Blog du Crif/Cinéma - Censure du cinéma en Iran : filmer pour exister !

13 Février 2019 | 99 vue(s)
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Actualité

Au lendemain des déclarations du ministre israélien de la défense, lundi 26 décembre, qualifiant la conférence de paix sur le Proche-Orient qui doit se tenir prochainement à Paris de nouveau « procès Dreyfus », le Crif a condamné des propos « maladroits ».

 
 
 

J'ai répondu aux questions d'Olivier Lerner dimanche 4 décembre lors de notre Convention Nationale

Halte à la discrimination d'Israel, le CRIF proteste suite à la décision d'étiqueter les produits israeliens. 

Suite à l'annonce de l'adoption de la directive de l'E.U sur l'étiquetage des produits israéliens le Crif a réagit à travers un communiqué, j'ai voulu dénoncer la décision française et l'obessession israelienne.

J'ai répondu aux questions de Sputnik news.

« Si on parlait de la France ? Français, juifs et citoyens » : c’est le thème de la 7e Convention nationale du Crif le dimanche 4 décembre au Palais des Congrès de Paris.

C’est une étonnante indifférence qui entoure la mise en lambeaux de la ville d’Alep en Syrie.

Donald Trump est un excentrique narcissique qui au cours de sa campagne électorale a fait du mensonge une arme redoutable.

Réflexion d’un professeur d’histoire-géographie sur l’abstention de la France au vote de la résolution adoptée par le comité du patrimoine mondial de l’Unesco niant tous liens entre les Juifs et les lieux saints de Jérusalem.

Vendredi 21 octobre j'étais l'invité témoin du journal de Radio J peu après le vote abérrant à l'Unesco d'une résolution sur Jérusalem

FOR JERUSALEM NO VOICE MUST MISS
FOR JERUSALEM NONE OF US CAN REMAIN SILENT

POUR JERUSALEM PAS UNE VOIX NE DOIT MANQUER
POUR JERUSALEM AUCUN D’ENTRE NOUS NE PEUT SE TAIRE
 

 

Cette période de fêtes juives en France, rime aujourd'hui avec contrôles de sécurtié et détecteurs de métaux

Portrait de Jean Pierre Allali
ADIEU SHIMON
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29 Septembre 2016
Catégorie : Actualité

L'ancien président de l'État d'Israël, mon ami Shimon Peres, prix Nobel de la Paix 1994 est mort dans la nuit du 28 septembre 2016. Il avait 93 ans.

Le boycott des produits israéliens (nous) glace le sang.

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Opinion

Thierry Noël-Guitelman est un journaliste, membre de l'association Hébraïca à Toulouse. Il a engagé, en 2004, des recherches familiales sur l'étoile jaune, sa tante Ida Seurat-Guitelman, ayant obtenu une exemption.

Portrait de Gil Taïeb
Nous sommes debout
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03 Avril 2017
Catégorie : France, Actualité, Opinion

Samedi 1er avril place du Châtelet se sont réunies une centaine de membres du Collectif Boycott Israël

On ne le dira jamais assez : la parution d’ouvrages de poésie, en général et dans le domaine juif en particulier est devenue assez rare pour qu’on ne salue pas avec plaisir la sortie d’un nouveau recueil. Dans ce nouveau livre, la peintre et poétesse Sarah Mostrel nous offre un ensemble de textes inspirés de la Bible et des textes fondamentaux du judaïsme.

Remi Huppert est un spécialiste des Juifs de Chine. On lui doit notamment Destin d’un Juif de Chine (1). Dans son nouveau roman, le judaïsme est toujours présent.

"Le terrorisme et l'antisémitisme ont marqué cette année passée"

Je me suis exprimé sur les enjeux de l'élection présidentielle pour la communauté juive française.

Portrait de Stéphanie Dassa
Documentaire Sauver Auschwitz
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23 Janvier 2017
Catégorie : Opinion

"Sauver Auschwitz ?" un documentaire diffusé le 24 janvier à 22h40 sur Arte 

Le boycott des produits israéliens (nous) glace le sang.

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Depuis plusieurs années, le cinéma international ne cesse de plébisciter les cinéastes iraniens. Asghar Farhadi en est l’exemple même. Cependant, certains réalisateurs n’ont pas la chance d’être autant ovationnés.

Pour leur cinéma engagé, frontal et dénonciateur du pouvoir politique et du régime iranien, grand nombre de réalisateurs iraniens ont été, pour les plus chanceux, contraint à l’exil, tandis que d’autres en détention, subissent le triste sort réservé aux prisonniers iraniens.

