Jean Pierre Allali

Membre du Bureau Exécutif du CRIF, Jean-Pierre Allali préside la Commission des Relations avec les Syndicats, les ONG et le Monde Associatif.

Lectures de Jean Pierre Allali - La kippa bleue, de David Allouche

20 Mars 2019 | 140 vue(s)
Catégorie(s) :
France
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#BlogDuCrif - Devoir de mémoire
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20 Septembre 2017
Catégorie : France

Il y a 76 ans, le 15 décembre 1941, 69 hommes ont été fusillés au Fort du Mont Valérien à Suresnes, dans les Hauts de Seine par les autorités d’occupations allemandes. Ces hommes, français et étrangers, furent arrêtés par les forces de polices françaises de la Préfecture de police du département de la Seine (à l’époque).

Je vais vous raconter l’histoire de Moritz Singer, mon oncle, le frère de ma mère, un de ces fusillés.

En 2017, Roger Pinto, sa femme et son fils ont été séquestrés, violentés et détroussés à leur domicile de Livry-Gargan (Seine-Saint-Denis), "une agression antisémite" condamnée par le Crif et le ministre de l'Intérieur. Une première ?

"Je m’en vais vous mander la chose la plus étonnante, la plus surprenante, la plus merveilleuse, la plus miraculeuse, la plus triomphante, la plus étourdissante, la plus inouïe…"
 

 

"The strength of a Nation always lies in the the way it looks at its History and and its ability to teach it to future generations".

 

"La force d’une Nation réside toujours dans le regard qu’elle sait porter sur son histoire et sa capacité à l’enseigner aux générations suivantes."

 

En juin 2017, quelques mois après l'assassinat de Sarah Halimi, Francis Kalifat, Président du Crif, publiait cette tribune en hommage à Sarah Halimi, devenue le triste symbole de l'antisémitisme qui tue. 

Sarah Halimi, une retraitée a été battue à mort à Paris, le 4 avril 2017 et son calvaire a duré plus d'une heure. Et, il s'agit bien d'un meurtre antisémite.

Thierry Noël-Guitelman est un journaliste, membre de l'association Hébraïca à Toulouse. Il a engagé, en 2004, des recherches familiales sur l'étoile jaune, sa tante Ida Seurat-Guitelman, ayant obtenu une exemption.

Portrait de Gil Taïeb
Nous sommes debout
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03 Avril 2017
Catégorie : France, Actualité, Opinion

Samedi 1er avril place du Châtelet se sont réunies une centaine de membres du Collectif Boycott Israël

Francis Kalifat, the Crif President gave a speech at the annual Crif's dinner 2017. 

Né à Tunis en 1920, Albert Memmi, s’il a été considéré, à travers certains de ses romans, comme le chantre du judaïsme tunisien, demeure surtout, le théoricien du colonialisme

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La kippa bleue, de David Allouche*

C’est l’histoire étonnante et attachante d’un adolescent juif marseillais qui a décidé, un beau jour, de rejeter la religion de ses ancêtres et d’envoyer promener au diable sa kippa.

« Je ne crois plus en Dieu », clame-t-il et, contre vents et marées, il projette d’annoncer sa décision à son père à la veille de Kippour. Et d’ailleurs, qu’est-ce qui prouve que Moïse était juif ? Et le sacrifice d’Isaac, n’est-ce pas d’une cruauté indicible. Et le statut de la femme juive, et ce jeûne complet où on ne peut même pas se brosser les dents de crainte d’avaler une goutte d’eau ! Et le kidoush du vendredi soir répété à l’infini toutes les semaines. Et ce pain azyme, la matsa, qui remplace la bonne baguette à Pessah, la Pâque juive. Et l’école juive, étouffante où on l’a inscrit depuis sa tendre enfance. Imaginez-vous que dans cet établissement, les profs sont juifs et les élèves aussi, des Marocains, des Tunisiens et des Algériens, surtout ! Et, attention ! Les filles et les garçons sont séparés !

L’enseignement religieux, le kodesh, quelle plaie ! Le jeune homme a fait les comptes : à raison d’une heure par jour, cela fait plus de deux mille heures au cours de sa scolarité ! Du temps vraiment perdu !

Le judaïsme, et plus généralement la religion, Sasha Cohen n’en veut plus. Il va profiter d’un séjour à Paris que son père lui a offert pour visiter le Salon de l’Étudiant pour réfléchir, au calme, loin des siens, dans sa chambre, la 212, à l’Hôtel Verlaine.

Les parents de Sasha, Sash pour les intimes, sont très pratiquants et son père caresse l’espoir de voir son fils devenir rabbin. Pour l’heure, lui, ne pense qu’à faire la fête avec son cousin parisien Raphaël. Et, pourquoi pas, aller voir les filles, rue Saint-Denis.

À Beaubourg, il fait la connaissance de Carla, une fille superbe. Elle, ce qui la branche, bien qu’elle soit athée, c’est la civilisation ayurvédique et le sanskrit. L’hindouisme, quoi.

Avec Carla, Sasha file le parfait amour. Mais, il va falloir retourner à Paris et affronter son père. Osera-t-il, comme il le projette, lui jeter la kippa bleue à la figure ? Un retournement imprévu attend le lecteur.

L’auteur, économiste, manie avec humour une langue fleurie. Un livre qui amuse et détend. À découvrir !

Jean-Pierre Allali

(*) Éditions Eyrolles. Novembre 2018. 168 pages. 14 €.

 

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