Francis Kalifat

Président

Edito - Souviens-toi et n'oublie pas

05 Janvier 2018 | 86 vue(s)
Catégorie(s) :
France
Portrait de Invité
#BlogDuCrif - Devoir de mémoire
|
20 Septembre 2017
Catégorie : France

Il y a 76 ans, le 15 décembre 1941, 69 hommes ont été fusillés au Fort du Mont Valérien à Suresnes, dans les Hauts de Seine par les autorités d’occupations allemandes. Ces hommes, français et étrangers, furent arrêtés par les forces de polices françaises de la Préfecture de police du département de la Seine (à l’époque).

Je vais vous raconter l’histoire de Moritz Singer, mon oncle, le frère de ma mère, un de ces fusillés.

En 2017, Roger Pinto, sa femme et son fils ont été séquestrés, violentés et détroussés à leur domicile de Livry-Gargan (Seine-Saint-Denis), "une agression antisémite" condamnée par le Crif et le ministre de l'Intérieur. Une première ?

"Je m’en vais vous mander la chose la plus étonnante, la plus surprenante, la plus merveilleuse, la plus miraculeuse, la plus triomphante, la plus étourdissante, la plus inouïe…"
 

 

"The strength of a Nation always lies in the the way it looks at its History and and its ability to teach it to future generations".

 

"La force d’une Nation réside toujours dans le regard qu’elle sait porter sur son histoire et sa capacité à l’enseigner aux générations suivantes."

 

En juin 2017, quelques mois après l'assassinat de Sarah Halimi, Francis Kalifat, Président du Crif, publiait cette tribune en hommage à Sarah Halimi, devenue le triste symbole de l'antisémitisme qui tue. 

Sarah Halimi, une retraitée a été battue à mort à Paris, le 4 avril 2017 et son calvaire a duré plus d'une heure. Et, il s'agit bien d'un meurtre antisémite.

Thierry Noël-Guitelman est un journaliste, membre de l'association Hébraïca à Toulouse. Il a engagé, en 2004, des recherches familiales sur l'étoile jaune, sa tante Ida Seurat-Guitelman, ayant obtenu une exemption.

Portrait de Gil Taïeb
Nous sommes debout
|
03 Avril 2017
Catégorie : France, Actualité, Opinion

Samedi 1er avril place du Châtelet se sont réunies une centaine de membres du Collectif Boycott Israël

Pages

Souviens-toi du 9 janvier 2015. C’était un vendredi ; Il est 13h et en cette veille de Shabbat, les derniers clients finissent leurs courses à l’Hyper Cacher de Vincennes quand une fusillade éclate. Les coups de feu résonnent dans tout le quartier. Une terrifiante prise d’otages est en cours à l’intérieur du supermarché cacher de l’est parisien.

En quelques minutes, le quartier est bouclé, le RAID et la BRI sont sur place et des hélicoptères survolent la zone. Les négociations avec le terroriste s’engagent et commencent alors des heures d’angoisse et d’inquiétude pour les proches de tous ceux retenus en otage mais aussi pour l’ensemble de la communauté juive, les yeux rivés sur les chaines infos et les oreilles collés aux postes de radio.

Quatre heures plus tard, l’assaut est donné et le terroriste est abattu.

Une partie des otages se précipite à l’extérieur. Ils sont immédiatement pris en charge.

A l’intérieur quatre corps sans vie. Trois clients et un employé du magasin froidement exécutés par le terroriste dès le début de la prise d’otage :

Philippe BRAHAM, 45 ans ; Yohan COHEN, 20 ans ; Yoav  HATTAB, 21 ans ; François-Michel SAADA, 64 ans ; Tous les quatre lâchement assassinés au seul motif qu’ils étaient juifs.

Après le meurtre d’Ilan HALIMI et le massacre d’OZAR HATORAH, la haine antijuive frappait une nouvelle fois en France,  venant renforcer le sentiment de solitude et d’abandon qui nous avait envahi après une hausse inédite des actes et des violences antisémites dans notre pays.

Une nouvelle fois les Français juifs ressentent ce sentiment angoissant de vivre un destin à part dans leur propre pays, loin de la solidarité de leurs compatriotes. 

Depuis les attentats de novembre 2015, ce sentiment change mais nous restons lucides car nous savons que nous demeurons des cibles privilégiées pour les terroristes islamistes. Au moins nous ne sommes plus des cibles dans l’indifférence.

N’OUBLIE PAS…

Comment pourrai-je oublier, ne fusse qu’un instant les visages et les noms de Yohan, Philippe, François-Michel et Yoav ? Comment oublier qu’ils ont été assassinés au seul motif qu’ils étaient juifs ? Comment oublier qu’ils ont été les victimes de la barbarie, du terrorisme islamiste et de la haine antisémite ? Comment oublier la douleur de leurs familles meurtries à jamais ? 

Je n’oublie pas. Car je veux rester vigilant et me souvenir pour combattre toutes les formes de l’antisémitisme et de la haine.

Je n’oublie pas. Car celui qui oublie se condamne à revivre l’impensable.

Je n’oublie pas. Car les oublier serait les tuer une seconde fois.

Je n’oublie pas. Car c’est un moment de notre histoire collective qui doit rester  inscrit dans la mémoire de la nation Française et dans l’histoire du peuple juif.

Pour marquer, se souvenir et ne pas oublier les victimes de l’attentat contre l’Hyper cacher, le CRIF organise le 9 janvier prochain à 19 h,  une cérémonie d’hommage et de recueillement aux côtés des familles des victimes et de ceux retenus en otage.

Chacun(e) pourra se recueillir, allumer les bougies du souvenir et exprimer sa solidarité.

Soyons nombreux, le mardi 9 janvier 2018 devant l’hyper cacher de la porte de Vincennes. En cette date anniversaire,  venons témoigner et dire que nous n’oublions pas et que nous n’oublierons  jamais Philippe Braham, Yohan Cohen, Yohav Hatab et François Michel Saada victimes de la haine anti juive et du terrorisme islamiste.

SOUVENONS-NOUS ET N’OUBLIONS PAS.

Francis Kalifat

 

Toutes les informations sur le rassemblement du 9 janvier, devant l'Hyper Cacher de la porte de Vincennes : ICI 

Votre demande a bien été prise en compte.
Nous vous remercions de votre intérêt.