Blog du Crif - Les vingt pages de papier glacé qui m’ont fait rencontrer Simone Veil

31 Janvier 2020 | 425 vue(s)
Catégorie(s) :
France

Lundi 20 novembre, j'ai rencontré le Président français Emmanuel Macron à Paris, accompagné d'une délégation du Congrès Juif Européen (EJC).

La semaine dernière, le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) proposait dans sa newsletter et sur ses réseaux sociaux un contenu qui a fait polémique.

Mon discours prononcé au dîner du Crif Grenoble-Dauphiné, le 22 octobre 2017.

Mon discours à la cérémonie d'hommage aux Juifs engagés volontaires qui s'est tenue le 15 octobre 2017 au cimétière de Bagneux.

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Actualité

Il y a six ans (ndlr. : cet article a été rédigé en mars 2018), en mars 2012, à Montauban et Toulouse, sept vies ont été fauchées par un terroriste islamique, donc je me refuse à rappeler le nom.

Le 33ème Dîner du Crif a eu lieu mercredi 7 mars 2018.

Au théâtre de l'Atelier, Le livre de ma mère réveille les souvenirs et sublime la relation la plus sincère qui est donnée à l'homme de connaître.

Vendredi 23 février, j'ai rencontré Tomasz Młynarski, Ambassadeur de Pologne en France.

La première djihadiste française capturée à Mossoul par les forces irakiennes en juillet 2017, Mélina Boughedir, a été condamnée, lundi 19 février, à sept mois de prison pour l’entrée illégale en Irak. La cour pénale de Bagdad a ordonné la remise en liberté et l’expulsion en France de la jeune femme de 27 ans, sa peine étant couverte par sa détention préventive, rapporte Le Monde du 19 février. Qui sont ces femmes désintégrées, déstructurées et aveuglées par la propagande développée par les djihadistes et qui ont été des proies faciles. C'est ainsi qu'elles se sont déshumanisées et ont participé à cette orgie barbare et moyenâgeuse qu’est le djihadisme.

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Opinion

Jean-Pierre Allali partage avec vous ses appréciations littéraires au fil de ses lectures. Aujourd'hui, il nous parle du livre de Techouva, de Frédéric Lauze.

Jean-Pierre Allali partage avec vous ses appréciations littéraires au fil de ses lectures. Aujourd'hui, il nous parle du livre de Dina Porat, Le Juif qui savait Wilno-Jérusalem : la figure légendaire d’Abba Kovner, 1918-1987.

"On s'est dit au-revoir. C'était un au-revoir mais qu'y avait-il derrière cet au-revoir ?"

En 2017, Roger Pinto, sa femme et son fils ont été séquestrés, violentés et détroussés à leur domicile de Livry-Gargan (Seine-Saint-Denis), "une agression antisémite" condamnée par le Crif et le ministre de l'Intérieur. Une première ?

Thierry Noël-Guitelman est un journaliste, membre de l'association Hébraïca à Toulouse. Il a engagé, en 2004, des recherches familiales sur l'étoile jaune, sa tante Ida Seurat-Guitelman, ayant obtenu une exemption.

Portrait de Gil Taïeb
Nous sommes debout
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03 Avril 2017
Catégorie : France, Actualité, Opinion

Samedi 1er avril place du Châtelet se sont réunies une centaine de membres du Collectif Boycott Israël

On ne le dira jamais assez : la parution d’ouvrages de poésie, en général et dans le domaine juif en particulier est devenue assez rare pour qu’on ne salue pas avec plaisir la sortie d’un nouveau recueil. Dans ce nouveau livre, la peintre et poétesse Sarah Mostrel nous offre un ensemble de textes inspirés de la Bible et des textes fondamentaux du judaïsme.

Remi Huppert est un spécialiste des Juifs de Chine. On lui doit notamment Destin d’un Juif de Chine (1). Dans son nouveau roman, le judaïsme est toujours présent.

