Francis Kalifat

Président

Echanges de vœux de Rosh Hashana avec les Elus de Paris et d'Ile-de-France

13 Septembre 2018 | 38 vue(s)
Catégorie(s) :
France
Portrait de Dov Maimon
Paradoxes de la politique israëlienne
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09 Novembre 2015
Catégorie : France

"A vos crayons citoyens, à la politique citoyens. Si nous voulons que les choses se fassent il va falloir que certains d’entre nous se bougent."

Tel Aviv sur Seine : succès sur les berges et sur le net, opération réussie !

Portrait de Virginie Guedj-Bellaïche
Le dialogue renoué
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29 Juillet 2015
Catégorie : France

Mars 2015, je suis à Bruxelles pour présenter mon livre écrit sous le pseudo de Sefwoman, « Je suis juive mais je me soigne ». Au fond de la salle, 3 garçons se marrent. Je parle de ma grand-mère et de service 98 pièces au liseré doré, de son refus de me parler de l’Algérie, des plats typiques, je les vois acquiescer. A la fin de la présentation, ils ont tous les trois le livre en main. « La dédicace c’est pour qui ? », « Ismaël ».

Célébrer le 14 juillet à Tel-Aviv – une occasion de célébrer la double appartenance culturelle et nationale sur un mode festif et joyeux.

12 juillet 1906, Alfred Dreyfus  est réhabilité par la cour de cassation de Rennes. C’était il y a 109 ans, autant dire une éternité.  

INTERNATIONAL - Le boycott des produits israéliens (nous) glace le sang, parce que l'Etat juif est (toujours) considéré et traité quelque part comme le Juif des Etats.
Le boycott des produits israéliens (nous) glace le sang, parce que l'Etat juif est (toujours) considéré et traité quelque part comme le Juif des Etats. Rappelons à ce sujet qu'une campagne BDS -pour Boycott-Désinvestissement-Sanctions- tente de s'implanter en France, en incitant à boycotter les personnes et les produits provenant de ce pays. Expliquons.


Artcile publié dans le Huffinghton Post http://www.huffingtonpost.fr/marc-knobel/boycott-produits-israeliens_b_7...

Un entretien entre Marc Knobel et Michaël de Saint Cheron, philosophe des religions.

Marc Knobel livre une analyse de l'opinion publique à l'égard de l'antisémitisme et d'autres sujets (avant et après les attentats de Janvier 2015).

Franck Guillory, journaliste, auteur et réalisateur de documentaires s'est rendu à Auswithz en Avril dernier, il nous raconte son expérience et ses souvenirs dans un article publié sur son blog.

Compte-rendu d'un magnifique livre de Benjamin Stora qui raconte son enfance juive à Constantine.

 

Des centaines de tombes ont été profanées au cimetière juif de Sarre-Union (Bas-Rhin), dimanche 15 février 2015, a annoncé le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, dans un communiqué de presse

Neuf ans après l’assassinat d’Ilan Halimi, voici la « chronique d’une barbarie et de ses conséquences médiatiques, politiques et judiciaires »,  par Marc Knobel, historien, chercheur, directeur des Études du CRIF

 

Le Hors-série de L'Express numéro 28, "Regards sur l'Histoire" consacré aux Juifs de France a mis en émoi une partie de la communauté juive, François Heilbronn, professeur des universités associé à Sciences-Po Paris et Président des Amis français de l'université de Tel-Aviv lui a adressé deux lettres ouvertes publiées dans l'Arche.
 

 

 

Retour sur les événements qui sont intervenus en juillet 2014 et les manifestations propalestiniennes qui ont dégénéré.

Est-il pertinent de mettre en parallèle “antisémitisme” et “islamophobie”?
Non, cinq fois non:  Ni sémantiquement , ni historiquement,  ni sociologiquement, ni politiquement et encore moins juridiquement, ces deux termes et les deux concepts qu’ils sous-tendent, ne sont de même nature. Il serait non seulement faux, mais aussi dangereux pour tous, de les mettre en regard sur un même plan.

Pages

Jeudi 6 septembre s'est tenue la cérémonie d'échange des vœux entre les responsables de la Communauté juive, la Maire de Paris Anne Hidalgo et la présidente du Conseil régional d'Ile de France Valérie Pécresse.

Mon discours à la cérémonie d'échanges de voeux :

Les traditions ont du bon !

 Elles fixent le temps de façon immuable au-delà des événements et du tumulte de nos vies.

 Celle des vœux que vous adressez chaque année à la communauté juive de Paris est une de ces traditions à laquelle nous sommes particulièrement attachés.

