Jean Pierre Allali

Membre du Bureau Exécutif du CRIF, Jean-Pierre Allali préside la Commission des Relations avec les Syndicats, les ONG et le Monde Associatif.

Lecture de Jean-Pierre Allali - Le Livre d'Esther dans la tradition occitane Judéo-Comtadine, par Nathan Weinstock

18 Septembre 2018 | 134 vue(s)
Catégorie(s) :
France

La semaine dernière, le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) proposait dans sa newsletter et sur ses réseaux sociaux un contenu qui a fait polémique.

Mon discours prononcé au dîner du Crif Grenoble-Dauphiné, le 22 octobre 2017.

Mon discours à la cérémonie d'hommage aux Juifs engagés volontaires qui s'est tenue le 15 octobre 2017 au cimétière de Bagneux.

Dans ce courrier, j'ai félicité Audrey Azoulay pour son élection. J'ai également attiré son attention sur les positions récentes de l'Unesco sur Jérusalem et commente les relations passées de l'organisation avec le Crif.

Mardi 10 octobre 2017, j'ai été reçu par le Ministre de l'Europe et des Affaires étrangères pour un long tour d'horizon.

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Opinion

Comme chaque été, de nombreux juifs ont décidé de quitter la France pour s’installer en Israël. On parle de 8000 à 10 000 pour l’ensemble de l’année 2015. J’ai moi-même fait ce choix en 2013  et pourtant j’ai, plus que jamais, envie de parler de ceux qui restent. 

Dov Maimon rejoint les auteurs du Blog du Crif !

Ce dernier détaille ici les multiples racines de l’antisémitisme, qui a explosé en France à partir de l’année 2000 et la première « intifada ». Et qui s’est fortement aggravé tout au long de l’année dernière. Marc Knobel évoque notamment l’origine idéologique – soulignée et étudiée par le philosophe et chercheur Pierre-André Tagguief – d’un antisémitisme qui découle d’un antisionisme extrême, lui-même alimenté depuis longtemps par les tenants de l’islamisme radical. Extrême gauche et extrême droite française en passant par « Dieudonné and Co » sont aussi, historiquement et actuellement, parmi les premiers diffuseurs de la haine antisémite en France. Description et analyse en huit points.

Partout en France, des crayons, des stylos et des feutres ont été brandis, les seules armes du courage et de la liberté contre d'autres armes qui tuent, qui souillent, qui meurtrissent à tout jamais.

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Le Livre d'Esther dans la tradition occitane Judéo-Comtadine, par Nathan Weinstock (*)

Ce petit ouvrage est incontestablement destiné aux spécialistes, notamment des langues occitano-comtadines. L’auteur commence par rappeler l’histoire, par ailleurs bien connue, de la reine Esther et du souverain perse Assuérus (Artaxerxès ?), ce qu’on désigne sous le nom de Meguilat Esther : un roi incité par son conseiller Haman, à se débarrasser de sa population juive considérée comme dangereuse car ayant des pratiques de vie spécifiques, un complot déjoué grâce à l’intervention de la nouvelle reine, Esther et de son parent, Mardochée (oncle, cousin, futur époux ?) et la victoire finale des Juifs. Une histoire qui sert de base à la célébration de la fête de Pourim (Les sorts) avec ses carnavals et ses déguisements. Une histoire dont la datation précise est sujette à débats : « Divers indices semblent indiquer que cette Méguillah aurait été rédigée à une date comprise entre les premières années de la période grecque, qui a débuté en – 332, et l’an 135 ».

Nathan Weinstock ne manque pas de rappeler également les différents Pourims qui ont sillonné l’histoire juive, de Suse à Alger en passant par Narbonne et Tibériade.

Le véritable sujet de l’ouvrage est la présentation et l’exégèse de deux textes peu connus : Le « Roman de la reine Esther » de Vidal Crescas du Caylar ( vers 1327) et « La reine Esther » de Mardochée Astruc ( XVIIème siècle). Des extraits en langue occitane de ces ouvrages sont proposés pour l’édification du lecteur.

Original mais très spécialisé.

Jean-Pierre Allali

(*) Editions IEO ( Institut d’Estudis Occitans). 120 pages. 16 €.