Francis Kalifat

Président

Edito - "Si je t'oublie Jérusalem..."

16 Décembre 2017 | 58 vue(s)
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Opinion

Depuis des années, l’historien Marc Knobel a de salutaires obsessions et une puissante détermination. L’une de ses salutaires obsessions, sur laquelle il a beaucoup travaillé et mené de profondes recherches, est cette diffusion sans frontières, sans retenues et sans toujours grandes oppositions, des haines multi-formes qui s’entretiennent.

Pour comprendre cet accord entre l’Iran et les grandes puissances sous la direction stratégique des USA, il faut essayer de comprendre la nouvelle politique internationale de l’administration américaine

Eté 2014. Pendant 1 mois et 18 jours, Israël a vécu au rythme des alertes et d’une guerre qui ne dit pas son nom. Un an plus tard. Juillet 2015 : Que reste-t-il de ces jours d’angoisse ?

Le 23 juin dernier, l’Union des étudiants juifs de France a célébré son 70e anniversaire à l’Hôtel de Ville de Paris. Magie des réseaux sociaux, j’ai vécu à distance cette soirée avec enthousiasme et frustration. L’occasion pour moi de replonger dans mes années Uejf.

Comme chaque été, de nombreux juifs ont décidé de quitter la France pour s’installer en Israël. On parle de 8000 à 10 000 pour l’ensemble de l’année 2015. J’ai moi-même fait ce choix en 2013  et pourtant j’ai, plus que jamais, envie de parler de ceux qui restent. 

Dov Maimon rejoint les auteurs du Blog du Crif !

Ce dernier détaille ici les multiples racines de l’antisémitisme, qui a explosé en France à partir de l’année 2000 et la première « intifada ». Et qui s’est fortement aggravé tout au long de l’année dernière. Marc Knobel évoque notamment l’origine idéologique – soulignée et étudiée par le philosophe et chercheur Pierre-André Tagguief – d’un antisémitisme qui découle d’un antisionisme extrême, lui-même alimenté depuis longtemps par les tenants de l’islamisme radical. Extrême gauche et extrême droite française en passant par « Dieudonné and Co » sont aussi, historiquement et actuellement, parmi les premiers diffuseurs de la haine antisémite en France. Description et analyse en huit points.

Partout en France, des crayons, des stylos et des feutres ont été brandis, les seules armes du courage et de la liberté contre d'autres armes qui tuent, qui souillent, qui meurtrissent à tout jamais.

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Il y a quelques jours, les Etats-Unis ont annoncé le transfert prochain de leur ambassade en Israël de Tel Aviv à Jérusalem.

Sans tarder le Crif a salué cette reconnaissance de Jérusalem comme capitale de l'Etat d'Israël. 

Certains se sont émus de cette position qui, il est utile de le rappeler est celle du Crif depuis plus de quinze ans. Elle est réitérée, chaque année, par le Président du Crif dans son adresse au Président de la République le soir du diner annuel de l’institution.

Je sais aussi que parmi eux, certains sont des amis sincères des Français juifs et d'Israël.

A ces amis je veux expliquer notre position et rappeler simplement que Jérusalem est depuis 3000 ans la capitale spirituelle du peuple juif.

Pour les Juifs du monde entier, qui de tous temps, aux quatre coins du monde, ont toujours conservé Jérusalem au cœur de leurs aspirations spirituelles, religieuses, culturelles et politiques, cette annonce marque enfin la reconnaissance de l'histoire juive de Jérusalem, depuis les temps bibliques.

Cette annonce n'est pas qu'un message aux Israéliens, c'est avant tout un message à l'ensemble du peuple juif.

C’est  aussi une réponse aux tentatives de falsification historique et à l'infamie des résolutions votées récemment à l'UNESCO et à l’ONU niant l'histoire juive de Jérusalem, dans le silence complice de tous ceux qui aujourd’hui condamnent avec force et souvent mauvaise foi la décision des Etats Unis.

Ne pas saluer cette reconnaissance aurait été pour nous un déni, le déni de notre propre histoire.

A ceux qui s'interrogent, je rappelle aussi que le Crif n'a pas vocation à s'exprimer sur les enjeux politiques issus des négociations entre Israéliens et Palestiniens.

Mais, cette annonce du président des Etats-Unis ne présage en rien du résultat des négociations entre les parties pour aboutir, nous l’espérons, le plus vite possible, à une paix durable dans la région, avec deux Etats vivant côte à côte dans la sécurité.

La reconnaissance par les deux parties de la vérité historique n'est pas un obstacle à la paix. Elle est au contraire un préalable à toute démarche sincère de résolution du conflit.

Personne ne doute que la France, le moment venu, c'est-à-dire la paix venue, reconnaîtra Jérusalem comme capitale de l'Etat d'Israël et y installera notre ambassade.

Je veux seulement rappeler que la France n’a pas attendu la résolution du conflit pour charger le Consulat général de France à Jérusalem des relations avec l'Autorité palestinienne.

En un mot, reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël n'est pas exceptionnel, c'est au contraire la reconnaissance d’une évidence historique et d’une réalité sur le terrain que personne ne peut nier car Jérusalem est depuis longtemps le cœur de la démocratie Israélienne, le centre du pouvoir et le siège de la justice. Le Président de l’Etat, le Premier Ministre, les ministères, la Knesset et la cour Suprême sont tous installés à Jérusalem, cœur de notre histoire trimillénaire.

N’est-il pas temps de mettre fin à une anomalie, tolérée parce que transitoire. Il faut qu’elle cesse au nom de la vérité historique sur Jérusalem.

Votre demande a bien été prise en compte.
Nous vous remercions de votre intérêt.