Stéphanie Dassa

Directrice de projets

Dialogue judéo-chrétien : dénouer le noeud gordien

07 Février 2017 | 42 vue(s)
Catégorie(s) :
Actualité

Des 27 avril au 10 juin 2016, se tiendront les journées nationales des Mémoires de la traite de l’esclavage et de l’abolition.  Souvenons-nous.

Nouvelle erreur de casting - Au lendemain de l'émission Dialogues Citoyens, retour sur Marwen Belkaid, un invité pas comme les autres.

Seuls, nous ne pouvons rien. Tous unis nous pouvons tout.

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Réaction à la célébration du 20ème anniversaire de la mort de François Mitterand

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A quelques jour de notre Convention Nationale j'ai répondu aux questions de Sara Mesnel pour L'Arche 

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Comment les réseaux sociaux sont passés de l'effroi à la solidarité sans précédent avec les telavivim

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Portrait de Marc Knobel
Les femmes, Daech et le Djihad
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19 Novembre 2015
Catégorie : Actualité

« Une femme retranchée dans l’appartement, qui a activé son gilet explosif au début de l’assaut, est morte »

Vendredi soir en l'espace de moins d'une heure, la France a connu le plus grave attentat jamais perpétré sur son territoire. En l’espace d’une trentaine de minutes, des terroristes ont attaqué la capitale à 7 endroits avec une minutie et une détermination macabres. 129 morts, 350 blessés dont 100 dans un état très grave. Les chiffres donnent le tournis. Moins de 48 heures après cette nuit d’horreur, n’en déplaise à certains, il est juste le temps de pleurer.

Portrait de Marc Knobel
Des visages sur nos morts
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14 Novembre 2015
Catégorie : Actualité

Les réseaux sociaux se sont mobilisés pour retrouver les personnes portées disparues, ceux dont nous n’avions pas de nouvelles. Les Amis, les familles, les anonymes partagent descriptions, photos et espoir.

Portrait de Virginie Guedj-Bellaïche
#JeNaiPasPeur
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14 Octobre 2015
Catégorie : Actualité

8H30. Au moment où les employés de la mairie qui font la circulation rangent leurs gilets jaunes, dans les classes, les écoliers ouvrent livres et cahiers. Alors que les hommes sortent de l’office du matin, croisant ceux qui distribuent l’édition du jour du quotidien Israël Hayom, les lycéens patientent à l’arrêt de bus, smartphone en main. Si le rideau de fer des boutiques est encore fermé pour une demi-heure, le cafetier lui prépare déjà son 17e café afour. Voilà à quoi ressemble la vie matinale à Raanana, petite ville près de Tel-Aviv. Et puis hier, mardi, tout a basculé.

Il est temps d'affirmer haut et fort que les islamistes veulent tuer des juifs !

Pages

L’Amitié judéo-chrétienne de France - dont plusieurs militants du Crif sont membres du Comité Directeur - a tenu dimanche 29 janvier son Conseil national, l’occasion pour nous de donner quelques nouvelles du front du dialogue.

Le premier signe de vivacité dont s’est réjouie la présidente Jacqueline Cuche est l’accueil réservé par le MJLF, en particulier le rabbin Yann Boissière présent tout au long de la journée et la Présidente, Danielle Cohen. C’est dans leurs locaux que se sont réunis de nombreux membres de l’AJCF, pour la plupart présidents de groupes régionaux, acteurs et témoins de ce qui fonctionne et de ce qui ne fonctionne pas, ou mal.
 
Le dialogue entre chrétiens et juifs n’est pas et ne sera probablement jamais une machine bien huilée carburant au diesel, capable de ronronner en autonomie. Les textes qui sont les socles du dialogue ont mis de côté certains aspects qui ne pouvaient être ignorés. Ils semblent aujourd’hui s’y introduire irrésistiblement. Au centre du nœud gordien qu’il faudra bien dénouer se trouve ce que nous appelons dans un langage travaillé « l’attachement des Juifs à la Terre d’Israël » ou plus faire plus court mais plus polémique : le sionisme.
 