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A l'occasion du 4ème anniversaire de la disparition de Simone Veil, nous vous proposons la lecture de billets de blog qui lui rendent hommage.

En 2005, je trouve dans la salle d’attente du cabinet de psychanalyse de ma mère le numéro 2904 de Paris Match*. En couverture, Simone Veil.

Je lis l’article, et je découvre Simone Veil pour la première fois. Le reportage fait état du retour de Simone Veil à Auschwitz-Birkenau, entourée de ses enfants et petits-enfants. J’y apprends aussi que le 27 janvier est la date retenue pour la Journée internationale en mémoire des victimes de la Shoah, en écho au jour de libération du camp d’Auschwitz-Birkenau. Cette date aura désormais un sens tout à fait particulier.

Depuis ce jour de janvier 2005, la couverture de Paris Match est accrochée sur l’un des murs de ma chambre d’adolescente. Le mur a jauni, la couverture a tenu bon.

Cette rencontre avec Simone Veil, je veux le croire, aura influencé une large partie de mon engagement, de mes intérêts, et finalement de ma vie.

Quatorze ans plus tard, le 27 janvier 2019, je me suis rendue au cycle de conférences du Mémorial de la Shoah de Paris, dédié notamment à Simone Veil. La première table-ronde réunissait cinq auteurs d’ouvrages récents sur notre héroïne. Ces ouvrages, je les connaissais tous, à l’exception d’un, celui d’Alain Genestar.

Annette Wieviorka, dans une brillante introduction du sujet qui nous rassemblait ce jour, a présenté les auteurs. Quelle a été ma surprise en découvrant qu’Alain Genestar n’était autre que le Directeur de la publication de Paris Match à l’époque du fameux reportage sur Simone Veil, et – encore mieux – le journaliste qui l’avait accompagnée pendant ce voyage de mémoire.

J’avais devant moi l’homme qui m’avait présentée Simone Veil ! Mieux qu’à l’occasion d’un dîner pompeux ou d’un cocktail guindé, il m’avait fait rencontrer Simone Veil à travers vingt pages de papier glacé.

Alain Genestar, après avoir rappelé le travail réalisé pour le reportage de Paris Match de l’époque, a présenté son dernier livre, Pour mémoire. Retour à Auschwitz avec Simone Veil. Ce « petit livre » comme le décrit son auteur, accueille l’immense entretien réalisé avec Simone Veil pendant et après le voyage à Auschwitz. Complément ultime du reportage de 2005, il présente l’intégralité des propos de Simone Veil, dont certains passages avaient été coupés pour des raisons journalistiques d’une part, et de pudeur d’autre part.

Avec un soin infini, Alain Genestar explique l’origine et l’objectif de sa démarche de publication, quatorze ans plus tard, de ces précieuses paroles. Il insiste sur la simplicité avec laquelle il a voulu donner à lire le témoignage de Simone Veil, « sans effets d’écriture », « ses mots, à l’état brut ».

Il souligne aussi les difficultés rencontrées, et notamment la délicate question de la photo de Couverture du magazine, réalisée avec intelligence par Benoît Gysembergh.

En dépassant la peur commune aux passeurs de mémoire de déformer, de trahir ou de mal retranscrire, Alain Genestar a permis la découverte de paroles sincères et sans détour de Simone Veil sur ses mois passés dans l’enfer concentrationnaire mais aussi sur son combat pour la mémoire et le respect de la dignité humaine.

Parmi les 900 000 Français qui s’étaient procurés le numéro 2904 de Paris Match, Alain Genestar et son équipe avaient réussi le difficile pari de la transmission : ils avaient insufflé à une jeune fille de 12 ans le sens du devoir de mémoire.

*https://www.parismatch.com/Actu/Politique/Simone-Veil-a-Auschwitz-son-temoignage-pour-l-Histoire-1296899

Pour mémoire. Retour à Auschwitz avec Simone Veil. 2018, éditions Grasset