Blog du Crif - "Petit pays" : rendez-vous en terre dissolue avec Gaël Faye

08 Avril 2019 | 98 vue(s)
Catégorie(s) :
France

Ce sont toutes les plumes que l'on veut briser...

Une compilation exhaustive, à ce jour, des articles et des interviews que j'ai données à la presse française et internationale.

I was interviewed in English and French, on EJP , Tuesday, May 31, 2016.

J'ai été interviewé, en anglais et en français, sur EJP, mardi 31 mai 2016.

Suite à mon élection à la Présidence du Crif, j'ai répondu aux questions de Paul Amar, sur tous les sujets de préoccupations des Juifs de France.

J'ai été interviewé par Marc-Olivier Fogiel et Eléanor Douet, sur RTL, lundi 30 mai 2016, à la suite de mon élection à la Présidence du Crif.

A l'occasion de l'assemblée générale du Crif réunie le 29 mai 2016, j'ai prononcé mon discours de candidature.

Portrait de Jean Pierre Allali
LES STADES ET LE DATA
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25 Mai 2016
Catégorie : France

Marc Perelman, auteur d'un livre percutant sur le passé trouble du célèbre architecte Le Corbusier, est aussi un spécialiste des excès du monde du football et, en général, des stades. Dans un petit ouvrage bien documenté, il se penche sur l'influence des "data" sur le public.

 

 

Portrait de Jean Pierre Allali
LECTURES
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24 Mai 2016
Catégorie : France, Antisémitisme

Malka Marcovich et Jean-Marie Dubois publient un ouvrage original sur un thème peu exploré jusqu'ici:la contribution de la société des transports parisiens à l'organisation de la déportation des Juifs de France aux heures sombres de l'Occupation nazie

Lors du 9ème Salon du Livre de la Licra, deux écrivains ont reçu un prix

La cérémonie se déroulera demain mardi 19 avril à 17h30 au Mémorial de la Shoah à Paris en présence des ambassadeurs de Pologne et d’Israël.

A l'heure où le Front National réalise des scores historiques, la fête de Hanoukah rappelle que les forces politiques qui ne respectent pas les particularismes sont dangereuses

L'EI ne lésine pas sur les moyens et diffuse sur Internet sa propagande ignominieuse...

Il faut croire que certaines alertes ne veulent pas être entendues à temps

Souvent l’on oublie de parler d’eux

Pages

« Il faut regarder toute la vie avec des yeux d’enfants » selon Henri Matisse. Plus qu’un proverbe, une véritable maxime qui pourrait résumer à elle seule l’œuvre magistrale de Gaël Faye. À la manière d’un artiste, le jeune auteur peint son premier roman aux couleurs chaudes, exotiques et tragique d’une Afrique en plein tourments et en plein chaos. Et pour cause, Gaël Faye nous propose une véritable fresque, ou pourrait-on dire un véritable tableau vivant d’une enfance paisible et innocente qui va basculer du jour au lendemain et d’un massacre qui reste gravé dans les mémoires de tous.

UN CRI DU CŒUR, UNE RÉVOLTE DE L’ESPRIT

En effet, Petit Pays, titre inspiré d’une chanson de l’auteur du même nom, met en scène un enfant, Gabriel vivant au Burundi avec sa sœur, son père français et sa mère rwandaise dans un paradis paisible, où ce jardin d’Eden va se transformer en enfer puisque une guerre civile va éclater avant que la famille ne vive de très près le génocide rwandais. C’est à travers des yeux d’enfants, un regard pourrait-on dire innocent que cette histoire nous ai raconté.
Comme un cri du cœur, Gaël Faye nous plonge dans l’humanisme le plus complet où s’affronte l’envie de vivre, de paix et de naïveté avec la haine et la violence.
Cette œuvre se compose ainsi de deux parties ; la première dévoile une description extrêmement précise de ce paradis, de cette Afrique pulpeuse qui regorge de magnificence où des enfants grandissent et s’épanouissent librement sans la peur du lendemain.
Si certaines critiques affirment que cette partie du roman est trop soporifique ou trop longue, bien au contraire, elle semble servir véritablement à créer un contraste, une opposition avec la tragédie qui fera suite dans la deuxième partie du roman. Presque antithétique, ces deux parties se font écho, comme un miroir où le devant merveilleux reflète la tragédie de l’arrière, créant ainsi une réelle tension.

UNE ŒUVRE POÉTIQUE ET UN HYMNE À L’AMOUR

Plus qu’une œuvre historique et romanesque, Petit Pays est une œuvre poétique, un hymne à l’amour et à l’espoir qui derrière chaque tragédie ne cesse d’exister.
Le langage de Gabriel et son regard d’enfant tout au long du roman, même devenu adulte, nous révèle une certaine sensibilité, une émotion palpable qui regorge de tendresse et de douceur, tout en dévoilant une œuvre poignante, juste et parfaitement maîtrisée. Les mots sont extrêmement bien choisis, le point de vue également ainsi que l’intensité dramatique. La fin de l’œuvre semble toute aussi déchirante.
Cette œuvre bouleverse, fait vibrer. Elle transperce et transporte non seulement le lecteur dans une histoire personnelle, mais elle fait également écho à toutes les histoires de l’Histoire. Ainsi, à tous ces massacres pour réveiller les mémoires. La force de cette œuvre réside ainsi dans le fait que ce n’est pas seulement une œuvre sur le génocide rwandais et la guerre civile au Burundi, c’est une œuvre intemporelle, intergénérationnelle et surtout tous azimuts.
La simplicité du langage et des mots révèlent ainsi la complexité d’une œuvre et d’une réflexion ainsi que le génie de l’auteur.

C’est le chef d’œuvre de l’année à ne pas rater et qui en plus d’avoir reçu le prix Goncourt des Lycéens, vient d’être primé pour le prix du roman des étudiants France Culture Télérama 2016.

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