Richard Prasquier

Ancien Président du CRIF

Blog du Crif - Valérie Giscard d'Estaing ou les dangers de la raison

21 Décembre 2020 | 184 vue(s)
Catégorie(s) :
France

L'exposition CHAGALL, LISSITZKY, MALÉVITCH...L'AVANT-GARDE RUSSE À VITEBSK (1918-1922) est à découvrir juqu'au 16 juillet 2018 au Centre Pompidou.

Scoop : l’appel au boycott est illégal en France

 

Et vous, comment définiriez-vous l’humour juif ?

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Actualité

La première djihadiste française capturée à Mossoul par les forces irakiennes en juillet 2017, Mélina Boughedir, a été condamnée, lundi 19 février, à sept mois de prison pour l’entrée illégale en Irak. La cour pénale de Bagdad a ordonné la remise en liberté et l’expulsion en France de la jeune femme de 27 ans, sa peine étant couverte par sa détention préventive, rapporte Le Monde du 19 février. Qui sont ces femmes désintégrées, déstructurées et aveuglées par la propagande développée par les djihadistes et qui ont été des proies faciles. C'est ainsi qu'elles se sont déshumanisées et ont participé à cette orgie barbare et moyenâgeuse qu’est le djihadisme.

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"On s'est dit au-revoir. C'était un au-revoir mais qu'y avait-il derrière cet au-revoir ?"

Dans leur numéro de janvier, le magazine Youpi, destiné aux enfants de 5 à 8 ans, a clairement laissé entendre à ses jeunes lecteurs qu' "Israel n'était pas un vrai pays".

"Je m’en vais vous mander la chose la plus étonnante, la plus surprenante, la plus merveilleuse, la plus miraculeuse, la plus triomphante, la plus étourdissante, la plus inouïe…"
 

 

En juin 2017, quelques mois après l'assassinat de Sarah Halimi, Francis Kalifat, Président du Crif, publiait cette tribune en hommage à Sarah Halimi, devenue le triste symbole de l'antisémitisme qui tue. 

Sarah Halimi, une retraitée a été battue à mort à Paris, le 4 avril 2017 et son calvaire a duré plus d'une heure. Et, il s'agit bien d'un meurtre antisémite.

Thierry Noël-Guitelman est un journaliste, membre de l'association Hébraïca à Toulouse. Il a engagé, en 2004, des recherches familiales sur l'étoile jaune, sa tante Ida Seurat-Guitelman, ayant obtenu une exemption.

Portrait de Gil Taïeb
Nous sommes debout
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03 Avril 2017
Catégorie : France, Actualité, Opinion

Samedi 1er avril place du Châtelet se sont réunies une centaine de membres du Collectif Boycott Israël

Francis Kalifat, the Crif President gave a speech at the annual Crif's dinner 2017. 

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Opinion
On ne le dira jamais assez : la parution d’ouvrages de poésie, en général et dans le domaine juif en particulier est devenue assez rare pour qu’on ne salue pas avec plaisir la sortie d’un nouveau recueil. Dans ce nouveau livre, la peintre et poétesse Sarah Mostrel nous offre un ensemble de textes inspirés de la Bible et des textes fondamentaux du judaïsme.

Remi Huppert est un spécialiste des Juifs de Chine. On lui doit notamment Destin d’un Juif de Chine (1). Dans son nouveau roman, le judaïsme est toujours présent.

"Le terrorisme et l'antisémitisme ont marqué cette année passée"

Je me suis exprimé sur les enjeux de l'élection présidentielle pour la communauté juive française.

Portrait de Stéphanie Dassa
Documentaire Sauver Auschwitz
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23 Janvier 2017
Catégorie : Opinion

"Sauver Auschwitz ?" un documentaire diffusé le 24 janvier à 22h40 sur Arte 

Le boycott des produits israéliens (nous) glace le sang.

Le racisme qui frappe la communauté asiatique est insupportable.
 

Vouloir profiter de l'actuelle polémique pour assimiler les arrêtés anti-burkini à la Saint-Barthélemy et à la Shoah, c'est tomber dans l'indigne et le nauséabond 

A l'occasion de l'assemblée générale du Crif réunie le 29 mai 2016, j'ai prononcé mon discours de candidature.

Depuis des années, l’historien Marc Knobel a de salutaires obsessions et une puissante détermination. L’une de ses salutaires obsessions, sur laquelle il a beaucoup travaillé et mené de profondes recherches, est cette diffusion sans frontières, sans retenues et sans toujours grandes oppositions, des haines multi-formes qui s’entretiennent.

