Sophie Taïeb

Bloggueuse et rédactrice

Blog du Crif/Antisémitisme - Sécurisation des lieux juifs : ce que la France peut apporter aux Etats-Unis

16 Mai 2019 | 106 vue(s)
Catégorie(s) :
Antisémitisme

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Hier, je me suis exprimé sur la récente vague d'antisémitisme qui secoue la France. J'ai demandé à l'ensemble de la communauté nationale de faire front contre la haine antisémite. J'ai également rappelé l'importance pour la justice française d'appliquer des peines suffisamment lourdes pour être dissuasives.

Il est des livres, comme une sève puissante, comme un volcan en éruption, comme le monde à portée de la main, comme la vie, qui remue de l’intérieur, qui secoue de l’intérieur et qui donne majestueusement à donner. Il est des livres que l'on veut lire et que l'on doit lire absolument.

 

Par Marc Lévy, avocat de la LICRA dans le procès de Reynald Leykens et délégué du Crif en Israel

En 2017, Roger Pinto, sa femme et son fils ont été séquestrés, violentés et détroussés à leur domicile de Livry-Gargan (Seine-Saint-Denis), "une agression antisémite" condamnée par le Crif et le ministre de l'Intérieur. Une première ?

"The strength of a Nation always lies in the the way it looks at its History and and its ability to teach it to future generations".

 

"La force d’une Nation réside toujours dans le regard qu’elle sait porter sur son histoire et sa capacité à l’enseigner aux générations suivantes."

 

En juin 2017, quelques mois après l'assassinat de Sarah Halimi, Francis Kalifat, Président du Crif, publiait cette tribune en hommage à Sarah Halimi, devenue le triste symbole de l'antisémitisme qui tue. 

Sarah Halimi, une retraitée a été battue à mort à Paris, le 4 avril 2017 et son calvaire a duré plus d'une heure. Et, il s'agit bien d'un meurtre antisémite.

Thierry Noël-Guitelman est un journaliste, membre de l'association Hébraïca à Toulouse. Il a engagé, en 2004, des recherches familiales sur l'étoile jaune, sa tante Ida Seurat-Guitelman, ayant obtenu une exemption.

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Tout touriste juif qui s'est rendu dans une synagogue aux Etats-Unis a pu faire ce même constat : les synagogues américaines sont moins sécurisées que les synagogues françaises, et de loin. En France, nous apprenons dès le plus jeune âge à ne pas s'attrouper devant les lieux de culte, à se disperser rapidement, à ouvrir les sacs à l'entrée… tandis qu'aux Etats-Unis, c'est tout juste si parfois un garde est posté à l'une des entrées de la synagogue.

Malheureusement, les Etats-Unis ont été endeuillés récemment avec les attaques de Pittsburgh et Poway. De fait, des communautés ont commencé à s'interroger sur la pertinence de rehausser le niveau de sécurité des lieux de vie juive.

Le postulat de départ est toujours le même : des attaques provoquent de l'émoi, puis risquent de créer une crainte de la part de membres de la communauté de se rendre à la synagogue ou dans les écoles… et peut à terme provoquer des départs de fidèles.

Ainsi, différents projets ont vu le jour aux Etats-Unis, afin de respecter le difficile équilibre entre augmenter le niveau de sécurité, et ne pas stresser les fidèles en rendant les lieux anxiogènes.

La sécurité est l'affaire de tous, et l'on commence à assister aux Etats-Unis à des ateliers et formations de sensibilisation pour l'ensemble des membres de la communauté. En effet, jusqu'ici, les fidèles n'avaient pas conscience du danger, et du coup n'avaient pas le réflexe d'identifier puis signaler tout comportement ou individu suspect. C'est en recevant des formations, conseils et consignes que chacun pourra ainsi faire partie du nouveau dispositif de sécurité : la vigilance accrue permet de repérer les menaces avant qu'elles ne se présentent à la porte.

De même, des formations ont été mises en place afin de montrer aux fidèles comment réagir en cas d'attaque, afin de limiter autant que possible les conséquences d'une éventuelle attaque.

Par ailleurs, certaines communautés ont maintenant conscience de l'importance de garder un œil attentif sur les réseaux sociaux : que ce soit pour l'attaque de Pittsburgh ou celle de Poway, les terroristes avaient utilisé les réseaux sociaux comme caisse de résonance à leur action, et ce avant même de perpétrer leurs attaques.

Comme le disait dans son discours un rabbin américain la semaine dernière, la formation en sécurité est comme une assurance : tout le monde en a besoin, et personne n'a envie d'avoir un jour à s'en servir. Espérons qu'il soit entendu.

 

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