Jean Pierre Allali

Membre du Bureau Exécutif du CRIF, Jean-Pierre Allali préside la Commission des Relations avec les Syndicats, les ONG et le Monde Associatif.

Lectures de Jean-Pierre Allali - Histoire des guerres d'Israel, de 1948 à nos jours, de David Elkaïm

04 Juillet 2018 | 129 vue(s)
Catégorie(s) :
Israël

Jeudi 26 juillet, j'ai écrit au Ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian afin de lui faire part de mon étonnement face à l'absence de mention d’Israël dans les déclarations du Quai d'Orsay suite à l'évacuation de casques blancs syriens.

Mercredi 25 juillet, j'ai adressé des courriers aux Présidents respectifs de la Fédération Française des Échecs et de la Fédération Française de Judo. L'objectif : mener à bien le combat pour l'égalité et contre la discrimination de toute nature.

Scoop : l’appel au boycott est illégal en France

 

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Opinion

L'historien Laurent Joly publie un nouvel éclairage sur la collaboration de la France occupée à la déportation des juifs. Une œuvre magistrale.

Le Crif souhaite un prompt rétablissement à Jean-Pierre Allali suite à son récent accident et espère le retrouver très vite en pleine forme.

Par Chloé Blum

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Blog du Crif - Noé, reviens !
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11 Octobre 2018
Catégorie : France, Opinion

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Histoire des guerres d'Israel, de 1948 à nos jours*, de David Elkaïm

Voici un ouvrage particulièrement bien documenté qui raconte la naissance et les combats d’Israël. Le 2 novembre 1917, la Déclaration Balfour enclenche le processus de résurgence de l’Etat moderne d’Israël. Malgré l’opposition farouche des Arabes qui auraient préféré la création d’un grand Etat arabe, Israël est proclamé le 14 mai 1948. Dès lors, le jeune Etat va vivre au rythme des conflits et remporter coup sur coup des victoires grâce à son armée, Tsahal ( 168 000 soldats d’active, 650 avions, 2600 chars et 65 navires de combats, 120 à 200 têtes nucléaires), considérée comme l’armée la plus morale du monde mais qui, dit l’auteur, « s’est heurtée au caractère quasi ininterrompu des affrontements, à la spécificité des conflits asymétriques et de la lutte contre le terrorisme et à la réalité quotidienne de l’occupation militaire de la Cisjordanie depuis 1967 ».

Pour comprendre la situation du Proche-Orient aujourd’hui, David Elkaïm remonte le temps : l’Empire Ottoman, les Frères Musulmans, la naissance et l’essor du Mouvement sioniste, Herzl, Balfour, la Commission Peel, la fin du mandat britannique, la première guerre israélo-arabe, gagnée par Israël, mais qui, dit l’auteur, n’a rien réglé car elle a engendré la « question palestinienne ». Les guerres se suivent et les tentatives de paix aussi : Camp David , le plan Habib, le plan Reagan, le processus d’Oslo…Mais les divergences qui subsistent sur des questions fondamentales demeurent importantes.

D’une manière générale et bien qu’il soit acquis généralement que le « camp de la paix » soit plus actif en Israël que dans les pays arabes, l’auteur renvoie dos à dos les adversaires : « Faisant fi du chemin parcouru par la majorité de la population des deux peuples, la droite nationale religieuse israélienne et le Hamas refusent chacun à sa manière le partage de la Palestine mandataire ». Comparaison n’est pas raison, diront certains.

Malgré le grand intérêt de ce travail  historique, on regrettera certaines références partisanes de l’auteur , par ailleurs membre de JCall, qui se réfère souvent aux « nouveaux historiens israéliens », Simha Flapan, Benny Morris, Ilan Pappé et Avi Shlaim. Concernant la triste affaire Al-Durah, il écrit, en note : « En France, cet épisode a donné lieu à une violente-et lucrative-campagne de dénigrement et de harcèlement aux relents complotistes à l’encontre de Charles Enderlin, le correspondant de France 2 en Israël, accusé d’avoir hâtivement rejeté la responsabilité sur l’armée israélienne ».

S’il évoque Paris ou Washington comme capitales, il utilise Tel Aviv en lieu et place de Jérusalem : « Tel Aviv a aujourd’hui des relations officielles avec plus de 150 Etats ». Quant à Avigdor Lieberman, c’est un « adepte des prises de positions xénophobes ». Enfin, reproduisant, en annexe, la résolution 242 du Conseil de Sécurité de l’ONU ( 22 novembre 1967), David Elkaïm rapporte : « Retrait des forces armées israéliennes des territoires occupés lors du récent conflit » alors que la version officielle en langue anglaise parle de « of occupied territories », à savoir « de » territoires occupés.

Un travail intéressant et utile, mais souvent partisan. A découvrir.

Jean-Pierre Allali

(*) Editions Tallandier. Janvier 2018. 320 pages. 21,50 euros.

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