Jean Pierre Allali

Membre du Bureau Exécutif du CRIF, Jean-Pierre Allali préside la Commission des Relations avec les Syndicats, les ONG et le Monde Associatif.

Lectures de Jean-Pierre Allali - Isaac, de Léa Veinstein

28 Août 2019 | 111 vue(s)
Catégorie(s) :
France

Billet d’Ariel Amar*, pharmacien

 

Dimanche 19 avril, le Crif et le Mémorial de la Shoah ont organisé une cérémonie virtuelle pour commémorer le 77ème anniversaire du Soulèvement du ghetto de Varsovie. Un moment très émouvant au cours duquel, ensemble, nous avons rendu hommage aux Hommes qui se sont soulevés pour leur liberté.

Bienvenue sur le blog La Chronique (pas tès casher) de Raphaela ! Sur ce blog, Raphaela vous propose ses billets d'humeur sur tout ce qui l'entoure, l'émeut, la touche, la fait rire et la révolte. Et elle a des choses à vous dire...

Bruno Halioua nous parle avec émotion de Milo Adoner.

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Religion

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Et vous, comment définiriez-vous l’humour juif ?

Pour vous donner le goût des vacances, le Crif vous fait voyager et lance sur ses réseaux la campagne "Juifs du Monde". Ensemble, partons à la découverte des populations juives du monde, de leurs histoires et de leurs traditions. Aujourd’hui, embarquement immédiat pour Hong Kong !

Thierry Noël-Guitelman est un journaliste, membre de l'association Hébraïca à Toulouse. Il a engagé, en 2004, des recherches familiales sur l'étoile jaune, sa tante Ida Seurat-Guitelman, ayant obtenu une exemption.

Adepte dynamique du dialogue judéo-chrétien, Marie Vidal s’est fait connaître du grand public dans les années 90 avec la publication de deux ouvrages de référence : Un Juif nommé Jésus (1) et Le Juif Jésus et le Shabbat (2). 

"Le terrorisme et l'antisémitisme ont marqué cette année passée"

L’Amitié judéo-chrétienne de France - dont plusieurs militants du Crif sont membres du Comité Directeur - a tenu dimanche 29 janvier son Conseil national, l’occasion pour nous de donner quelques nouvelles du front du dialogue.

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Isaac, de Léa Veinstein*

C’est l’histoire passionnante d’une quête à la recherche de son identité profonde. Dans la famille de la narratrice, on a toujours évité de parler du judaïsme. Comme si c’était une grossièreté ou quelque chose de malséant. Un tabou, en somme. « On ne parle pas de ces choses-là » ! Pourtant, le bruit a toujours couru que l’arrière- grand-père était un rabbin ou quelque chose du même genre, un hazan, chanteur de synagogue ou encore un chohet, certificateur de la cacheroute des viandes abattues dans les abattoirs.

Décidée à en avoir le cœur net, l’auteure va mener une véritable enquête à la découverte de l’ancêtre dont il ne faut surtout pas parler, Isaac.

C’est à la synagogue de la rue Ancelle, à Neuilly qu’elle découvre qu’Isaac était ministre officiant au temps où le rabbin Meyers, qui mourra en déportation, officiait. Puis ce sont des papiers précieux où l’on découvre une carte d’identité de la femme d’Isaac, Hélène, désignée comme Hélène Savel au lieu de Sawelski née Leroy et non Lévy. Voici encore une « carte de légitimation » délivrée par l’UGIF qui aura permis à Isaac d’officier sous l’Occupation sans être inquiété. Aurait-il, d’une manière quelconque « collaboré » ? Voici encore un tampon marqué « Cacher le Pessah ». Et un livre publié pour les 120 ans de la synagogue de Neuilly avec une courte biographie d’Isaac. Peu à peu, le personnage d’Isaac se dessine : Il était l’un des dix enfants de Marcus Sawelski et Rosalie Weniezki, de Vilnius en Lituanie. Isaac avait un frère, Elias, lui-aussi ministre officiant, « Vorbeter »

D’un point de vue halakhique, compte-tenu de sa filiation maternelle, Léa n’est pas juive. Bien que son compagnon, Solal soit juif, qu’elle aime bien passer le chabbat en famille, qu’elle étudie l’hébreu, qu’elle ait envisagé à plusieurs reprises une conversion, plutôt chez les Libéraux ( elle a beaucoup sympathisé avec Delphine Horvilleur) et qu’elle travaille au Mémorial de la Shoah depuis 2010, elle n’a pas franchi le pas et ne s’est pas entièrement immergée dans le mikvé. Sa mère, qui a épousé deux Juifs se rêve en intellectuelle juive ashkénaze. Et finalement, Solal et Léa ont opté pour un mariage privé où tout le monde a crié « Mazel Tov ».

Comme le dit sa belle-mère : « Léa s’est très vite adaptée aux boulettes et à la boutargue »

« Moi, ça me suffisait qu’ils m’adoptent, je n’avais pas besoin du Consistoire, ni du bain rituel. La boutargue, c’était déjà pas mal. »

Un petit voyage en Israël, aussi !

« J’étais face à un palimpseste familial, intime et politique, où venaient se mêler, parfois se heurter avec violence, des questions sur mon identité »

Un très beau récit. À découvrir sans tarder.

Jean-Pierre Allali

 

(*) Éditions Grasset. Février 2019. 144 pages. 15 €.

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