, « sans effets d’écriture », « ses mots, à l’état brut ».

Il souligne aussi les difficultés rencontrées, et notamment la délicate question de la photo de Couverture du magazine, réalisée avec intelligence par Benoît Gysembergh.

En dépassant la peur commune aux passeurs de mémoire de déformer, de trahir ou de mal retranscrire, Alain Genestar a permis la découverte de paroles sincères et sans détour de Simone Veil sur ses mois passés dans l’enfer concentrationnaire mais aussi sur son combat pour la mémoire et le respect de la dignité humaine.

Parmi les 900 000 Français qui s’étaient procurés le numéro 2904 de Paris Match, Alain Genestar et son équipe avaient réussi le difficile pari de la transmission : ils avaient insufflé à une jeune fille de 12 ans le sens du devoir de mémoire.

*https://www.parismatch.com/Actu/Politique/Simone-Veil-a-Auschwitz-son-temoignage-pour-l-Histoire-1296899

Pour mémoire. Retour à Auschwitz avec Simone Veil. 2018, éditions Grasset