#BlogDuCrif - Georges Bensoussan, le procès d’un innocent ? Par Jacques Tarnero

03 Avril 2018 | 428 vue(s)
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France

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Il y a six ans, en mars 2012, à Montauban et Toulouse, sept vies ont été fauchées par un terroriste islamique, donc je me refuse à rappeler le nom.

Le 33ème Dîner du Crif a eu lieu mercredi 7 mars 2018.

Au théâtre de l'Atelier, Le livre de ma mère réveille les souvenirs et sublime la relation la plus sincère qui est donnée à l'homme de connaître.

Vendredi 23 février, j'ai rencontré Tomasz Młynarski, Ambassadeur de Pologne en France.

La première djihadiste française capturée à Mossoul par les forces irakiennes en juillet 2017, Mélina Boughedir, a été condamnée, lundi 19 février, à sept mois de prison pour l’entrée illégale en Irak. La cour pénale de Bagdad a ordonné la remise en liberté et l’expulsion en France de la jeune femme de 27 ans, sa peine étant couverte par sa détention préventive, rapporte Le Monde du 19 février. Qui sont ces femmes désintégrées, déstructurées et aveuglées par la propagande développée par les djihadistes et qui ont été des proies faciles. C'est ainsi qu'elles se sont déshumanisées et ont participé à cette orgie barbare et moyenâgeuse qu’est le djihadisme.

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L'historien de la Shoah à nouveau mis devant les tribunaux par les apôtres de "l'islamophobie"

Accusé d’incitation à la haine par les apôtres de l’islamophobie pour avoir cité de mémoire, dans le contexte particulier d’un débat, les propos du sociologue Smaïn Laacher évoquant la dimension culturelle de l’antisémitisme « dans les familles arabes », l’historien de la Shoah Georges Bensoussan, a été relaxé il y a un an. Jeudi 29 mars avait lieu son procès en appel.

L’absurde disputait au droit dans la tenue du procès en appel de Georges Bensoussan, jeudi 29 mars. Un procès est affaire de symbole, de codes culturels, de rituels, tout comme le droit s’inspire de la culture qui l’a construit. Quand la cour entre dans la salle d’audience tout le monde se lève.

Être le témoin de la présentation d’une vidéo apportée par une femme voilée à la présidence du tribunal, comme témoignage à charge contre Georges Bensoussan, avait quelque chose de totalement surréaliste. Comment la présidente a-t-elle pu ne pas exiger de cette personne de se présenter tête nue devant la cour ? La farce, la mauvaise foi, le dévoiement des mots ont révélé en creux comment le droit peut être détourné, dévoyé. Feindre d’utiliser les armes de la justice pour détruire le vrai, feindre de respecter les règles de la démocratie pour imposer un ordre totalitaire, tel était l’enjeu fondamental du procès en appel de Georges Bensoussan.

Il faut être particulièrement aveugle pour ne pas le voir. Ce que veulent les parties civiles c’est le faire condamner, c’est pouvoir afficher à leur tableau de chasse ce superbe trophée : l’historien du Mémorial de la Shoah ne serait qu’un raciste anti-musulman et anti-arabe qui se dissimulerait à l’ombre de ses travaux portant sur les crimes nazis commis contre les Juifs. Cette stratégie de djihad judiciaire mise au point par le Comité contre l’islamophobie en France (CCIF) sait utiliser les moyens du droit qui régissent une société démocratique, elle sait se faire passer pour victime et accabler celui qui la dévoile pour le désigner comme agresseur.

Comment l’Etat peut-il se prêter à cette sinistre mascarade ? Comment ces signalements pour provocation à la haine ont-ils pu être déclarés recevables par le Ministère public au lieu d’être éconduits ? Comment cette procédure d’appel peut-elle se tenir avec la participation du parquet aux côtés des parties civiles ? L’avocat général a reconnu qu’elle n’avait rien trouvé dans les mots de Georges Bensoussan qui puisse accréditer l’idée d’une incitation à la haine raciale. Mais les pitbulls de l’islamisme ne lâchent pas aussi aisément leur proie. Une astuce juridique a permis, donc, en dernière minute, aux parties civiles de demander la requalification comme « injure raciale » des mots de Georges Bensoussan. Cette nouvelle disposition permettrait aux parties civiles un réajustement stratégique quand elles ont été déboutées de leur plainte initiale.

L’absurde serait triomphant dans cette farce judiciaire si jamais le tribunal retenait cet argument. Que de temps perdu, d’énergie gaspillée, de salaires dépensés, de moyens mobilisés cet après-midi de mars. Vingt-quatre heures après avoir honoré la mémoire de victimes de l’islamisme, voilà que l’Etat consentirait au renversement des rôles !

Ce n’était pas à Georges Bensoussan d’être assis dans le box des accusés mais à ceux qui l’accusent d’y figurer. Avant Georges Bensoussan, il y a déjà eu Robert Redeker, Pascal Bruckner, Charlie Hebdo, Mohamed Louizi et d’autres. Ces actions en justice font partie de la panoplie des moyens déployés par les islamistes pour culpabiliser et réduire au silence, après avoir semé la terreur. Comment peut-on ne pas reconnaître ces ennemis alors que dans le même temps c’est leur idéologie qui inspire les jouisseurs de mort ? Si un jour un historien se penche sur les raisons de cette étrange défaite des années 2000, il devra regarder les archives de ce procès.

Jacques Tarnero

Lire l'intégralité de l'article sur le site de Causeur

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