#BlogDuCrif - Bruits de bottes sur Sofia

23 Février 2018 | 325 vue(s)
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Actualité

Le boycott des produits israéliens (nous) glace le sang.

Dimanche 11 septembre 2016, j'étais l'invité de l'émission "30 minutes pour convaincre".

Le racisme qui frappe la communauté asiatique est insupportable.
 

Vouloir profiter de l'actuelle polémique pour assimiler les arrêtés anti-burkini à la Saint-Barthélemy et à la Shoah, c'est tomber dans l'indigne et le nauséabond 

Le Times of Israel a repris ma critique de la comparaison musulmans de France - juifs pendant la Shoah.

Je fais suite aux propos de Jean Luc Melenchon travestissant l'Histoire de France.

Aux côtés de Bruno Valentin, prêtre du diocèse de Versailles et Ahmet Ogras, vice-président du CFCM sur le plateau de BFM TV, j'ai réaffirmé mon sentiment d'horreur face à cet acte barbare qui s'est passé ce matin.

 

Il est peut être temps de poser à ceux qui relaient les théories du complot - en particulier sur les réseaux sociaux - des questions déstabilisantes.

Dans une interview donné à Patrick Perotto de L'Est Républicain, je suis revenu sur l’un des défis des années à venir : combattre les idées de haine qui se répandent sur internet

I was interviewed in English and French, on EJP , Tuesday, May 31, 2016.

J'ai été interviewé, en anglais et en français, sur EJP, mardi 31 mai 2016.

Suite à mon élection à la Présidence du Crif, j'ai répondu aux questions de Paul Amar, sur tous les sujets de préoccupations des Juifs de France.

Prix Nobel de littérature en 2002, l'écrivain hongrois Imre Kertèsz est mort à Budapest le 31 mars 2016. Son dernier livre, "L'ultime auberge" a reçu, le 22 mai 2016, le Prix Spécial du Jury 2016 du Salon du Livre de la Licra-Paris

Voici le discours que j'ai prononcé après le vote de l'assemblée générale du Crif.

A l'occasion de l'assemblée générale du Crif réunie le 29 mai 2016, j'ai prononcé mon discours de candidature.

Pages

Comme chaque année depuis quinze ans, samedi passé, 17 février, s’est tenu à Sofia, une manifestation réunissant les nostalgiques d’Hristo Lukov, figure militaire Bulgare de la collaboration avec les nazis.  A la tête de l’Union Bulgare des légions nationales, Lukov fut l’un des artisans des lois antisémites et son mouvement a collaboré à la déportation de 11 340 Juifs vers le camp d’extermination de Treblinka. Ainsi le 17 février, plus de 1,500 personnes ont arpenté les rues de la ville, des flambeaux à la main en scandant le nom de Hristo Lukov.

Comme chaque année, la municipalité n’a pas donné d’autorisation à cette manifestation, et comme chaque année, celle-ci a tout de même eu lieu. En effet, si la maire de Sofia, Jordanka Fandakova, a déclaré que la marche « n'avait pas sa place dans sa ville » un tribunal l'a en définitive autorisée. Dimanche, la ministre bulgare des Affaires étrangères, Ekaterina Zaharieva, a jugé "absolument inacceptable" un acte "glorifiant l'idéologie nazie". Une déclaration bienvenue qui connaît ses limites quand on sait que le gouvernement de coalition en place compte quatre ministres issus du parti nationaliste.

Cette situation kafkaïenne témoigne de l’absence de réelles mesures régaliennes visant à interdire ce rassemblement. L’espace public bulgare est ainsi abandonné à de groupes néo fascistes, révisionnistes et plus largement extrémistes.

Robert Singer, directeur général et vice-président exécutif du Congrès juif mondial a remis vendredi 2 février au Premier ministre Bulgare, Boyko Borisov, une pétition internationale signée par plus de 175 000 personnes demandant la prise de mesures gouvernementales, sous la forme d'une interdiction administrative, pour empêcher cette manifestation.

La Bulgarie vient de prendre la présidence tournante du conseil de l’Union Européenne et elle se doit d’incarner les valeurs européennes de tolérance et de rejet de l’extrémisme.  Situation paradoxale pour dire le moins, quand on sait que la marche de Lukov est le point de convergence des mouvance nationalistes européennes : chaque année des groupes hongrois, estoniens, scandinaves, français ou allemand font le déplacement.

Ce phénomène est donc très préoccupant pour la Bulgarie dont on connaît le prix du long cheminement vers la démocratie, mais aussi pour l’Europe en son ensemble, où on observe une recrudescence très inquiétante de mouvements populistes prônant des valeurs anti-démocratiques.

Déborah Lichentin, WJC JDCorps, Paris

Le WJC JDCorps, un programme phare du Congrès juif mondial, est un réseau de jeunes professionnels juifs agissant dans le domaine de la diplomatie et de la politique publique. Il regroupe quelques 200 personnes à travers plus de 40 pays. Les membres, connus sous le nom de "Jewish Diplomats" (JD), viennent d'un large éventail de milieux professionnels.

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