Jacqueline Cuche, en accord avec le comité directeur de l’AJCF, a proposé que la journée du 29 janvier soit consacrée entièrement à une remise à plat : il s’agissait notamment de réaffirmer les positions solidaires et franches de l’AJCF témoignées à l’État hébreu. Non pas les justifier, mais les expliquer. Dans la dernière version des statuts il est stipulé la vocation de l’AJCF à « aider la société moderne à s’orienter ». Et un point sur lequel il semble que cette société butte «  c’est celui du regard qu’elle porte, et que nous portons nous aussi, sur le pays d’Israël. Nous savons combien cette question est sensible aujourd’hui, à cause du conflit qui malheureusement s’y éternise et qui interfère trop souvent dans nos activités, nos rencontres, même quand celles-ci sont consacrées à tout autre sujet ».
 
Elle exprime très clairement et sans ambiguïté la ligne de l’AJCF inscrite dans celle de Charles Péguy, sa volonté de témoigner pour les Juifs dans un souci de vérité et de justice. L’AJCF ne s’est pas positionnée sur les questions inhérentes à la politique menée par le gouvernement élu d’Israël, ni à ce jour sur les questions épineuses liées à l’extension de logements dans tel ou tel territoire. En revanche, l’AJCF est dans son rôle lorsqu’elle soutient « la communauté juive de France lorsqu’elle est inquiète, lorsqu’elle s’inquiète de la façon dont est jugé Israël, auquel tant de liens la rattachent, et se sent critiquée, à cause de ces liens, abandonnée du reste de la société (…) » et « sans porter aucun jugement politique, ni sur la France ni sur Israël, car ce n’est pas notre rôle, ni de notre compétence ».
 
Nous savons que dans la plupart des groupes de dialogue judéo-chrétien les sensibilités sont diverses, alternant entre empathie pour Israël et sympathie pro-palestinienne. Nous savons aussi la puissance d’interférence du conflit israélo-palestinien dans ce cadre complexe et protéiforme dont le socle reste la volonté et la conscience du devoir. Deux points cependant sur lequel Jacqueline Cuche et l’AJCF ne transigent pas : « L’affirmation sans ambiguïté d’un soutien inébranlable à l’existence de l’État d’Israël. Ne jamais accepter qu’elle soit remise en question. - Veiller avec la plus grande vigilance (c’est un pléonasme : oui, être instance de veille) sur ce qui est dit des Juifs et d’Israël, non pour réagir à tout bout de champ parce qu’ils seraient au-dessus de toute critique (les Juifs sont un peuple comme les autres, et Israël un État comme les autres, ni meilleur ni pire que les autres), mais pour dénoncer toutes les formes de mensonges, toutes les atteintes à la vérité. »
 
Pour donner un éclairage à ses membres et pour répondre à leur demande, l’AJCF a placé le sionisme au centre des réflexions de la journée. Boycott, apartheid, nazification d’Israël : autant de violence intellectuelle proférée est–elle justifiable ? Comment combat-on le mensonge et l’insulte ? Sait-on seulement de quoi on parle quand on évoque le sionisme, l’antisionisme, le droit des Palestiniens à disposer d’eux-mêmes ? Ces notions extrêmement complexes et truffées de contradictions internes sont la plupart du temps mal saisies parce qu’elles sont mal connues : ce n’est par parce qu’on a un avis qu’on sait.
 
Et c’est dans cet état d’esprit que l’AJCF œuvre : pour une meilleure connaissance et contre les stéréotypes, pour une société mieux orientée et moins violente en pensée et en acte.
 
L’objectif, faut-il le rappeler ?  Trouver l’extrémité qui permettra de défaire le nœud. À moins qu’à la manière d’un Alexandre le Grand un autre ne le tranche. Brutalement.
 
Stéphanie Dassa

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