Blog du Crif - "Petit pays" : rendez-vous en terre dissolue avec Gaël Faye

08 Avril 2019 | 97 vue(s)
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France

Vendredi 23 février, j'ai rencontré Tomasz Młynarski, Ambassadeur de Pologne en France.

Jean-Pierre Allali partage avec vous ses appréciations littéraires au fil de ses lectures. Aujourd'hui, il nous parle du livre de Dina Porat, Le Juif qui savait Wilno-Jérusalem : la figure légendaire d’Abba Kovner, 1918-1987.

La première djihadiste française capturée à Mossoul par les forces irakiennes en juillet 2017, Mélina Boughedir, a été condamnée, lundi 19 février, à sept mois de prison pour l’entrée illégale en Irak. La cour pénale de Bagdad a ordonné la remise en liberté et l’expulsion en France de la jeune femme de 27 ans, sa peine étant couverte par sa détention préventive, rapporte Le Monde du 19 février. Qui sont ces femmes désintégrées, déstructurées et aveuglées par la propagande développée par les djihadistes et qui ont été des proies faciles. C'est ainsi qu'elles se sont déshumanisées et ont participé à cette orgie barbare et moyenâgeuse qu’est le djihadisme.

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Le 4 février 2018, le Crif et les Amis du Crif ont organisé un voyage de mémoire dans les camps d’Auschwitz-Birkenau. Près de 200 personnes ont participé à cette journée exceptionnelle, qui a marqué les mémoires de chacun. Une délégation d’élus et de personnalités publiques m'a également accompagné. Nous avons aussi eu l'honneur d'être accompagnés par Ginette Kolinka, réscapée d'Auschwitz.

En fin de journée, nous avons tenu une courte cérémonie d'hommages ponctuée de plusieurs discours et de prières animées par le Rabbin Moché Lewin. En conclusion de cette intense journée, le Shofar a resonné au milieu du silence etourdissant de l'immense complexe de Birkenau.

Depuis quelques semaines, le texte épistolaire de Sholem Aleichem a investi la petite – mais non moins prestigieuse – scène du Théâtre de la Huchette, à Paris.

Hier, je me suis exprimé sur la récente vague d'antisémitisme qui secoue la France. J'ai demandé à l'ensemble de la communauté nationale de faire front contre la haine antisémite. J'ai également rappelé l'importance pour la justice française d'appliquer des peines suffisamment lourdes pour être dissuasives.

De ce 9 janvier 2015, nous voulons retenir une autre image, cette belle image. Celle de Lassana Bathily.

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Actualité

A quelques jour de notre Convention Nationale j'ai répondu aux questions de Sara Mesnel pour L'Arche 

Comment les réseaux sociaux sont passés de l'effroi à la solidarité sans précédent avec les telavivim

Comment les réseaux sociaux sont passés de l'effroi à la solidarité sans précédent avec les telavivim

Portrait de Marc Knobel
Les femmes, Daech et le Djihad
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19 Novembre 2015
Catégorie : Actualité

« Une femme retranchée dans l’appartement, qui a activé son gilet explosif au début de l’assaut, est morte »

Vendredi soir en l'espace de moins d'une heure, la France a connu le plus grave attentat jamais perpétré sur son territoire. En l’espace d’une trentaine de minutes, des terroristes ont attaqué la capitale à 7 endroits avec une minutie et une détermination macabres. 129 morts, 350 blessés dont 100 dans un état très grave. Les chiffres donnent le tournis. Moins de 48 heures après cette nuit d’horreur, n’en déplaise à certains, il est juste le temps de pleurer.

Portrait de Marc Knobel
Des visages sur nos morts
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14 Novembre 2015
Catégorie : Actualité

Les réseaux sociaux se sont mobilisés pour retrouver les personnes portées disparues, ceux dont nous n’avions pas de nouvelles. Les Amis, les familles, les anonymes partagent descriptions, photos et espoir.

Portrait de Virginie Guedj-Bellaïche
#JeNaiPasPeur
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14 Octobre 2015
Catégorie : Actualité

8H30. Au moment où les employés de la mairie qui font la circulation rangent leurs gilets jaunes, dans les classes, les écoliers ouvrent livres et cahiers. Alors que les hommes sortent de l’office du matin, croisant ceux qui distribuent l’édition du jour du quotidien Israël Hayom, les lycéens patientent à l’arrêt de bus, smartphone en main. Si le rideau de fer des boutiques est encore fermé pour une demi-heure, le cafetier lui prépare déjà son 17e café afour. Voilà à quoi ressemble la vie matinale à Raanana, petite ville près de Tel-Aviv. Et puis hier, mardi, tout a basculé.

Il est temps d'affirmer haut et fort que les islamistes veulent tuer des juifs !

Réaction suite à la nomination de l'Arabie Saoudite au Conseil des Droits de L'Homme.