Pour comprendre cet accord entre l’Iran et les grandes puissances sous la direction stratégique des USA, il faut essayer de comprendre la nouvelle politique internationale de l’administration américaine

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Les commentateurs de la presse générale, qui ont à juste titre souligné les qualités intellectuelles de Valéry Giscard d’Estaing et l’ampleur des réformes qu’il avait engagées, ont rarement noté que l’hostilité envers Israël avait été une caractéristique de son septennat.

L’homme qui en juin 1967, alors ex-ministre du général de Gaulle, avait signé un manifeste de soutien à la sécurité d’Israël, en avait repris les mêmes termes en 1984, alors que, ex-Président, il achevait en Israël une visite privée et bien trop tardive. Mais entre-temps, de 1974 à 1981, il n’y a pas une seule année où les décisions de VGE n’aient pas manifesté que la sécurité d’Israël était le cadet de ses soucis : mise en selle politique internationale de l’OLP (1974), vente du réacteur Osirak à Saddam Hussein (1975), remerciements à Amin Dada après le détournement d’un avion d’Air France vers Entebbe (1976), refus d’extrader Abu Daoud, l’organisateur des attentats de Munich (1977), accueil de Khomeini à Neauphle le Chateau (1978), critiques sévères à l’égard du traité de paix israélo-égyptien (1979) et spectaculaire indifférence après l’attentat de Copernic (1980),l’image de Giscard regardant Israël aux jumelles depuis la Jordanie, lors de son voyage de 1980, symbolisait pour beaucoup de Juifs de France un fossé qui s’était élargi. Puissance de l’image (reconstituée, car il n’y a pas eu de photo…), les jumelles ont pesé dans la mémoire que les Juifs de France ont de Giscard.

Ce septennat, continuation de la très hostile présidence pompidolienne, fut donc, suivant les termes de Frederic Encel, celui de la « glaciation». Après la hausse du prix du pétrole en représailles à la guerre du Kippour, le ministre des Finances devenu Président de la République choisit de commercer avec un monde arabe dont certains pays s’étaient subitement enrichis: les armes contre le pétrole, avec à la clé pour la France une influence géopolitique  par le biais d’une ONU sous la coupe d’un tiers mondisme marxisant dont la « résistance » palestinienne était l’oriflamme. 

C’était là un choix rationnel pour Giscard, qui s’est défini lui-même comme un « conceptuel ». Certes, cela lui imposait de fermer les yeux sur le terrorisme palestinien, omniprésent à l’époque : l’attentat de Maalot (21 enfants tués), pour ne citer que lui, avait eu lieu trois jours avant l’élection présidentielle de 1974. Mais le chasseur VGE, animal à sang froid, entendait dépasser ces soubresauts regrettables. Négligeant la lâcheté de certaines de ses compromissions avec les terroristes et surestimant son influence sur la dictature soviétique, il pensait que les adversaires devaient s’accorder sur une solution concoctée par la communauté des nations et la France avec son jeune et moderne Président se devait d’être au premier rang de l’initiative. Le dialogue entre grands de ce monde  fut la pierre de touche de la politique giscardienne et le discours qu’il prononça en 1975 à Auschwitz visait lui aussi avant tout à promouvoir la détente avec les pays de l’Est, paravent à la tentation oppressive et fanatique qui tenaille « le malheureux corps de l’espèce humaine ». 

Dans ce discours, Giscard ne passa pas sous silence l’extermination des Juifs. Il se démena plus tard pour que la première présidente du Parlement Européen fût symboliquement une déportée juive, Simone Veil. Cet homme qui voyait l’économie au filtre de la raison, et la raison comme un efficace rempart aux passions, vit son septennat gâché par le choc pétrolier de 1979, consécutif à la guerre Iran-Irak, dont il fut un involontaire  artisan. Khomeini se servit en effet de son lieu de séjour en France comme d’une base de propagande avant de lancer avec le succès que l’on sait la plus irrationnelle des aventures politiques du demi-siècle. VGE ne voulait pas savoir que les passions prévalent facilement sur la raison si la raison oublie que les passions sont puissantes. Il n’était pas atteint de passion antisémite. Mais il a fait prospérer la passion antisioniste, qui en est l’habillage moderne. Et puisque contre une passion de mort on ne peut combattre qu’avec une passion de vie, il a ignoré que l’idée sioniste est justement la réponse passionnelle à une chosification de l’identité juive.

Il faut donc se méfier des «conceptuels» trop cartésiens. Mais ne faut-il pas se méfier aussi des «aventuriers», qualificatif dont VGE affublait Jacques Chirac, son ennemi de 40 ans ? Car un aventurier peut être aveuglé par les passions que sont ses amitiés, si celles-ci portent le nom de Saddam Hussein, Hafez el Assad ou Yasser Arafat……

Richard Prasquier

Votre demande a bien été prise en compte.
Nous vous remercions de votre intérêt.