La chronique (pas très casher) de Raphaela : Pessah is coming

15 Avril 2019 | 270 vue(s)
Catégorie(s) :
France

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Actualité

Vendredi 21 octobre j'étais l'invité témoin du journal de Radio J peu après le vote abérrant à l'Unesco d'une résolution sur Jérusalem

FOR JERUSALEM NO VOICE MUST MISS
FOR JERUSALEM NONE OF US CAN REMAIN SILENT

POUR JERUSALEM PAS UNE VOIX NE DOIT MANQUER
POUR JERUSALEM AUCUN D’ENTRE NOUS NE PEUT SE TAIRE
 

 

Cette période de fêtes juives en France, rime aujourd'hui avec contrôles de sécurtié et détecteurs de métaux

Portrait de Jean Pierre Allali
ADIEU SHIMON
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29 Septembre 2016
Catégorie : Actualité

L'ancien président de l'État d'Israël, mon ami Shimon Peres, prix Nobel de la Paix 1994 est mort dans la nuit du 28 septembre 2016. Il avait 93 ans.

Le boycott des produits israéliens (nous) glace le sang.

Dimanche 11 septembre 2016, j'étais l'invité de l'émission "30 minutes pour convaincre".

Le racisme qui frappe la communauté asiatique est insupportable.
 

Vouloir profiter de l'actuelle polémique pour assimiler les arrêtés anti-burkini à la Saint-Barthélemy et à la Shoah, c'est tomber dans l'indigne et le nauséabond 

Le Times of Israel a repris ma critique de la comparaison musulmans de France - juifs pendant la Shoah.

Je fais suite aux propos de Jean Luc Melenchon travestissant l'Histoire de France.

Aux côtés de Bruno Valentin, prêtre du diocèse de Versailles et Ahmet Ogras, vice-président du CFCM sur le plateau de BFM TV, j'ai réaffirmé mon sentiment d'horreur face à cet acte barbare qui s'est passé ce matin.

 

Il est peut être temps de poser à ceux qui relaient les théories du complot - en particulier sur les réseaux sociaux - des questions déstabilisantes.

Dans une interview donné à Patrick Perotto de L'Est Républicain, je suis revenu sur l’un des défis des années à venir : combattre les idées de haine qui se répandent sur internet

I was interviewed in English and French, on EJP , Tuesday, May 31, 2016.

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Opinion

Depuis des années, l’historien Marc Knobel a de salutaires obsessions et une puissante détermination. L’une de ses salutaires obsessions, sur laquelle il a beaucoup travaillé et mené de profondes recherches, est cette diffusion sans frontières, sans retenues et sans toujours grandes oppositions, des haines multi-formes qui s’entretiennent.

Pour comprendre cet accord entre l’Iran et les grandes puissances sous la direction stratégique des USA, il faut essayer de comprendre la nouvelle politique internationale de l’administration américaine

Eté 2014. Pendant 1 mois et 18 jours, Israël a vécu au rythme des alertes et d’une guerre qui ne dit pas son nom. Un an plus tard. Juillet 2015 : Que reste-t-il de ces jours d’angoisse ?

Le 23 juin dernier, l’Union des étudiants juifs de France a célébré son 70e anniversaire à l’Hôtel de Ville de Paris. Magie des réseaux sociaux, j’ai vécu à distance cette soirée avec enthousiasme et frustration. L’occasion pour moi de replonger dans mes années Uejf.

Comme chaque été, de nombreux juifs ont décidé de quitter la France pour s’installer en Israël. On parle de 8000 à 10 000 pour l’ensemble de l’année 2015. J’ai moi-même fait ce choix en 2013  et pourtant j’ai, plus que jamais, envie de parler de ceux qui restent. 

Dov Maimon rejoint les auteurs du Blog du Crif !

Ce dernier détaille ici les multiples racines de l’antisémitisme, qui a explosé en France à partir de l’année 2000 et la première « intifada ». Et qui s’est fortement aggravé tout au long de l’année dernière. Marc Knobel évoque notamment l’origine idéologique – soulignée et étudiée par le philosophe et chercheur Pierre-André Tagguief – d’un antisémitisme qui découle d’un antisionisme extrême, lui-même alimenté depuis longtemps par les tenants de l’islamisme radical. Extrême gauche et extrême droite française en passant par « Dieudonné and Co » sont aussi, historiquement et actuellement, parmi les premiers diffuseurs de la haine antisémite en France. Description et analyse en huit points.