L'Europe doit se mobilier pour le sort des réfugiés

Portrait de Olivier Rafowicz
Tel Aviv sur Seine
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12 Août 2015
Catégorie : Actualité

La ville blanche sera à l'honneur demain sur les berges de Paris Plage

Un bébé palestinien a été brûlé vif et ses parents ont été grièvement blessés vendredi lorsque des extremistes israéliens ont mis le feu à leur maison en Cisjordanie.
Un acte abominable , Israel doit prendre toutes les mesures nécessaires afin d'éliminer le terrorisme juif.
 

Iran's Ayatollahs were behind the bloody attack that hit the Jewish community center in Buenos Aires in 1994 that killed 84 and injured 230.

Portrait de Invité
Droit de réponse
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19 Juin 2015
Catégorie : Actualité

Hier Joel Amar nous a fait part de son analyse de la tribune d'A.B Yehoshua publiée dans Libération le 17 Juin dernier " Du bon usage du Boycott d'Israel".

Aujourd'hui, nous publions le " Droit de réponse " d' Alain Rozenkier, Président de " La Paix Maintenant"

Joel Amar analyse la tribune de l'écrivain A.B Yehoshua publiée hier dans Libération : " Du bon usage du Boycott d'Israel" 
Paru sur mediapicking.com

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« Il faut regarder toute la vie avec des yeux d’enfants » selon Henri Matisse. Plus qu’un proverbe, une véritable maxime qui pourrait résumer à elle seule l’œuvre magistrale de Gaël Faye. À la manière d’un artiste, le jeune auteur peint son premier roman aux couleurs chaudes, exotiques et tragique d’une Afrique en plein tourments et en plein chaos. Et pour cause, Gaël Faye nous propose une véritable fresque, ou pourrait-on dire un véritable tableau vivant d’une enfance paisible et innocente qui va basculer du jour au lendemain et d’un massacre qui reste gravé dans les mémoires de tous.

UN CRI DU CŒUR, UNE RÉVOLTE DE L’ESPRIT

En effet, Petit Pays, titre inspiré d’une chanson de l’auteur du même nom, met en scène un enfant, Gabriel vivant au Burundi avec sa sœur, son père français et sa mère rwandaise dans un paradis paisible, où ce jardin d’Eden va se transformer en enfer puisque une guerre civile va éclater avant que la famille ne vive de très près le génocide rwandais. C’est à travers des yeux d’enfants, un regard pourrait-on dire innocent que cette histoire nous ai raconté.
Comme un cri du cœur, Gaël Faye nous plonge dans l’humanisme le plus complet où s’affronte l’envie de vivre, de paix et de naïveté avec la haine et la violence.
Cette œuvre se compose ainsi de deux parties ; la première dévoile une description extrêmement précise de ce paradis, de cette Afrique pulpeuse qui regorge de magnificence où des enfants grandissent et s’épanouissent librement sans la peur du lendemain.
Si certaines critiques affirment que cette partie du roman est trop soporifique ou trop longue, bien au contraire, elle semble servir véritablement à créer un contraste, une opposition avec la tragédie qui fera suite dans la deuxième partie du roman. Presque antithétique, ces deux parties se font écho, comme un miroir où le devant merveilleux reflète la tragédie de l’arrière, créant ainsi une réelle tension.

UNE ŒUVRE POÉTIQUE ET UN HYMNE À L’AMOUR

Plus qu’une œuvre historique et romanesque, Petit Pays est une œuvre poétique, un hymne à l’amour et à l’espoir qui derrière chaque tragédie ne cesse d’exister.
Le langage de Gabriel et son regard d’enfant tout au long du roman, même devenu adulte, nous révèle une certaine sensibilité, une émotion palpable qui regorge de tendresse et de douceur, tout en dévoilant une œuvre poignante, juste et parfaitement maîtrisée. Les mots sont extrêmement bien choisis, le point de vue également ainsi que l’intensité dramatique. La fin de l’œuvre semble toute aussi déchirante.
Cette œuvre bouleverse, fait vibrer. Elle transperce et transporte non seulement le lecteur dans une histoire personnelle, mais elle fait également écho à toutes les histoires de l’Histoire. Ainsi, à tous ces massacres pour réveiller les mémoires. La force de cette œuvre réside ainsi dans le fait que ce n’est pas seulement une œuvre sur le génocide rwandais et la guerre civile au Burundi, c’est une œuvre intemporelle, intergénérationnelle et surtout tous azimuts.
La simplicité du langage et des mots révèlent ainsi la complexité d’une œuvre et d’une réflexion ainsi que le génie de l’auteur.

C’est le chef d’œuvre de l’année à ne pas rater et qui en plus d’avoir reçu le prix Goncourt des Lycéens, vient d’être primé pour le prix du roman des étudiants France Culture Télérama 2016.

Votre demande a bien été prise en compte.
Nous vous remercions de votre intérêt.