Merci chère Anne et  merci chère Valérie de maintenir cette tradition à Paris, où l’histoire des juifs et l’histoire de la ville se mêle depuis plus de 1000 ans.

C’est un moment d’amitié, qui jalonne le chemin qui nous mène au seuil de cette nouvelle année 5779 du calendrier hébraïque. 

Roch hachana est un moment de spiritualité. Un temps de réflexion et d'introspection. Un Temps de bilan de l’année passée  et de résolutions pour l’année à venir.

Cette quiétude à laquelle nous aspirons avec ferveur témoigne de notre espoir en l’avenir. Mais force est de constater ces dernières années, que cette douceur tant espérée, symbolisée par les mets sucrés que nous consommons,  est souvent rompue par la violence des actes et des paroles antisémites.

Comme l’ensemble des Français nous vivons dans l’inquiétude induite par la menace terroriste qui pèse sur notre pays, sentiment d’autant plus fort que nous restons une cible privilégiée.

Et plus particulièrement nous sommes partagés entre un sentiment d’insécurité pour les uns et une véritable insécurité pour les autres : insécurité vécue par tous ceux qui habitent ces quartiers que l’on appelle « difficiles » et qui subissent un antisémitisme du quotidien qui crée un climat délétère qui pousse à un véritable exil intérieur ces familles juives qui partent, lorsqu’elles le peuvent, à la recherche de quartiers plus paisibles.

L'année 5778 se termine dans quelques jours ; nous n’oublierons pas Arnaud Beltrame et son sacrifice héroique.

Cette année laissera gravée en nous le visage de Mireille Knoll, qui vient s'ajouter à la liste –beaucoup trop longue – des 12 Juifs qui ont été assassinés à Paris ou en France depuis 2003 au seul motif qu'ils étaient juifs.

Et cette image de Mireille Knoll nous rappelle que l'antisémitisme, la haine du Juif, est bien présente dans notre société. Beaucoup l'ont dit, et je veux le redire ce soir : l'antisémitisme n'est pas le problème des Juifs, c'est le problème de la France, mais aussi de l'Europe et de notre société occidentale qui semble malheureusement régresser sur ce point critique.

L'antisémitisme est un fléau toujours présent, qui sait se transformer pour se donner des raisons, des excuses et des prétextes.

On a vu au cours de ces dernières années la haine d'Israël devenir la haine des Juifs.

 On a entendu des leaders politiques exprimer des propos qui font sonner à nos oreilles ce que Vladimir Jankelevitch disait: "L’antisionisme est une aubaine car il nous donne la permission d’être antisémites au nom de la démocratie. L’antisionisme est l’antisémitisme justifié, mis enfin à la portée de tous. Il est la permission d’être démocratiquement antisémite."

De cette année 5778, nous nous souviendrons aussi des images fortes de l'entrée au Panthéon de Simone Veil avec son mari Antoine. Je veux rendre ici hommage aux grands serviteurs de l’Etat, qui, à l’image de  Simone Veil, ont toujours su concilier leurs engagements juifs et républicains.

Le combat contre l'antisémitisme rejoint tous les combats contre la haine, sur tous les terrains, et en particulier sur le nouveau terrain des réseaux sociaux. C'est un combat qui nous concerne tous, et je veux saluer tant la Ville de Paris que la région Ile de France pour leurs mobilisations permanente sur le sujet.

L’histoire des juifs à Paris dont on situe la présence aux premiers siècles de notre ère est certes caractérisée jusqu’à la révolution par des persécutions et expulsions mais elle est aussi illustrée par l’arrivée de juifs de toute nationalités, venus d’Europe centrale et d’Afrique du Nord, installés à Belleville, dans le Marais, et dans la couronne parisienne qui contribuent à la diversité de Paris et au développement de sa vie culturelle, économique et cultuelle.

Protégeons cette histoire ; elle fait partie du patrimoine de Paris. Transmettons là pour que notre communauté continue de prospérer dans la plus belle ville du monde.

 Chère Anne et Chère Valérie au nom du Crif je vous adresse, au seuil de cette nouvelle année 5779 nos plus sincères remerciements pour l’amitié et la solidarité que vous nous témoignez, pour  ces vœux vous nous adressez, que nous recevons avec bonheur et que nous vous retournons chaleureusement à vous, à vos familles et à l’ensemble de nos compatriotes.

Chana Tova !

Votre demande a bien été prise en compte.
Nous vous remercions de votre intérêt.