Partout en France, des crayons, des stylos et des feutres ont été brandis, les seules armes du courage et de la liberté contre d'autres armes qui tuent, qui souillent, qui meurtrissent à tout jamais.

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Bienvenue sur le blog La Chronique (pas tès casher) de Raphaela ! Sur ce blog, Raphaela vous propose ses billets d'humeur sur tout ce qui l'entoure, l'émeut, la touche, la fait rire et la révolte. Et elle a des choses à vous dire...

Pessah is coming

Pessah… Encore une bonne petite histoire de miracles et de vengeance comme on les aime. Car Pessah, ça veut tout simplement dire « passant par-dessus », comme dans « D.ieu passa par-dessus les maisons juives lorsqu’Il tua les premiers-nés égyptiens ». Une sorte de saute-mouton donc avec une sanction un peu hardcore. Mais il faut dire qu’ils l’avaient un peu cherché. Être traité comme un ouvrier sri lankais sur un chantier dubaïote ça va bien deux minutes, ou deux cents ans et des poussières dans notre cas. Mais laissons les polémiques aux haters et concentrons-nous sur le sujet central de la plupart des fêtes juives en général et de ma vie en particulier : la bouffe. Pessah, c’est surtout l’occasion de rappeler au monde entier que même niveau diététique, on est précurseurs. Pessah c’est quand même le premier régime sans gluten de l’histoire ! Comme quoi c’était déjà un vrai truc à l’époque.

Pour la flexitarienne en quête de spiritualité que je suis – traduisez : je suis juive mais j’aime le saucisson, j’aime les animaux donc j’essaye de moins en manger, et enfin, mon aliment préféré c’est les huîtres. Schizophrène for ever – la fête de Pessah c’est un peu le climax de l’étrangeté niveau culinaire. « Pessa’h est célébré en mangeant de la matsa et du maror (des herbes amères) ». Sur le papier c’est pas sexy, aux chiottes non plus.

Honnêtement, après de nombreux tests, la seule manière de kiffer un peu ta matza c’est version tarte flambée, c’est-à-dire avec beaucoup de crème, des oignons, du fromage et des lardons. Oups.

Autre tradition très chelou de la préparation de Pessah : la chasse au Hamets. Aux miettes quoi. Pendant que tous les jeunes païens de France et de Navarre chassent des œufs en chocolat et caressent des petits lapins, nous on traque des miettes de BN et on tue des petits agneaux. Voilà, voilà.

Pour résumer, une fois que vous avez fait (ou fait faire à votre femme de ménage) votre ménage de Pessah, que vous avez vendu les miettes à un goy et que vous avait acheté votre agneau, vos herbes amères et toute la smala d’échantillons à mettre sur le plateau du Seder, vous êtes enfin prêts à affronter la pire des plaies de cette « fête » : la lecture de la Hagada. Comprenez : la plus longue soirée de votre vie. C’est la vraie traversée du désert. Une sorte de repas interminable ou on ne mange pas, ou on répète la même histoire tous les ans et où le but est de débattre le plus possible. Emmanuel Macron peut aller se rhabiller avec son grand débat, chez nous c’est tous les ans et autant le prévenir tout de suite : la fin de l’histoire, c’est toujours la même.

Moi l’agneau, qu’il s’appelle Pascal ou Jean-Jacques, ça m’est un peu égal, j’ai faim. Quand on était enfant on avait au moins « l’afikomane ». Un pain azyme caché par les parents en début de repas, trouvé par les enfants à la toute fin et qui donnait le droit à un petit cadeau, soit notre premier contact avec la corruption.

Mais en grandissant, les carottes se font plus rares et pour l’instant, la seule parade que j’ai trouvé, c’est de prétendre une allergie au persil et d’aller gentiment siester dans le canapé en attendant le gigot.

Votre demande a bien été prise en compte.
Nous vous remercions de votre intérêt.