Quand la prudence n’évite pas le danger

Plus sociétal que politique, le cinéma de Farhadi ne pose aucun problème au régime iranien. Acclamé, et respecté, le cinéaste avance ses pions tel un stratège pour ne jamais offenser le pouvoir politique. S’agirait-il d’un parti pris ou d’une stratégie redoutable ? C’est principalement par prudence que le réalisateur a choisi de traiter des sujets plus légers au travers de ces longs métrages.

Pourtant, le réalisateur n’a pas seulement réalisé des films détachés. Pour pouvoir apprécier ses oeuvres plus militantes, critiques et audacieuses, il lui a fallu trouver des voies détournées, et les réalisateurs iraniens en ont bien l’habitude.

Victimes de la censure,  autrefois, ces cinéastes réussissaient à faire partager leurs films en se passant des DVD sous le manteau. Aujourd’hui, profitant des possibilités offertes par les nouvelles technologies numériques, les cinéastes, une fois leurs films achevés, s'empressent de les protéger en envoyant des copies hors des frontières de leur pays pour échapper aux éventuels censeurs.

La censure au détriment de l’art

Partagé entre d’un côté les éléments d’un système politique “classique” (Parlement, président de la République, gouvernement…) et d’un autre côté, un Guide de la Révolution à vocation religieuse dont l’autorité s’exerce au-delà de tout autre pouvoir et texte de loi,  le cinéma iranien est forcément et automatiquement soumis à cette bicéphalie du système, mise en place par l’Ayatollah Khomeiny.

Ainsi, les scènes d’amour, de nudité, de violences, la présence de femmes à l’écran ou d’autres références à une certaine occidentalisation, causant une possible “gêne morale”, sont automatiquement prohibées.

Si le cinéma iranien a évolué avec une jeune génération talentueuse, elle s’est principalement attardée et penchée sur les problèmes politiques de son pays, dévoilant alors un cinéma plus militant, se voulant véritablement et volontairement perçant. Tels des soldats, des guerriers qui se battent pour un Iran plus libre, c’est avec, force, vigueur et détermination que ces artistes luttent à leur manière, par le biais d’un cinéma dénonçant les problèmes propre à leur pays.

Des films pour un Iran libre !

Avec les risques encourus, c’est dans cette optique de rébellion et dans cette forme de protestation et d’opposition au régime iranien que certains ont été stoppés dans leur combat.

C’est le cas de Jafar Panahi, victime de la répression du pouvoir iranien qui a été condamné à une double peine incroyablement lourde, six ans de prison avec une interdiction de filmer, d’écrire des scénarios, de voyager (sauf pour se rendre à La Mecque) et de parler à des médias pendant vingt ans.

Auteur de films qui décrivent avec virulence les injustices et les impasses de la société iranienne, Jafar Panahi avait mis en scène cet enfermement, tournant son film Taxi Téhéran dans la clandestinité ;  œuvre pour laquelle il reçut en 2015 l’ours d’or du meilleur film de la Berlinale.

Beaucoup moins célèbre que Jafar Panahi, son jeune confrère Mohammad Rasoulof avait déjà été arrêté en même temps que lui le 1er mars 2010. Ils travaillaient ensemble sur un projet de film sur les suites des élections de 2009, projet de film qui aura servi de prétexte au régime iranien pour les détenir plusieurs mois avant de les libérer sous caution.

Il en est de même pour le jeune cinéaste iranien Keywan Karimi, âgé de 30 ans qui a été condamné par la justice de son pays en octobre 2015 à six ans de prison ferme pour avoir dirigé, Écrire sur la ville, un film sur les graffitis de Téhéran. Il vient d'être arrêté puis incarcéré avec une peine assortie d'un terrible châtiment, à savoir 223 coups de fouet.

Une culture cinématographique paradoxale

D’autres films ont par ailleurs portés à l’écran la Révolution iranienne et ses conséquences tels que Persepolis, Argo, ou plus récemment Septembers of Shiraz, retraçant et racontant le récit d’une famille juive laïque se retrouvant dans le tourbillon de la Révolution iranienne de 1979.

Paradoxe ou non de cette censure cinématographique, l’Iran vient d’ouvrir une centaine de nouveaux cinémas, et un multiplexe de 25 salles, le plus important du Moyen-Orient, ouvrira prochainement à Téhéran. Si des films uniquement locaux et lénifiants sont projetés, certains cinéastes iraniens ne perdent pas de vue leur bataille comme Rafi Pitts, réalisateur iranien, exilé depuis 2008, qui déclarait que “les cinéastes iraniens ont commencé un combat, il faut les aider à continuer (...) mais nous sommes face à un gouvernement autiste qui dénie le réel. Et si aujourd’hui Jafar (le cinéaste iranien) est libéré, il n’est pas véritablement libre !”.

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